Quoi retenir de la fin de semaine?

  • Une troisième vague de COVID-19 ?

    Une troisième vague de COVID-19 ?

    Alors que la deuxième vague de COVID-19 semble s’essouffler de plus en plus, les experts mettent déjà en garde contre une troisième vague au pays à partir de la fin février. Selon des projections, cette recrudescence serait provoquée par l’arrivée de nouveaux variants plus contagieux du SRAS-CoV-2. L’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, avait d’ailleurs fait savoir vendredi que huit provinces avaient signalé des cas de nouveaux variants sur leur territoire.

    Sur une note plus positive, le bilan a continué de stagner pendant la fin de semaine au Québec. Les autorités sanitaires ont recensé 1049 nouveaux cas samedi et 910 dimanche. La liste des victimes s’est toutefois allongée avec 48 décès supplémentaires attribuables à la COVID-19, portant le nombre de décès à 10 214 dans la province depuis le début de la pandémie.

    Parallèlement, les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ont fait pression sur la Chine samedi pour obtenir davantage de données, leur enquête sur les origines de la pandémie à Wuhan s’étant achevée sans qu’ils puissent parvenir à des conclusions définitives. Les chercheurs souhaitent notamment savoir pourquoi des scientifiques chinois ont fait passer une liste de 72 000 cas de maladies comme la pneumonie et la grippe, entre octobre et décembre 2019, à 92, ces cas méritant selon eux d’être examinés pour savoir s’ils auraient pu être des cas de COVID-19. Washington a également fait part «de fortes inquiétudes» à la vue des premiers résultats de l’enquête de l’OMS.

  • Deuxième acquittement pour Trump

    Deuxième acquittement pour Trump

    Deuxième procès en destitution, deuxième acquittement pour Donald Trump. L’ancien président, américain qui était jugé pour «incitation» à l’insurrection dans le cadre de l’attaque du 6 janvier au Capitole, a finalement été acquitté samedi. Seuls sept sénateurs républicains ont voté avec leurs 50 collègues démocrates et indépendants pour le condamner, mais cela n’a pas suffi pour atteindre les deux tiers de la Chambre haute requis.

    Clamant encore avoir été victime d’une «chasse aux sorcières», Donald Trump a évoqué son avenir politique dans un communiqué en réaction au verdict. «Dans les mois qui viennent, j’aurai beaucoup de choses à partager avec vous et suis impatient de continuer notre incroyable aventure pour la grandeur de l’Amérique», a-t-il déclaré. Malgré le verdict, pour les démocrates, il s’agit tout de même d’une victoire morale et politique puisque cela permettra à Joe Biden d’entamer ses grands chantiers politiques.

    Le nouveau président des États-Unis a d’ailleurs appelé dimanche à un contrôle plus strict de la vente d’armes à feu dans le pays, assurant que son gouvernement «n’attendra pas la prochaine fusillade de masse» avant d’agir. Sa déclaration est survenue trois ans après la tuerie au lycée Marjory Stoneman Douglas, en Floride, qui avait fait 17 victimes.

  • Legault et la censure

    Legault et la censure

    Dans un message publié sur sa page Facebook samedi matin, le premier ministre François Legault s’est dit préoccupé par la censure dans les universités québécoises, où «une poignée de militants radicaux essaient de censurer certains mots et certaines œuvres».

    Donnant en exemple la controverse de l’Université d’Ottawa, où une professeure avait été suspendue pour avoir utilisé le «mot en n» à l’automne dernier, le premier ministre a annoncé que son gouvernement agira rapidement pour protéger la liberté universitaire et la liberté d’expression.

    «La liberté d’expression fait partie des piliers de notre démocratie. Si on se met à faire des compromis là-dessus, on risque de voir la même censure déborder dans nos médias, dans nos débats politiques. On ne voudra plus rien dire», a-t-il écrit.

  • La tension monte au Myanmar

    La tension monte au Myanmar

    Alors que le mouvement de protestation contre le coup d’État prend de l’ampleur, d’importants déploiements de soldats myanmarais ont été observés partout au pays, dont certains ont tiré sur des manifestants dimanche. À Myitkyina, dans le nord, plusieurs personnes ont été blessées quand les forces de l’ordre ont tiré pour disperser des manifestants, d’après une journaliste locale. Des chars ont aussi été aperçus à Rangoun, la capitale économique, et dans d’autres villes du pays.

    Par ailleurs, «une coupure Internet quasi générale» a atteint l’ensemble du pays, selon l’ONG Netblocks. Le bouleversement des télécommunications et la présence militaire accrue lors de rassemblements font craindre une répression imminente du mouvement, qui a déjà causé l’arrestation de quelque 400 personnes depuis le coup d’État survenu le 1er février dernier.

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