Drame à Wendake: l’accusé Michaël Chicoine de retour devant le tribunal

La mort des deux enfants avait créé une onde de choc dans la province, et de nouveaux appels à améliorer la protection de la jeunesse.
Photo: Catherine Legault Archives Le Devoir La mort des deux enfants avait créé une onde de choc dans la province, et de nouveaux appels à améliorer la protection de la jeunesse.

L’homme qui est accusé d’avoir tué ses deux enfants l’automne dernier, à Wendake, a comparu brièvement au palais de justice de Québec, mardi.

Michaël Chicoine, âgé de 30 ans, est accusé de deux meurtres au second degré. Il a assisté à l’audience mardi par visioconférence depuis le centre de détention de Québec.

Lors de cette comparution, le procureur de la Couronne, Thomas Jacques, a demandé de reporter le dossier au 30 mars, puisqu’il lui reste des éléments de preuve à divulguer à la défense.

Me Jacques a déclaré avoir remis à l’avocat de Chicoine, Pierre Gagnon, une clé USB contenant notamment un rapport d’enquête.

Toutefois, il reste « quelques petits compléments à obtenir », a-t-il expliqué, disant avoir « bon espoir » de les communiquer à la défense d’ici le 30 mars, date du retour en cour de Chicoine.

Dans la nuit du 10 au 11 octobre dernier, Michaël Chicoine aurait tué Olivier, 5 ans, et son petit frère, Alex, 2 ans. L’accusé s’était plus tard rendu de lui-même au poste de police de la Ville de Québec.

La mort des deux enfants avait créé une onde de choc dans la province, et de nouveaux appels à améliorer la protection de la jeunesse.

La mère des deux garçons, Émilie Arsenault, avait révélé qu’elle tentait d’obtenir la garde exclusive de ses fils et qu’elle avait demandé l’aide de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a rapidement lancé une enquête externe sur la « non-rétention des signalements logés auprès de la DPJ de la Capitale-Nationale ».

Il a plaidé pour une réforme en profondeur de la DPJ et de la Loi sur la protection de la jeunesse à la suite du dépôt du rapport, le 22 décembre dernier.

« Je suis convaincu du bien-fondé d’une réforme en profondeur. […] Je me suis engagé à travailler en ce sens et c’est ma ferme intention de revoir entièrement ce système », a déclaré M. Carmant par communiqué.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) a également déclenché sa propre enquête sur les circonstances de la mort des deux enfants.

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