Accusé d’agression sexuelle, le député Harold LeBel souhaite un procès devant jury

Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel

Le député de Rimouski à l’Assemblée nationale, Harold LeBel, qui est accusé d’agression sexuelle, souhaite un procès devant juge et jury.

C’est ce que l’avocate de la défense Ariane Gagnon-Rocque a signifié mardi au juge Richard Côté, de la Cour du Québec.

Le dossier a été reporté au 6 avril. Selon la défense, c’est à ce moment que la date du procès de M. LeBel devrait être fixée.

« M. LeBel choisit d’être jugé par un tribunal composé d’un juge et d’un jury de ses pairs », a déclaré Me Gagnon-Rocque lors de l’audience par visioconférence à laquelle M. LeBel participait également. L’homme de 58 ans a été arrêté le 15 décembre dernier par des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), puis exclu du Parti québécois (PQ) pour toute la durée du processus judiciaire.

Le 11 janvier, il avait annoncé par le truchement de son avocat, Maxime Roy, son intention de plaider non coupable à l’accusation d’agression sexuelle qui a été portée contre lui.

Les actes qui sont reprochés à Harold LeBel se seraient produits en 2017 ; l’identité de la présumée victime est protégée par une ordonnance de non-publication.

De son côté, la procureure Manon Gaudreault a indiqué que la preuve consistait notamment en trois enregistrements audio-vidéo qui seront transcrits. Mardi, elle a informé la Cour qu’elle souhaitait remettre à la défense des documents qui sont présentement en possession de l’enquêteur. Il a été précisé que ces documents ne seraient pas caviardés.

Rappelons que la nouvelle de l’arrestation de M. LeBel en décembre avait eu l’effet d’une bombe sur la colline parlementaire, où le député jouissait d’une bonne réputation.

Harold LeBel continue de siéger comme indépendant et a assuré qu’il continuerait d’assumer ses fonctions dans sa circonscription.

Il a récemment avisé l’Assemblée nationale qu’il ne siégera pas physiquement au parlement au cours des prochaines semaines, préférant se concentrer sur son travail en circonscription.

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