Avant l'embarquement - Un million d'objets interdits interceptés dans les aéroports

Une douzaine d'armes à feu sont saisies chaque mois par les agents chargés des fouilles dans les principaux aéroports du pays.
Photo: Agence Reuters Une douzaine d'armes à feu sont saisies chaque mois par les agents chargés des fouilles dans les principaux aéroports du pays.

L'organisme chargé d'assurer la sécurité dans les aéroports canadiens aura intercepté, d'ici la fin de l'année, un million d'objets interdits à bord des avions, comme des armes à feu, des couteaux et des lames de type «exacto».

Les agents relevant de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien ont indiqué avoir confisqué environ 900 000 objets pointus, inflammables ou autres depuis que cette agence a commencé à tenir des statistiques, en mai 2003. Du nombre, une douzaine d'armes à feu sont saisies chaque mois par les agents chargés des fouilles dans les principaux aéroports du pays.

Ces armes sont généralement légales, a indiqué la porte-parole de l'Administration, Renée Fairweather, mais on ne peut les transporter dans les bagages de cabine. Elles sont alors placées avec les bagages enregistrés.

Les autres articles confisqués avant l'embarquement incluent des ciseaux, des coupe-ongles et des canifs, dont une bonne partie est remise à des organismes caritatifs, a dit Mme Fairweather.

Le danger potentiel que représentent ces objets est bien connu du public depuis les attentats terroristes de septembre 2001, où des avions ont été détournés à l'aide de lames de type «exacto» pour être projetés contre des édifices à New York et à Washington.

Selon Mme Fairweather, la quantité d'objets saisis aux points de contrôle des aéroports devrait rassurer les passagers, dont les appréhensions, à la suite des attentats terroristes, ont porté un dur coup à l'industrie du transport aérien.

«Le fait que près d'un million d'objets ont été interceptés est la preuve que le travail est bien fait et que le transport aérien est sûr», a-t-elle déclaré.

Mais certains continuent de dénoncer une lacune persistante des mesures de sécurité — le contrôle de la soute des avions.

Les cargaisons aériennes ne sont toujours pas vérifiées systématiquement, malgré le fait que la tuerie la plus meurtrière à se produire au Canada, l'attentat à la bombe commis contre un avion d'Air India en 1985, a été causée par un engin explosif placé dans la soute de l'appareil.

Un rapport du Sénat daté de janvier 2003 mentionne que les soutes constituent le point faible du transport aérien et la cible la plus probable d'un attentat terroriste.

Transports Canada a édicté des règlements, mais, selon une porte-parole, le ministère ne mène que des inspections ponctuelles du fret aérien. Ce sont les transporteurs aériens eux-mêmes qui sont responsables de s'assurer de la sécurité de la cargaison, a déclaré Vanessa Vermette.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, Transports Canada a révisé ses mesures de sécurité relatives au fret, a ajouté Mme Vermette. Mais les décisions sont demeurées en suspens, d'ici l'assermentation du nouveau cabinet fédéral.