Plus des deux tiers des Canadiens appuieraient un couvre-feu, selon un sondage

Le sondage de Léger et de l’Association d’études canadiennes a révélé que 67 % des Canadiens appuieraient l’imposition d’un couvre-feu nocturne temporaire — de 22 h à 5 h du matin — pour freiner la propagation virale si les circonstances le demandaient.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Le sondage de Léger et de l’Association d’études canadiennes a révélé que 67 % des Canadiens appuieraient l’imposition d’un couvre-feu nocturne temporaire — de 22 h à 5 h du matin — pour freiner la propagation virale si les circonstances le demandaient.

Plus des deux tiers des Canadiens appuieraient l’imposition d’un couvre-feu si la pandémie de COVID-19 devenait suffisamment grave, selon un nouveau sondage.

Le sondage de Léger et de l’Association d’études canadiennes a révélé que 67 % des Canadiens appuieraient l’imposition d’un couvre-feu nocturne temporaire — de 22 h à 5 h du matin — pour freiner la propagation virale si les circonstances le demandaient.

Cependant, l’enthousiasme des répondants variait selon l’âge, les jeunes étant moins en faveur de cette idée.

Cinquante-cinq pour cent des répondants âgés de 18 à 34 ans ont déclaré qu’ils soutiendraient un couvre-feu, tandis que les trois quarts de ceux âgés de 55 ans et plus ont approuvé l’idée — dont 80 % de ceux de plus de 65 ans.

Deux répondants sur trois âgés de 35 à 54 ans se sont également montrés favorables à l’idée.

L’idée d’un couvre-feu a été évoquée dans plusieurs provinces, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, ayant déclaré la semaine dernière qu’il y réfléchissait.

M. Pallister a renoncé à cette possibilité lundi après avoir demandé aux Manitobains de participer à un sondage gouvernemental en ligne.

Les Canadiens de l’Alberta, de l’Ontario et du Québec étaient moins enclins à soutenir un couvre-feu, moins des deux tiers des résidants de ces provinces ayant signalé leur appui à l’idée, selon l’enquête.

Plus de 70 % des répondants de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, du Manitoba et des provinces de l’Atlantique ont dit qu’ils appuieraient l’imposition d’un couvre-feu.

Néanmoins, des majorités dans tous les groupes d’âge et dans toutes les régions du pays soutiendraient l’idée si la pandémie de COVID-19 était grave et que les responsables de la santé publique la recommandaient.

Les divergences d’opinions pourraient être en partie liées aux règles déjà en place dans diverses régions.

« Au Québec, où des bars et des restaurants sont fermés, il n’y a rien à faire le soir », a noté le vice-président de Léger, Christian Bourque.

« Mais dans certaines provinces — l’Alberta, par exemple — beaucoup d’endroits sont encore ouverts. »

La réceptivité des Canadiens aux mesures plus strictes visant à contrer la COVID-19 a été une constante tout au long de la pandémie et contraste fortement avec les vagues de résistance aux États-Unis.

« Nous avons constaté depuis le début de la crise actuelle que les Canadiens ont tendance à appuyer largement les initiatives gouvernementales », a souligné M. Bourque.

Réalisé du 6 au 8 novembre, le sondage en ligne a été effectué auprès de 1534 adultes canadiens et 1002 Américains. On ne peut pas lui attribuer de marge d’erreur, car les sondages sur Internet ne sont pas considérés comme des échantillons aléatoires.