Les honneurs pour trois chercheuses prometteuses

Hélène Roulot-Ganzmann Collaboration spéciale
Dans le cadre de ses recherches, la lauréate Béatrice Moyen-Sylvestre s’intéresse aux troubles musculosquelettiques.
Photo: Charlotte Moyen-Sylvestre Dans le cadre de ses recherches, la lauréate Béatrice Moyen-Sylvestre s’intéresse aux troubles musculosquelettiques.

Ce texte fait partie du cahier spécial Les prix de l'Acfas

L’Acfas a profité de son grand gala annuel pour remettre trois prix de la relève à des chercheurs prometteurs. En l’occurrence, trois chercheuses.

Près de 86 % des danseuses et des danseurs se blessent, et ce, en une seule saison d’entraînement et de représentations. Ces lésions peuvent causer de sévères incapacités et avoir un impact majeur sur une carrière en danse. La majorité des blessures sont liées à une surutilisation du corps. On parle de troubles musculosquelettiques non traumatiques. La lauréate du prix Acfas IRSST Santé et sécurité du travail – Doctorat, Justine Benoit-Piau, de l’Université de Sherbrooke, s’intéresse aux facteurs physiques et psychologiques, ainsi qu’aux conditions de travail, qui prédisposent les professionnels de la danse aux variations de ces troubles. Elle veut ainsi renforcer les pratiques de prévention afin de réduire, autant que possible, les douleurs, les entorses et les claquages.


  

La répétition d’efforts, même sous de faibles charges, crée de la fatigue musculaire. Celle-ci favorise le développement de troubles musculosquelettiques aussi appelés TMS. Ces troubles affectent de nombreux travailleurs, tout particulièrement quand ils apparaissent dans la région de l’épaule. Or, le corps compense la fatigue musculaire en modifiant sa succession de micromouvements. La détection de telles modifications contribuerait à de meilleures interventions de prévention de TMS, et donc à l’amélioration de la sécurité au travail. Avec son projet, la lauréate du prix Acfas IRSST Santé et sécurité du travail – Maîtrise, Béatrice Moyen-Sylvestre, de l’Université de Montréal, veut déterminer les biomarqueurs du mouvement. De plus, en utilisant des instruments de mesure portatifs, elle ouvrira la porte aux études de TMS directement sur le lieu de travail.


  

Grâce à certaines stratégies d’aménagement, les forêts peuvent mieux résister aux perturbations climatiques, telles que les sécheresses ou les incendies. Par exemple, la diversification des espèces d’arbres met à profit les effets de complémentarité entre elles. La plupart des études en foresterie s’attardent au-dessus du sol, alors que les processus souterrains sont aussi importants. Trois grandes dynamiques sont à retenir : la disponibilité des nutriments dans le sol, leur absorption et l’efficience d’utilisation de ces nutriments par les arbres. La lauréate du prix Acfas Ressources naturelles, Tania Maxwell, doctorante en cotutelle à l’Université Laval et à l’Université de Bordeaux, en France, étudie les effets de la biodiversité sur ces dynamiques dans un contexte de changement climatique.

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