L’Halloween irait de l’avant s’il n’en tenait qu’à Ottawa

S’il n’en tenait qu’aux responsables de la santé publique du gouvernement fédéral, la célébration de l’Halloween aurait lieu même cette année. N’en déplaise aux maires d’Amos et de Rouyn-Noranda, Ottawa pense qu’il est possible de s’adonner de manière sécuritaire à la traditionnelle cueillette de friandises auprès des voisins du quartier.

« D’après moi, c’est une occasion importante », a commenté mardi Howard Njoo, le sous-administrateur en chef de la santé publique du Canada. « Il faut toujours garder des événements, des occasions importantes pour notre société et c’est très important pour nos enfants. Donc j’encourage l’Halloween, mais avec de bonnes pratiques de mesures de santé publique. »

Le Dr Njoo a rappelé que les trois mesures sanitaires les plus efficaces pour empêcher la propagation du coronavirus demeuraient le port du masque, la distanciation physique et le lavage fréquent des mains. « Avec ces trois bonnes mesures de santé publique éprouvées, on peut avoir Halloween. […] C’est possible de donner et recevoir des bonbons de façon sécuritaire », a-t-il conclu.

Sa collègue et administratrice en chef de la santé publique du Canada, Theresa Tam, a toutefois ajouté qu’il revenait à chaque direction locale de la santé publique de prendre ce genre de décisions en se basant sur la réalité de la pandémie de COVID-19 dans sa région. La Dr Tam a souligné que, pour être acceptable, la cueillette devait se faire à l’extérieur, les friandises devaient être préemballées et distribuées par l’hôte pour éviter que les enfants ne fouillent à tour de rôle dans le plat de bonbons, et que tous devraient porter un masque… de protection et non juste de déguisement.

La semaine dernière, les villes d’Amos et de Rouyn-Noranda ont annoncé que la cueillette de friandises ne serait pas autorisée sur leur territoire cette année. Un sondage publié au même moment et mené par la firme Léger en collaboration avec l’Association des études canadiennes a révélé que la population est profondément divisée sur la question : 49 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles n’ouvriront pas leur porte aux enfants cette année. Les répondants qui avaient laissé leurs enfants faire du porte-à-porte l’an dernier étaient tout autant déchirés : 52 % ont dit qu’ils ne leur permettront pas de faire la cueillette cette fois-ci, contre 48 % qui les y autoriseront.

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