La traversée du printemps de nos lecteurs plus âgés

Au moment où la deuxième vague frappe de plein fouet le Québec, certaines des lettres reçues sont ici reproduites.
Photo: Hubert Hayaud Le Devoir Au moment où la deuxième vague frappe de plein fouet le Québec, certaines des lettres reçues sont ici reproduites.

La première traversée a été longue et ardue. Et voilà que nous y sommes encore. Le vertige peut être grand, suffocant. Il l’était encore plus au printemps, quand tous ont été pris par surprise. Tous, mais avant tout les aînés, soudainement catégorisés comme des êtres fragilisés qu’il fallait protéger, voire secourir. À la fin de cette première vague, Le Devoir a demandé à ses lecteurs âgés de lui écrire pour qu’on puisse les entendre, sans filtre. Vous avez été nombreux à prendre la plume, à raconter des bribes de vos vies, vos coups de gueule ou encore vos envolées amoureuses en cette ère covidienne. Au moment où la deuxième vague frappe de plein fouet le Québec, certaines des lettres reçues sont ici reproduites. Témoignages recueillis par Magdaline Boutros et Annabelle Caillou.
 
S’encabaner

« Quel confinement ? » voilà la question ! Mi-mars 2020 : le grand confinement s’abat sur le Québec. Nous, trois amis associés depuis une douzaine d’années dans un projet printanier de « cabane à sucre ». Un jeune septuagénaire, un presque nonagénaire et moi-même, en début de mon octante décade, donc toutes des personnes « à risque ».

Nous avions déjà entaillé quelque 300 érables. Que faire ? En rétrospective, je me demande si nous nous sommes même posé la question « Oui ou non cette année ? » n’en déplaise au Dr Horacio.

Jour après jour, jusqu’à la fin du mois d’avril, nous nous sommes réunis dans une petite cabane de 120 pieds carrés. Deux associés seulement étaient admis à l’intérieur, le troisième demeurait à l’extérieur sous le préau : distanciation sanitaire oblige. Nous nous sommes lavé les mains et servis de nos foulards comme couvre-visage.

En somme, étant de trois familles différentes, nous ne pouvions pas être confinés dans un espace clos. Aussi avions-nous l’impression — sinon la certitude — d’être déconfinés dans la grande nature et de vérifier dans nos vies désormais fragiles cette belle sentence d’Albert Einstein, rapportée par la regrettée Catherine Fol dans Le Devoir des 27 et 28 juin 2020 : « Étudie attentivement, très attentivement, la nature, et tu comprendras tout beaucoup mieux. »


Jean de la Montagne

29 juin 2020

 

En amour  
 

Je suis tombée souvent dans ma vie ! Mais cette fois-ci je suis tombée amoureuse ! On s’est rencontrés juste au moment de la déclaration de la pandémie. Difficile de s’approcher quand on garde ses distances, mais six pieds de distanciation n’éloignent pas ceux qui s’attirent et qui s’aiment déjà.

Il m’a dit : tu aimes les hommes jeunes… Il n’a que 73 ans, j’en ai 74 !

Nous avons beaucoup marché, distanciés, au parc du Mont-Royal, dans le cimetière en particulier. Avec le printemps, nous avons eu l’idée de nous rencontrer dans sa cour arrière privée. Assis à chaque bout de la table, distance respectée, nous prenions sagement le thé.

On a appris à se connaître avec de longs échanges, yeux dans les yeux.

Récemment, après consultations auprès des instances de la santé publique, nous nous sommes enfin rapprochés et nous formons maintenant le plus beau couple de la pandémie, ce couple qui ne voulait pas mourir. Nous vieillirons ensemble.

Il n’y a pas que des histoires malheureuses. Gabriel García Márquez a écrit L’amour au temps du choléra. Nous avons vécu l’amour au temps de la COVID-19, et pour le mieux.

 
Paula Morewell​

Juillet 2020

  

Merci quand même

« Quoi à l’épicerie… ! ? Mais Maman, à 80 ans passés, tu es en danger, tu dois te confiner… » Et le sermon continue, auréolé d’effroi, surprotecteur, péremptoire pour enfin se noyer dans une immense vague d’affection.

Sonnée, j’écoute les nouvelles dans mon auto : un virus inconnu, virulent, pas de vaccin avant des lunes… c’est du sérieux. Dans la cage de l’ascenseur, la peur me harponne, une horrible douleur d’arthrose, partie de mon gros orteil, monte et se loge dans le lobe le plus sensible de mon cœur déjà magané. La possibilité de mourir, comme tous les autres sur la planète, m’étourdit. J’écrase avec rage la mouche enfermée avec moi !

Allons bon, reprenons-nous. Je n’ai pas peur de la mort. « Mourir, c’est la vie. » Mais… pas demain, pas cette année, j’ai tant à faire encore ! Mes petits-enfants à chérir, à faire rire. Mon nouveau chez-moi à la campagne à goûter. Voir ma sœur qui sombre dans la démence précoce. La photo prévue de nous, les dix sœurs, dans les bras du frère qui nous reste. Accueillir mes deux grands ados « quand ça adonnera ». Prouver encore et encore à mes enfants que je les aime. Il faut agir, et vite peut-être.

Profiter aussi du confinement qui ne durera pas pour mettre de l’ordre dans mes comptes, mes photos, mes dernières volontés, mes engagements bénévoles et, surtout, revisiter la liste de mes amis à contacter… au cas où.

Et même si j’en veux à la Vie de me priver de tant de rapprochements si bons à mes vieux os, je ne le dis pas trop fort. Ne suis-je pas privilégiée de n’être pas confinée dans un CHSLD ou à l’hôpital où marine Paula, ma voisine ? Ou encore en Syrie, pays de mon beau-frère, où la Grande Faucheuse s’est armée et du virus et des machines de guerre pour semer l’horreur ? Et mes chers amis d’Haïti ont-ils des fleurs, des oiseaux pour les réconforter ? Ont-ils seulement un toit, un lit ?

Merci la Vie, quand même.


Mémé Andrée 

Un certain 13 mars

 

En guerre

Je regarde TV5, apparaît le président de la République française qui déclare : « Nous sommes en guerre. » Que savait-il de la guerre, lui qui naquit des années après le 2e conflit mondial et les combats libérateurs des peuples d’Indochine et d’Algérie ?

Il n’empêche que les propos présidentiels m’ébranlent dans la solitude de mon enfermement montréalais. Ils me ramènent des années en arrière, dans la France vaincue. Ma mère, atteinte de leucémie, était obligée de gagner sa vie à Paris et de me placer, à quatre ans et demi, dans un orphelinat de province où elle venait me voir régulièrement. Puis ses visites cessèrent parce qu’elle dut suivre son employeur en zone libre. La gravité de son état la força à regagner la capitale pour y être hospitalisée. On ne la sauva pas, elle s’éteignit sans que nous nous revîmes. Elle avait 32 ans, moi 6.

Plus de 16 lustres se sont écoulés. Nous sommes en 2020, la radio égrène le nombre de victimes dans les mouroirs et commente l’atroce isolement qui marque leur fin. Je suis épouvanté : vais-je moi aussi partir comme ma mère ? Est-ce le destin ? Je me sens fragile, minuscule dans la vacuité de mon appartement. Le redoutable virus va-t-il s’acharner sur moi ? Je prends et reprends température et tension artérielle, teste et reteste ma respiration : tout est normal, très normal. Quoi qu’il en soit, la peur me domine. Elle m’étouffe. Je décide de sortir, quitte à affronter le regard des passants persuadés que ma blanche toison me désigne comme un danger public. Peu m’importe si me voir les révolte ; moi, les voir me rassure un peu.

Quand, il y a bien longtemps, un obus transperça un mur de l’orphelinat, je n’eus pas vraiment peur… j’étais un enfant. Aujourd’hui, je crains un virus… Je suis un vieil homme !


Serge Meyer 

Le 1er juillet 2020, Montréal

  

Petites-filles

Je suis le grand-père de trois petites-filles qui vont au primaire, des jumelles en troisième année et la plus âgée en classe de sixième. Depuis octobre, j’allais les chercher à l’école tous les vendredis, à la mi-journée, pour les amener chez nous où les attendaient leur grand-maman et le repas du midi. Pour elles, c’était une fête.

J’avais en tête de maintenir cette habitude jusqu’à la fin de leur primaire, mais c’était compter sans le virus.

Nous, les grands-parents, ne sommes pas tombés malades mais, confinement oblige, on peut dire qu’à partir du 15 mars tout a changé. L’école a fermé, nos rencontres du vendredi sont devenues impossibles.

Pour mes petites-filles, j’avais le cœur très lourd, je trouvais le confinement à la maison très difficile pour des enfants de 9 et 11 ans.

Ma conjointe et moi avons développé un lien étroit avec nos petites-filles depuis leur naissance. Nous avons été leurs gardienne et gardien réguliers.

Pour leur montrer que je pensais à elles et adoucir leur confinement, je suis allé tous les samedis matin leur porter quelques petites gâteries que je leur tendais du bout des bras par la porte entrouverte. C’était là aussi un geste de compensation personnelle pour remplacer les visites du vendredi qui me manquaient tellement.

En fin de compte, cette fermeture d’école et ce confinement m’auront marqué probablement autant qu’ils ont marqué mes petites-filles. La vie ne sera plus comme avant dans les petits détails comme dans de grands pans de nos existences.


Jean-Jacques Simard 

27 juin 2020, Québec
 

Annuler

Nous voilà à la mi-mars 2020, un virus nous assaille, maudit virus. Ils l’appellent le CORONAVIRUS ! Nous voilà confinés, nous dit notre premier ministre… Bon ! Pour combien de temps ? Heureusement, je viens de faire mes courses, mais pour une semaine, comme d’habitude. Pour combien de temps ? Des semaines ? Des mois ?

Adieu, le petit marché, adieu, le centre d’achat ! Le même jour, mon bon ami Bruno me téléphone : « Tu dois rester chez toi, me dit-il, je vais m’occuper de faire tes courses, tu fais partie des personnes les plus à risque. » Quelle gentillesse, j’ai de la chance finalement. Je le remercie bien sûr ! Il a fait cela pendant six semaines et m’a téléphoné très souvent pour s’assurer que je me portais bien.

Je réalise tout à coup que je suis vieille ! Un vrai choc ! Me voilà dépendante, moi qui tiens tellement à ma liberté et à mon indépendance. Comment vais-je pouvoir supporter cet état ? Mince alors, ne plus pouvoir prendre mon auto, plus de sorties culturelles… Tout est annulé !

Déjà trois semaines et les murs de mon 3 1/2 commencent à se rétrécir. J’ai beau regarder la télé, écouter le premier ministre et le bon docteur Arruda tous les jours à 13 h, cela ne s’améliore pas ! Tous ces morts, tous des aînés confinés dans leurs petites chambres dans les CHSLD et les résidences pour aînés. Décevant, dérangeant et tellement triste.

Tout à coup, je prends conscience de ma chance d’être encore autonome, de pouvoir vivre dans mon 3 1/2, dans mes affaires, avec mes chats (quel réconfort de les avoir !), d’avoir la possibilité de regarder ma télé, d’écouter de la musique, de lire les livres non encore lus, de téléphoner aux amis. Ne te plains pas, la « vieille ». Mais quand même enfermée sans pouvoir sortir, à part faire le « tour du bloc ». Les téléphones des amis comblent aussi mes journées, on essaie de s’encourager mutuellement.

Après une soixantaine de jours, je me décide à sortir avec mon masque, ma bouteille de désinfectant. Je suis dehors, il y a du monde devant les épiceries restées ouvertes, mais il faut faire la file à deux mètres de distance entre chaque individu ! Mon Dieu, me dis-je, nous voilà comme pendant la guerre, en France, où, encore petite fille dans ma poussette, je voyais ma mère faire ainsi la queue pour avoir du pain et quelques vivres !

Enfin ! Rentrée à l’appartement, découragée, anxieuse, je me dis que ce n’est pas possible de vivre ainsi, ce n’est certes pas dans ces conditions que je désire terminer mes dernières années de vie. Comment s’y habituer ? Le pourrais-je ? « Ça va bien aller »… Tu parles !


Marie-Claire Nivolon 

4 juillet 2020, Montréal

  

Vulnérable

Qui aurait pu s’imaginer que 2020 nous marquerait autant, surtout nous, les Vulnérables, et que la société, sous couvert de nous protéger, nous ferait prisonniers de cette pandémie en nous isolant et en nous privant de toute liberté ?

Je constate que la société nous considère uniquement comme des personnes vulnérables. Elle nous a laissés à l’écart des décisions, interventions ou stratégies conjointes face à cette pandémie.

Moi, étant un Vulnérable, je ne suis personne. Je suis un numéro et les autres, les non-Vulnérables, me gouvernent à leur guise. Ils me rendent inutile. La scission semble irrévocable : d’un côté les Vulnérables, de l’autre les non-Vulnérables.

Attention, la résurgence des Vulnérables est inévitable, pandémie ou non. Toute l’expérience accumulée par ces Vulnérables devrait leur donner une place beaucoup plus importante dans notre société: grâce à nos connaissances, nous avons une vision de la société future beaucoup plus juste, dématérialisée et plus humaine.

 

Moi, Vulnérable, je me demande donc si je pourrai un jour avoir voix au chapitre, si j’ai encore quelque chose à apporter à ce monde et, enfin, à quoi je sers dans cet imbroglio qui m’a condamné à l’état de Vulnérable.

En tout cas, nous, les Vulnérables, on ne va pas lâcher, on va continuer à faire du vélo si ça nous tente. Mais nous serions plus heureux si les non-Vulnérables nous écoutaient, nous entendaient, nous comprenaient, nous faisaient sentir que nous sommes des êtres vivants et que nous avons encore beaucoup à apporter à la société, si elle nous donne la place qui nous appartient, particulièrement pendant cette pandémie.

Attention, la résurgence des Vulnérables est inévitable, pandémie ou non. Toute l’expérience accumulée par ces Vulnérables devrait leur donner une place beaucoup plus importante dans notre société : grâce à nos connaissances, nous avons une vision de la société future beaucoup plus juste, dématérialisée et plus humaine.

Claudio Ramirez
6 juillet 2020, Deschaillons-sur-Saint-Laurent

  

Équilibre

Quelle leçon tirer d’une histoire qui aurait pu être pire ?

Louis, 90 ans, habite dans une résidence pour personnes âgées, à trois kilomètres de Sophie, 75 ans, qui habite dans sa maison. Ils forment un couple depuis quatre ans, habitent ensemble les fins de semaine. Cet arrangement leur convient parfaitement. Survient le virus avec les interdits que l’on connaît. Toute la vie sociale est perturbée.

Louis prenait ses repas à la salle à manger où régnait une distanciation stricte et passait les 23 autres heures dans son deux-pièces. Confinement, vous dites ? Pour se distraire, lecture et télévision, il exerçait sa patience. On lui avait enlevé la manette qui ouvrait la porte du garage. Il pouvait sortir, mais ne pouvait plus rentrer. Peu à peu, ce confinement strict l’a démoralisé.

Louis et Sophie se parlent chaque jour au téléphone. Sophie circule à bicyclette, fait ses propres courses avec prudence. Louis n’utilise aucun service de la résidence, il est autonome et lucide. Après deux mois, Sophie entend Louis au téléphone : « Chérie, mourir de chagrin ou mourir de la COVID-19, quelle importance ? » Je perçois le fond de sa déprime.

Je raconte cet épisode à ma fille qui a épousé son neveu. C’est l’amour qui sauve… Elle possédait un petit logement libre attenant à leur maison, originellement créé pour des locataires, et ils nous attendent à bras ouverts. Louis décide de fuir sa résidence, ramasse Sophie en passant, et ils prennent la route vers leur clan familial.

Pour un couple âgé qui trouve son équilibre dans la présence de l’autre, chaque journée compte. Merci à notre famille, grâce à laquelle nous filons notre amour tout doucement. Rien n’est parfait, mais l’entraide familiale est formidable. C’est une leçon à retenir.


Sophie   

La musique

Confinement.

Depuis l’an dernier, à la retraite, je m’étais doucement remise au piano. Dès l’annonce du confinement recommandé, mon premier réflexe fut d’aller me plonger dans l’écriture des grands compositeurs de musique afin de comprendre ce qu’ils avaient à nous dire. Bach, Mozart, Chopin, Schubert, Schumann sont devenus au fil des jours des baumes et un exutoire à la crainte, à l’angoisse et à la détresse que je pouvais éprouver face à cette nouvelle vie de recluse. […]

À force de jouer au piano tous les jours, j’ai mieux compris le message de leurs sentiments et de leurs émotions qui viennent toucher l’âme dans toutes ses couleurs et ses demi-teintes subtiles, incitant la mienne à s’exprimer à travers leurs textes. La musique touche l’âme ; elle réconforte ; elle apaise ; elle stimule ; elle donne l’énergie de continuer malgré les difficultés.

À travers cet exercice quotidien, j’ai constaté que je terminais les pièces que j’avais commencées dans ma jeunesse et qui étaient parfois restées inachevées à cause d’autres activités, d’autres études, à cause de la peur des examens, la peur de ne pas réussir. Le confinement m’a permis de renouer avec la musique et de réaliser, dans mon salon, mon rêve d’enfant de devenir pianiste de concert.


Maureen Frawley 

15 juillet 2020, Montréal

  

Des mots

Coucou chère amie ! Le facteur est passé.

De ces mots naquit notre « correspondance à quatre mains », pour devenir « l’amitié au temps de la COVID-19 ». Nous étions loin d’imaginer où ce confinement allait nous mener : 36 lettres échangées, plus d’une centaine de pages noircies. Nous allions redécouvrir la puissance de nos pensées et des mots, telle une main invisible prodiguant câlins et réconfort.

« Se fait-on, chère amie, un peu de soleil le temps d’une lettre ? » nous disions-nous en mars dernier. Nulle part où aller, rien à faire avec cette peur au ventre devant tant d’inconnu et d’incertitudes. Nous n’allions certainement pas mettre genou à terre ou nous aplatir — n’en déplaise à Horacio — devant un vilain petit virus importun qui a mis toute la planète sur pause. C’était mal nous connaître.

Toute notre vie, nous avons été des femmes d’action et d’innovation dans le milieu de la santé. Nous étions engagées et nous le resterons avec ce souci constant de l’autre. Cette crise planétaire allait devenir le prétexte à un exercice d’introspection. L’amitié prit toute sa signification et son importance. Au fil des échanges presque quotidiens, nous prenions la pleine mesure de l’opportunité de revisiter nos valeurs les plus profondes : justice, équité, compassion, partage, devoir d’éducation, respect et liberté. Sommes-nous devenues philosophes ? Qui sait ? Nous aurons essayé.

Nous avons ainsi conservé notre santé mentale et physique, refusant de sombrer dans le cynisme : que de marches et de travaux ménagers avons-nous effectués. Le temps nous était rendu, à nous de le meubler intelligemment. Notre capacité à rebondir et à anticiper les jours meilleurs a fait toute la différence dans le contexte. Cette lettre se veut une douce brise d’espoir pour un monde meilleur dans l’après-COVID-19.


Odette Roy et Hélène Lauzon 

29 juin 2020, entre Brossard et Dollard-des-Ormeaux

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