Terrorisme - Les complices d'un Canadien comparaissent en Grande-Bretagne

Londres — Cinq hommes et un mineur de 17 ans accusés d'avoir conspiré avec un Canadien en vue de commettre un attentat à la bombe ont brièvement comparu devant un tribunal de la Grande-Bretagne, hier.

Les hommes et le jeune accusé, qui ne peut être identifié en raison de son âge, n'ont fait que confirmer leur nom à la cour lors d'une audience qui a servi à revoir l'échéancier de la divulgation de la preuve aux avocats de la défense. Le 15 octobre, une audience similaire aura lieu.

Agé de 25 ans, Momin Khawadja, un informaticien d'Ottawa, a été identifié en tant que co-conspirateur dans cette affaire. En mai dernier, un tribunal de l'Ontario lui a refusé une remise en liberté sous caution. Selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC), les accusations retenues contre M. Khawadja sont reliées au complot britannique.

Loi antiterroriste

La GRC accuse M. Khawadja d'avoir participé ou contribué aux activités d'un groupe terroriste et d'avoir facilité les activités terroristes. Les accusations ont été déposées en vertu de la loi antiterroriste du Canada.

Les cinq hommes accusés en Grande-Bretagne font partie d'un groupe de huit suspects arrêtés le 30 mars lors de rafles policières qui visaient les milieux terroristes à Londres et dans ses environs. Durant l'opération, les agents ont saisi 600 kg d'engrais à base de nitrate d'ammonium.

Anthony Garcia, âgé de 21 ans, Omar Khyam, âgé de 22 ans, Jawad Akbar, âgé de 20 ans, Waheed Mahmoud, âgé de 32 ans, et l'accusé de 17 ans ont comparu pour répondre d'accusations d'avoir conspiré pour provoquer des explosions. La peine maximale à laquelle ils sont exposés est la prison à perpétuité.

Un sixième suspect dans cette affaire, Nabeel Hussein, âgé de 19 ans, a été accusé, en vertu de la législation antiterroriste, d'avoir possédé l'engrais afin d'éventuellement «commettre ou préparer un acte terroriste».

MM. Garcia et Khyam ont aussi reçu chacun un chef de la même accusation en vertu de la loi antiterroriste, qui prévoit des peines de prison maximales de 10 ans.

Les rafles policières du mois dernier, qui ont mobilisé 700 agents, ont été parmi les plus importantes opérations antiterroristes menées en Grande-Bretagne au cours des 10 dernières années. Les arrestations ont déclenché d'intenses conjectures de la part des médias, qui ont évoqué un possible plan des militants islamistes pour commettre des attentats à la bombe contre des cibles civiles en Grande-Bretagne.