Les Premières Nations pleurent la mort de Max Gros-Louis

Max Gros-Louis, lorsqu'il a été fait membre de l'Ordre du Canada, en 2016
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Max Gros-Louis, lorsqu'il a été fait membre de l'Ordre du Canada, en 2016

L’ancien grand chef Max Gros-Louis, qui a dirigé la Première Nation huronne-wendat pendant 33 ans, s’est éteint samedi à l’âge de 89 ans. Plusieurs personnalités ont tenu à rendre hommage à cette figure incontournable de la défense des droits autochtones.

« Grand Chef Oné Onti, au nom de la nation huronne-wendat, nous vous remercions d’avoir marché avec nous et à nos côtés, a déclaré le grand chef Rémy Vincent dans un communiqué. Vous faites partie de ceux et celles qui ont forgé notre nation. »

Max Gros-Louis est resté grand chef de la Première Nation de Wendake pendant 33 ans en tout, à diverses périodes de l’histoire. Il a dirigé la nation de 1964 à 1984, puis de 1987 à 1996, et finalement entre 2004 et 2008, moment où il a perdu les élections contre Konrad Sioui.

L’ancien grand chef est l’un des membres fondateurs de la Fraternité des Indiens du Canada, devenue l’Assemblée des Premières Nations. Il a reçu plusieurs distinctions à travers le temps, dont l’Ordre national du mérite de France, l’Ordre national du Québec et l’Ordre du Canada.

« Votre vie a été consacrée à la défense de votre nation et à la promotion de votre culture. Vous avez été un rassembleur des Premières Nations, avait déclaré l’ancien premier ministre Jean Charest en le nommant officier de l’Ordre national du Québec en 2011. Votre héritage est celui de la main tendue, nation à nation. »

« Sa contribution et son apport au rayonnement des Premières Nations ainsi que son sens du devoir, de la communauté et de la fraternité ont fait de lui un leader impressionnant dont tout le monde se souviendra, a affirmé de son côté Ghislain Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador. Bien que son départ laisse un grand vide, son imposant héritage politique, culturel et communautaire demeurera inscrit à jamais dans l’histoire. »

Les chefs de la nation innue ont également exprimé leur peine après la disparition de Max Gros-Louis. « Nous soulignons son implication, sa contribution et son rayonnement au bénéfice des Premières Nations tout au long de son parcours politique et personnel, ont-ils déclaré dans un communiqué commun. Tous ceux et celles qui l’ont connu et côtoyé se souviendront de sa personnalité et de ses nombreux accomplissements ayant permis l’avancement de la cause des Premières Nations au niveau du Québec, du Canada, mais aussi international. »

« Mes condoléances à la famille et aux proches de Max Gros-Louis. Le Québec perd un leader, un défenseur passionné des droits et de la culture des nations autochtones. Il a contribué à faire avancer la collaboration et le respect entre nos peuples », a écrit le premier ministre du Québec, François Legault, sur Twitter.

Son homologue canadien, Justin Trudeau, a lui aussi rendu hommage au défunt sur Twitter. « Il avait une vision audacieuse d’un avenir meilleur pour sa communauté ainsi que pour les peuples autochtones de partout. ».

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