Aucun télémandat pour des interventions n’a été requis par la SQ

En date du 23 novembre, la SQ a traité un total de 32 681 appels en lien avec la pandémie de COVID-19.
Photo: Olivier Zuida Le Devoir En date du 23 novembre, la SQ a traité un total de 32 681 appels en lien avec la pandémie de COVID-19.

Malgré le durcissement du ton du premier ministre qui a facilité en octobre dernier l’obtention de télémandat, la Sûreté du Québec (SQ) n’a pas eu à se prévaloir de cet outil jusqu’à présent.

« Depuis le début de la pandémie, peu d’interventions policières ont ciblé des résidences privées et aucun télémandat n’a été requis », indique la Sûreté du Québec, dans son bilan annuel.

En date du 23 novembre, la SQ a traité un total de 32 681 appels en lien avec la pandémie de COVID-19. Les policiers ont eu à se rendre à 1044 reprises chez des Québécois qui ne respectaient pas les consignes en vigueur.

La SQ mise d’abord sur la possibilité pour les contrevenants de se conformer aux règles sanitaires. Elle a tout de même procédé à la rédaction de 2558 constats d’infractions.

Les agents ont distribué des centaines de masques lors de manifestations et ont donné un total de 18 246 avertissements verbaux.

Le gouvernement de François Legault a annoncé au début de l’automne des mesures afin de sévir rapidement contre les Québécois qui ne respectent pas les règles de santé publique.

Depuis, les personnes épinglées dans un rassemblement à l’intérieur ou à l’extérieur d’une résidence privée située en zone rouge s’exposent à une amende de 1000 dollars, plus des frais.

Les policiers ont également obtenu la possibilité d’obtenir rapidement un télémandat auprès d’un juge afin de pénétrer, sans le consentement des occupants, dans une propriété privée où ils soupçonnent un rassemblement illégal.