Plusieurs accusations contre l’ex-conjoint de l’influenceuse Élisabeth Rioux

En novembre dernier, Élisabeth Rioux, qui compte plus de 1,7 million d’abonnés sur Instagram, a affirmé dans une série de <i>stories</i> sur Instagram que son ex-conjoint a eu un comportement violent à son égard.
Photomontage: Olivier Zuida Le Devoir En novembre dernier, Élisabeth Rioux, qui compte plus de 1,7 million d’abonnés sur Instagram, a affirmé dans une série de stories sur Instagram que son ex-conjoint a eu un comportement violent à son égard.

L’ex-conjoint de l’entrepreneure et influenceuse Élisabeth Rioux fait face à sept chefs d’accusation pour des gestes qui auraient été commis dans un contexte de violence conjugale. La jeune femme l’avait dénoncé sur Instagram à l’automne après avoir porté plainte à la police.

Les accusations ont finalement été déposées quelques jours avant les Fêtes. Selon les documents de cour obtenus par Le Devoir, Bryan McCormick est accusé de voies de faits et d’avoir étranglé Élisabeth Rioux. Les faits qui lui sont reprochés se seraient déroulés à Mirabel sur une période s’échelonnant sur dix mois, entre le 1er novembre 2019 et le 29 septembre 2020.

En novembre dernier, Élisabeth Rioux, qui compte plus de 1,7 million d’abonnés, a affirmé dans une série de stories sur Instagram que son ex-conjoint a eu un comportement violent à son égard. Celui-ci venait de publier une « blague » au sujet de l’infidélité et certains internautes l’ont associée à l’influenceuse de 23 ans, puisque le couple avait récemment confirmé s’être séparé. Voulant mettre fin aux rumeurs, la femme a publié des photos des blessures qu’elle aurait subies de la part de son ex-conjoint. Elle a également indiqué avoir porté plainte à la police.

Bryan McCormick est aussi accusé de l’avoir menacée de mort ou de lésions corporelles en plus de l’avoir harcelée dans le but de lui faire craindre pour sa vie ou celle d’un proche. L’homme de 27 ans fait face à un autre chef de communications harcelantes et devra répondre à une accusation de méfait pour avoir détruit plusieurs objets, dont un cellulaire, une lampe et un mur, des biens dont la valeur ne dépasse pas 5000 $.

Élisabeth Rioux aurait également été séquestrée, emprisonnée ou saisie de force au mois de février 2020, une autre accusation à laquelle Bryan McCormick fait face.

L’homme, actuellement sans emploi, qui se décrit sur Instagram comme un chanteur et un compositeur, devra respecter une promesse lui interdisant d’entrer en contact avec Élisabeth Rioux. Le dossier sera de retour devant le tribunal au mois de mars. Au moment où ces lignes étaient écrites, ni Bryan McCormick ni Élisabeth Rioux n’avaient donné suite aux demandes du Devoir.

Dénonciation difficile

Dans une vidéo publiée le 16 janvier dernier, où elle répond à plusieurs questions posées par ses fans, l’entrepreneure revient sur les difficultés rencontrées par les victimes de violence conjugale.

« J’en parle parce que cela pourra peut-être aider quelqu’un qui passe par là parce que, personnellement, je n’avais jamais entendu parler [de violence conjugale] et il y a tellement de choses qui auraient pu être évitées si j’avais été mieux informée », mentionne la femme, qui soutient que sa relation est devenue « toxique » quelques jours après l’annonce de sa grossesse.

« J’ai cru que c’était une situation temporaire et donc je ne voulais pas que ma famille et mes amis [soient au courant et] détestent cette personne », confie l’influenceuse. « Je gardais tout pour moi en essayant de régler la situation seule, ce qui n’était pas une bonne idée, mais à l’époque je croyais que c’était mieux ainsi. »

Elle répond également à ceux qui l’accusent d’avoir feint une relation parfaite sur les réseaux sociaux, elle et son ex-conjoint publiant régulièrement des photos de couple.

Il y a tellement de choses qui auraient pu être évitées si j’avais été mieux informée

 

« Dans ce type de relation, ce n’est pas tout mauvais et tout sombre, c’est juste supertoxique parce que vous avez des moments très incroyables et des moments très sombres », souligne-t-elle.

Le cas d’Élisabeth Rioux avait démontré en novembre dernier le fardeau qui repose sur les victimes de violences étant donné que la responsabilisation de l’agresseur présumé était d’abord passée complètement inaperçue.

Au micro de Paul Arcand en novembre dernier, sur les ondes du 98,5, Élisabeth Rioux avait notamment expliqué avoir dénoncé son ex-conjoint publiquement pour rectifier les faits après avoir vu ses publications. « J’ai subi de la violence psychologique dans les derniers mois […] il y a eu beaucoup d’humiliation de sa part », a-t-elle mentionné.

L’entrepreneure avait confié s’être à nouveau sentie humiliée lorsqu’elle a entendu un échange entre la cheffe d’antenne de TVA, Julie Marcoux, et l’animatrice de QUB radio, Geneviève Pettersen, ainsi que lors d’une intervention à l’émission de Benoît Dutrizac. Ces échanges avaient mis l’accent davantage sur l’apparence d’Élisabeth Rioux, qui est à la tête d’une compagnie de maillots de bain, que sur la situation qu’elle dénonçait. Les deux animatrices se sont depuis excusées sur les réseaux sociaux.

 
 

Une version précédente de cet article, qui indiquait erronément que les faits reprochés à Bryan McCormick se seraient déroulés entre le 1er juillet 2019 et le 29 septembre 2020, a été modifiée.

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