Éric Lapointe plaide coupable de voies de fait

Le chanteur rock Éric Lapointe
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chanteur rock Éric Lapointe

Le chanteur rock Éric Lapointe a reconnu mercredi avoir « posé sa main sur le cou » d’une femme et l’avoir « adossée » au mur après une dispute au lendemain d’une soirée arrosée qui soulignait son 50e anniversaire en septembre 2019. L’artiste saura le 27 octobre s’il obtient une absolution conditionnelle, lui évitant ainsi un casier judiciaire.

« Je regrette sincèrement le geste que j’ai posé et je sais pertinemment que l’état d’intoxication dans lequel je me trouvais n’excuse en rien mon comportement », a témoigné M. Lapointe, tout de noir vêtu, en lisant une feuille devant lui.

L’homme de 51 ans a été accusé de voies de fait contre une femme dont l’identité est protégée par le tribunal il y a un an. Les événements sont survenus au lendemain de sa soirée d’anniversaire. Le chanteur est rentré chez lui avec une amie, alors qu’une autre femme se trouvait déjà au domicile. Vers 6 h 45, la femme l’a trouvé assis seul dans sa cuisine, encore intoxiqué. Une dispute a éclaté et le chanteur s’est approché de la victime pour lui poser sa main sur le cou.

« La plaignante a composé le 911 afin de dénoncer l’événement en mentionnant ne pas avoir peur de M. Lapointe », a fait valoir l’avocat du chanteur, Me Jacklin Turcot. « À l’arrivée des policiers, elle n’a pas de blessure physique apparente », a-t-il ajouté, soulignant que « M. Lapointe collabore avec les policiers ».

Absolution demandée

 

Même s’il a plaidé coupable, le chanteur espère s’éviter un casier judiciaire. Les deux parties ont suggéré qu’une absolution conditionnelle, avec une probation d’un an, lui soit accordée.

« Il n’est pas contraire à l’intérêt public qu’il soit absous », a plaidé Me Turcot. Il a notamment souligné que M. Lapointe n’a pas d’antécédents, qu’il a versé 3000 $ à un organisme de femmes victimes de violence et qu’il a entrepris une démarche thérapeutique depuis les événements.

« Lors de l’imposition de la peine, le Tribunal doit tenir compte des faits survenus en septembre 2019, mais il doit également considérer les impacts sur la vie et la carrière de M. Lapointe avec une sanction juste », a fait valoir Me Turcot.

La procureure de la Couronne, Me Christine Plourde, a de son côté indiqué que la victime était au courant de la suggestion commune et qu’elle n’a pas souhaité être présente à l’audience.

Le juge Steeve Larivière annoncera le 27 octobre s’il entérine la suggestion des deux parties. « Je ne veux pas précipiter une décision dans ce dossier. La cour va prendre le temps d’analyser la suggestion commune », a-t-il indiqué.

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