Un chien déclaré positif à la COVID-19 en Ontario

Scott Weese, chef du contrôle des infections à l’Ontario Veterinary College de l’Université de Guelph, précise que la plupart des propriétaires d’animaux n’ont pas à s’inquiéter.
Photo: Chad Hipolito La Presse canadienne Scott Weese, chef du contrôle des infections à l’Ontario Veterinary College de l’Université de Guelph, précise que la plupart des propriétaires d’animaux n’ont pas à s’inquiéter.

Un chien de la région de Niagara, en Ontario, a été déclaré positif à la COVID-19, mais les chercheurs croient que la plupart des propriétaires d’animaux ne devraient pas s’inquiéter.

Les tests positifs pour le SRAS-CoV-2 chez les chiens sont rares, car ils sont généralement asymptomatiques et ils guérissent assez rapidement de la maladie.

Scott Weese, chef du contrôle des infections à l’Ontario Veterinary College de l’Université de Guelph, a participé à l’étude qui a trouvé le cas positif dans la région de Niagara.

Il dit que sur environ 40 animaux testés, seul le chien a été déclaré positif.

Un chat dans l’étude avait des anticorps correspondant au virus, suggérant qu’il l’avait déjà eu.

M. Weese a déclaré que tout ménage où une personne a la COVID-19 devrait inclure ses animaux de compagnie dans la quarantaine par mesure de précaution.

 

« Votre chien est moins susceptible d’être infecté que les personnes de votre foyer, mais c’est possible et nous ne voulons pas créer le risque que votre chien puisse le transmettre », a fait valoir M. Weese lundi matin.

Il a également noté que les propriétaires ne devraient pas trop s’inquiéter pour leurs animaux. « C’est un virus humain », a déclaré M. Weese. « Il aime les gens et il y a des espèces animales qui peuvent être affectées, mais c’est un contrecoup. »

« Il n’est probablement pas si exceptionnel d’avoir des infections de l’humain à un chien, mais les chiens en viennent rarement, voire jamais, à être malades. »

M. Weese note que d’autres animaux, comme les primates non humains et les visons, sont beaucoup plus sensibles au virus.

Les examens sur les animaux pour l’étude ont été difficiles sur le plan logistique. Le ménage doit d’abord découvrir qu’une personne a la COVID-19, puis contacter les chercheurs pour faire vérifier leurs animaux de compagnie. Ensuite, le test doit être effectué dans la fenêtre relativement courte où l’animal peut être malade.

« Nous examinons quelques aspects différents du [virus], comme la façon dont il se déplace et s’il se déplace entre les personnes et les animaux », a affirmé M. Weese. Le test des anticorps — une fois le virus passé — est généralement la manière de confirmer qu’un animal était porteur du coronavirus responsable de la COVID-19, a-t-il indiqué.

« Il semble que ce n’est probablement pas si rare que les gens le transmettent à leurs animaux de compagnie et que les animaux n’en subissent aucune conséquence », a-t-il relevé.

À voir en vidéo