Des citoyens de Notre-Dame-de-Grâce craignent de perdre leur YMCA

Dans Notre-Dame-de-Grâce, des citoyens craignent que leur YMCA ne rouvre jamais ses portes compte tenu de la chute des revenus de l’organisation.
Photo: Google Maps Dans Notre-Dame-de-Grâce, des citoyens craignent que leur YMCA ne rouvre jamais ses portes compte tenu de la chute des revenus de l’organisation.

Fermé depuis mars dernier, le YMCA Notre-Dame-de-Grâce est-il voué à la fermeture comme le craignent des citoyens ? Les YMCA du Québec assurent que l’avenir de ce centre sportif n’est pas remis en question malgré les impacts de la pandémie de coronavirus.

Au printemps dernier, alors que Québec décrétait un confinement généralisé au Québec, les YMCA avaient dû fermer leurs portes temporairement. Quelques mois plus tard, certains d’entre eux, comme ceux de Westmount, du Parc et Cartierville, ont repris leurs activités, mais pas celui de Notre-Dame-de-Grâce ni ceux du Centre-ville et de l’Ouest-de-l’Île.

Dans Notre-Dame-de-Grâce, des citoyens craignent que leur YMCA ne rouvre jamais ses portes compte tenu de la chute des revenus de l’organisation. Aux prises avec une situation financière difficile, la direction des YMCA du Québec envisage notamment de vendre l’immeuble de l’avenue de Hampton, où loge le YMCA Notre-Dame-de-Grâce. Des discussions sont d’ailleurs en cours avec la Ville de Montréal pour qu’elle en fasse l’acquisition. Le YMCA de Notre-Dame-de-Grâce devrait alors louer des locaux pour poursuivre ses activités.

Des membres du YMCA sont inquiets d’autant que l’an dernier, trois YMCA montréalais ont fermé leurs portes ou réduit considérablement leurs services, soit les YMCA Guy-Favreau, Pointe-Saint-Charles et Hochelaga-Maisonneuve. La garderie qui occupe une partie de l’immeuble de l’avenue de Hampton a aussi été avisée qu’elle devrait se relocaliser après la fin de son bail en 2022.

Membre depuis des années du YMCA Notre-Dame-de-Grâce, Linda Solomon reproche à la direction des YMCA du Québec son manque de transparence quant à l’avenir du centre sportif. « Le YMCA joue un rôle important auprès de la communauté, des enfants jusqu’aux plus vieux, dit-elle. On pense qu’il va fermer, mais ils ne nous disent rien. On ne veut pas avoir le même résultat que les autres Y qui ont fermé. La bâtisse est vieille. »

Une annonce imminente

Aux YMCA du Québec, on se veut rassurant « L’existence du YMCA dans Notre-Dame-de-Grâce n’est pas menacée », répète Karine Chateauneuf, conseillère en communication pour l’organisation, tout en reconnaissant que la COVID-19 a affecté la situation financière du YMCA. Elle confirme que des discussions sont en cours avec la Ville de Montréal pour la vente de l’immeuble qui, dit-elle, « a besoin d’amour » : « Il y a plusieurs scénarios possibles en ce moment. Les discussions vont bien. On espère avoir de bonnes nouvelles à annoncer dans les prochaines semaines ».

Si trois des YMCA de l’île de Montréal n’ont pas rouvert leurs portes cet été, c’est parce que moins de 20 % des membres étaient prêts à y revenir, explique-t-elle. « Ce n’était pas viable d’ouvrir un centre avec un si petit nombre de personnes. Mais c’est certain qu’on va rouvrir ces centres-là. Ils ne sont pas menacés à long terme. »

Au cabinet de la mairesse Valérie Plante, on indique travailler depuis plusieurs semaines avec les YMCA du Québec afin de trouver des solutions qui assureraient le maintien des services dans Notre-Dame-de-Grâce. « Différents scénarios sont actuellement étudiés par la ville-centre et nous en annoncerons les détails sous peu », a-t-on précisé.