En photos | Tournée montréalaise sous couvre-feu

Munies de leurs attestations, notre journaliste Catherine Lalonde et notre photographe Marie-France Coallier ont erré dans les rues de Montréal après le couvre-feu pour prendre le pouls de la métropole.

1 En début de soirée, la circulation routière était étonnamment dense. De nombreuses voitures pour de rares piétons. Vers 22 h 30, même les autos se faisaient rares. Ici, un cycliste dans le quartier chinois. Marie-France Coallier Le Devoir
2 Un résident du Mile End promène son chien. Marie-France Coallier Le Devoir
3 À un coin de rue, l’odeur de feu de bois et de bagels est prégnante : sur Saint-Viateur et Fairmount, la fabrication se poursuit 24 heures sur 24, mais impossible d’acheter un bagel frais passé 20 h. Marie-France Coallier Le Devoir
4 Les restaurants sont les seuls commerces illuminés. Un ou deux employés y préparent les commandes, parfois au son d’une musique endiablée qui traverse les vitres. Boulevard Saint-Laurent, un livreur à vélo emporte un de ces repas. Marie-France Coallier Le Devoir
5 Les voitures de police étaient beaucoup plus nombreuses que d’habitude à patrouiller dans le Mile End, samedi soir, pendant le couvre-feu, sillonnant aussi les ruelles. Le Devoir et ses interviewés n’ont pas été interpellés pendant leur longue promenade. Marie-France Coallier Le Devoir
6 Selon l’auteur Stéphane Larue, aussi barman à la Taverne du Pélican, « tu peux vivre la nuit de deux manières : en touriste ou en travaillant dedans. La nuit, c’est aussi un moment de récréation pour une classe, et de travail pour une autre. La pandémie exhibe violemment les classes qu’on priorise ». Marie-France Coallier Le Devoir
7 « Depuis mars, je n’ai rencontré personne de nouveau », note Will Straw, professeur d’histoire de l’art à McGill. « Normalement, ce sens de l’accumulation — des connaissances, des amis —, la construction d’un réseau, ça fait partie de la ville », indique ce spécialiste de la vie nocturne. Marie-France Coallier Le Devoir