Portrait d’un homme «en révolte»

Le youtubeur Alexis Cossette-Trudel
Photo: Facebook / Radio-Québec Le youtubeur Alexis Cossette-Trudel

Alexis Cossette-Trudel s’est retrouvé, à la faveur de la pandémie, l’idole de milliers de Québécois choqués par les mesures prises par l’État afin de faire reculer la COVID-19. Plus de 110 000 personnes sont abonnées à sa chaîne YouTube, « Radio-Québec », convaincues d’y trouver la « vérité » sur l’ordre mondial. « Éclaireur » pour les uns, « gourou » de « fêlés » pour les autres. Portrait de la figure de proue des « complotistes » francophones.

L’homme de 47 ans s’avance sur le pont des amoureux du parc La Fontaine. Un brin de nervosité plane dans l’air. Il avait accepté, la veille, de s’entretenir avec Le Devoir. Il n’a posé aucune condition autre que celle de connaître l’objet et le format de l’entrevue.

Alexis Cossette-Trudel raconte s’être acheté un téléphone portable et avoir investi YouTube, Facebook et Twitter après avoir pris la mesure de « la puissance des médias sociaux » lors de la campagne de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2016. Il était auparavant « off-grid », fait-il remarquer, tout en ajustant le iPhone dernier cri monté sur un trépied posé devant lui. La caméra demeurera braquée sur lui, précise Alexis Cossette-Trudel. Elle tournera pendant tout l’entretien.

Le youtubeur a diffusé ses premières vidéos dans lesquelles il offrait une « analyse unique » du nouveau locataire de la Maison-Blanche pour « briser la gêne », dit-il. « Au lieu d’écrire un texte qui va être lu par 1000 personnes, pourquoi je ne ferais pas une vidéo qui a un potentiel de viralité beaucoup plus grand ? » demande-t-il.

Le nombre d’abonnés à sa chaîne YouTube a bondi depuis le début de la pandémie, pour s’établir à 114 000 à la mi-septembre. Par comparaison, Radio-Canada Info compte 264 000 abonnés. « Durant le confinement, les gens ont été apeurés et ont passé beaucoup de temps sur Internet à lire des choses. Nous autres, on avait un discours complètement différent de ce qui se trouvait dans la sphère médiatique, chiffres et statistiques à l’appui », dit le diplômé de l’UQAM spécialisé en sémiologie religieuse.

Son « webjournal » du 10 avril, où il accuse les autorités d’« enregistrer les morts [de la COVID-19] comme ça pour gonfler les chiffres », a été vu plus de 500 000 fois dans le monde francophone.

Alexis Cossette-Trudel prête aussi son souffle aux assertions de QAnon voulant que le locataire de la Maison-Blanche, Donald Trump, livre une guerre secrète contre un État profond friand de rituels pédosataniques. Il affiche des photos glanées sur Internet en guise de preuves. Sur l’une d’elles figurent la chanteuse pop Lady Gaga et l’étoile de l’art corporel Marina Abramovic. Elles se trouvent devant un modèle étendu dans une boîte blanche remplie d’un liquide sirupeux. « Ils sont en train de manger un cadavre, OK ? » lâche-t-il.

La notoriété qu’il a acquise sur Internet s’est traduite par un afflux de dons du public via les plateformes Patreon et PayPal, qui lui permettent de vivre confortablement. « On ne gagne pas notre vie avec YouTube. Cependant, afin d’avoir un travail continu, de passer beaucoup de temps à la recherche [et d’acheter] de l’équipement, on a sollicité des dons », explique l’homme vêtu d’une chemise noire Ralph Lauren. « On ? » demande Le Devoir. « Moi », répond-il.

Au lieu d’écrire un texte qui va être lu par 1000 personnes, pourquoi je ne ferais pas une vidéo qui a un potentiel de viralité beaucoup plus grand?

 

Alexis Cossette-Trudel dit passer « 14, 15 heures par jour à surfer sur Internet, à chercher, à vérifier » des informations inédites, puis à les « partager ». « C’est très prenant », insiste-t-il.

L’homme « en révolte » s’est donné pour tâche d’« exposer » les mensonges de l’État afin de lui « faire perdre [sa] légitimité » et de le forcer à abandonner tous les « pouvoirs supplémentaires » et toutes les mesures « illégales » et « illégitimes » prises à cause d’une « vilaine grippe » avec la complicité des médias traditionnels.

Une vilaine grippe ? Près de 5800 personnes sont mortes de la COVID-19 au Québec. Le taux de létalité de la COVID-19 oscillerait autour de 0,6 %, comparativement à 0,1 % pour la grippe saisonnière et à 2,5 % pour la grippe espagnole, indique le détecteur de rumeurs sur le site Web du Scientifique en chef du Québec. « Je veux faire tomber le gouvernement parce qu’il a menti à la population », poursuit Alexis Cossette-Trudel, jetant le discrédit sur les informations diffusées par l’État québécois. « Si on était en présence d’un virus réellement dangereux […], les mesures seraient justifiées. La raison pour laquelle je me révolte, c’est parce qu’on est en présence d’un mensonge, de ce qu’on pourrait appeler un power grab du gouvernement », ajoute-t-il, tout en rappelant à la mémoire l’incendie criminel du Reichstag en février 1933. Après avoir dénoncé un complot communiste, Hitler a suspendu des droits afin de neutraliser ses opposants politiques.

Quelles sont les fins de cette soi-disant « entreprise de contrôle social » ? « Ça, c’est la question à 1000 $ que les journalistes devraient poser », soutient le youtubeur — qui se décrit comme l’« un des principaux opposants politiques au Québec et au Canada ».

Selon Alexis Cossette-Trudel, les journalistes ont abdiqué leur rôle de chiens de garde de la démocratie en relayant sans vérification les propos des autorités de la Santé publique et en taisant toute information divergente. « Moi, je ne suis pas censé exister. Moi, je fais le travail que les médias faisaient il y a 20, 30 ans », déclare-t-il sur un ton doctoral.

Il réfute l’idée voulant qu’il diffuse les informations les plus folles apparaissant dans les recoins du Web. Croyez-vous à tout ce que vous lisez sur Internet ? « Évidemment pas. […] Il y a plein de sujets qui sont populaires sur Internet que je ne traite pas », précise-t-il.

Alexis Cossette-Trudel dit ne pas avoir toutes les informations en main pour accuser à son tour les autorités de chercher à insérer une puce sous la peau des Québécois afin de les contrôler au moyen des nouvelles tours 5G, et ce, sous le couvert de les immuniser contre la COVID-19, comme de nombreux complotistes le prétendent. « Je ne suis pas rendu là dans mon analyse », dit-il sous les arbres.

Le joggeur habitué du parc La Fontaine ne relaie pas non plus les publications des platistes, et ce, même si la thèse selon laquelle la Terre est plate a le vent en poupe sur Internet.

Et après la crise ?

Alexis Cossette-Trudel dit ne caresser aucune ambition politique autre que celle de chasser du pouvoir les « gouvernements totalitaires » aux commandes de l’État canadien. Il évoque même l’idée de mettre fin à ses « webjournaux » à la sortie de la crise sanitaire actuelle. « Mon ambition, c’est d’arrêter ça le plus rapidement possible et d’aller passer le restant de mes jours sur le bord d’un lac. Je n’ai aucune envie de continuer cela au-delà du nécessaire », déclare-t-il. Devant l’incrédulité du Devoir, il ajoute : « Je n’aime pas être à l’écran […] je n’aime pas les projecteurs. »

Il a néanmoins accepté de se coller à des personnalités artistiques et politiques. Parmi elles, le chef du Parti populaire, Maxime Bernier, a salué « le courage » qu’il lui a fallu pour lancer ce « mouvement » demandant « moins de gouvernement, plus de liberté ».

En revanche, il s’est mis à dos des proches, choqués par la teneur de ses propos. Il est notamment tombé en disgrâce auprès de son père, qui refuse net d’être associé à lui. « On avait des opinions politiques différentes, c’était “gérable”. La pandémie a refroidi un peu les troupes », raconte Alexis Cossette-Trudel. Selon lui, le temps arrangera les choses. « Je sais que j’ai raison sur les faits. Je sais qu’éventuellement la vérité va sortir et que les choses vont s’arranger », conclut-il.

Alexis Cossette-Trudel est reparti seul vers son écran d’ordinateur, derrière lequel des milliers de personnes l’attendaient.

Jeudi soir, il s’est empressé de retirer de sa chaîne YouTube des vidéos faisant la promotion des théories complotistes de Qanon. Il obéissait ainsi à l’injonction de leur prétendu auteur, Q, de faire disparaître toute référence à « Q » et à « QAnon » afin d’éviter d’être mis à l’index par les géants du Web. Ce faisant, toutes ses vidéos se sont volatilisées de Radio-Québec. « YouTube ne semble pas vouloir me répondre. C’est comme si… », dit-il le lendemain à ses abonnés hébétés avant de s’arrêter. « Je ne veux pas trop spéculer. »

Convictions nationalistes

Alexis Cossette-Trudel a eu des convictions nationalistes d’ouverture, de gauche, où l’individu a des libertés, mais aussi des devoirs. Les a-t-il reniées ?

Mai 2000 Au magazine L’actualité, Alexis Cossette-Trudel déclare avec « l’assurance d’un vieux sage » : « Je veux une souveraineté ouverte sur le monde et moderne. Je veux un siège à l’ONU et à l’OMC, là où ça se passe. »

Septembre 2020 Alexis Cossette-Trudel dénonce le fait que « l’ONU, les institutions gouvernementales, tout a changé. […] Ce qui est signé à l’international détruit la souveraineté des États. On oblige l’immigration. On ouvre les frontières ».

Juin 2002 Alexis Cossette-Trudel fait « un clin d’oeil » à l’Action démocratique du Québec. Frappé d’étonnement, le militant péquiste Pascal Bérubé lui répond. « L’Alexis que j’ai connu au comité national des jeunes du Parti québécois était un battant de gauche, un social-démocrate convaincu et un fier souverainiste », écrit-il dans Le Devoir.

Septembre 2020 Libertaire, Alexis Cossette-Trudel se réclame d’une gauche qui rime avec plus de liberté et non d’une droite qui rime avec plus de contrôle. « Je me bats pour le peuple », résume-t-il, tout en précisant ne pas aimer les « étiquettes ».

Décembre 2010 Alexis Cossette-Trudel s’inquiète du « mouvement d’élargissement sans fin des libertés individuelles amorcé à la fin des années soixante », qui a, selon lui, « entraîné la disparition complète de la notion autrefois centrale de “devoir” ». L’étudiant croise les doigts afin que les Québécois « retrouvent collectivement le sens du devoir envers les institutions traditionnelles avant que le marché et les actions en justice ne deviennent pour eux les deux seuls moyens de régulation sociale, et que ne soit parachevé l’atomisme sociétal auquel le libéralisme les convie ».

Septembre 2020 Alexis Cossette-Trudel dit être « opposé aux mesures qui nous amènent à la crainte des voisins, à la distanciation sociale, à l’interdit de rassemblement, à la séparation des parents / enfants (comme en Allemagne), à la manipulation psychologique, à l’amour avec un masque, etc. ». « Je m’oppose aux mesures gouvernementales totalitaires qui sont basées sur le mensonge et la manipulation statistique ; la seule façon de s’en sortir sans se mettre à dos ceux qui ont peur du virus, c’est de demander le libre choix », poursuit-il.


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34 commentaires
  • Yvon Montoya - Inscrit 19 septembre 2020 06 h 05

    Heureusement que je ne fréquente pas ce monde de délire dans les réseaux sociaux. Ici c’est délire pur versus pseudo mensonge étatique en utilisant des outils totalitaires pour moutons consommateurs que sont Face Book et autres plates-formes. Je ne donnaissais pas ce consommateur de réseaux et de complots. Quel monde étrange que le notre ou plus rien ne tient dans l’entendement de certaines personnes em manque de lucidité surtout de structure pour penser relativement correctement. la société occidentale a de plus en plus obèses, de diabetiques mais elle a aussi fait perdre l’esprit de rigueur a beaucoup. C’est un sacré phénomène de masse aussi fou que se qui se pasa dans les annnees 1933 que tout ceci. En somme ce qui arrive de nos jours, c’est que les moyens de propagande sont aux mains de simples citoyens. Bizarre. Merci.

    • Pierre Labelle - Abonné 19 septembre 2020 10 h 24

      Un autre gourou, comme si on n'avait besoin de ça. Et quand je pense aux milliers de gens qui adhèrent à ces sectes... Rael serait-il revenu??

    • Daniel Saindon - Abonné 19 septembre 2020 11 h 36

      Bravo Yvon pour ton commentaire, je partage.

  • Sylvain Rivest - Abonné 19 septembre 2020 09 h 18

    À quand une tribune multimédia pour un petit Hitler en puissance?

    Malheureusement, YouTube, comme bien d'autres réseau sociaux, ne se prive pas pour empocher. Leur complaisance face aux effets nocifs que représente ce genre de détraqués sur les populations plus crédules et donc plus fragile devrait être criminalisée.

    Les réseaux sociaux ne devraient pas laisser toute forme de propagande s'installer sur leurs plateformes.

    D'ailleurs, il m'arrive de visiter la page FB du Devoir. C'est fascinant de constater comment nous sommes aux antipodes avec la page des commentaires offerte ici sur le site du Le Devoir. D'ailleurs, je ne la visite plus vraiment. Ça me fait penser à des combats dans la boue ou des complotistes et pseudo intellectuels vomissent soit sur les journalistes du Le Devoir quand ce n'est pas sur le Devoir lui-même. D'ailleurs je me demande pourquoi Le Devoir tient à garder une page Facebook? Vous pourriez la fermer ça n'apporte rien et ça vous coute de l'argent pour l'entretien.

    • Françoise Labelle - Abonnée 20 septembre 2020 07 h 44

      J'aurais cliquer «J'aime», mais j'ai quitté FB (Twitter et d'autres).

      Du point de vue informatique, FB était mal foutu au départ, la mise en page nous échappant en très grande partie. Mais tout le monde s'est précipité et comme disait la pub de saucisse: Plus de gens en mangent parce qu’elle est plus fraîche; elle est plus fraîche parce que plus de gens en mangent. Filtrer le faux ou le baratin (bullshit) est une tâche herculéenne et le but des réseaux sociaux, c'est plutôt d'en apprendre un max sur vous, lorsque vous cliquez «J'aime». Le Devoir peut-il se passer de la visibilité de FB pour la majorité des mangeurs de saucisse?
      Cf. The Social Dilemma, Netfix 2020, disponible ailleurs que sur Netflix.
      Cf. De l’art de raconter n’importe quoi. Paul Amselek, Dalloz 2019. La spécialité de Dalloz est le droit.

      On peut critiquer certains propos des journalistes mais l'extermination va à l'encontre de la liberté de parole, à condition que celle-ci n'incite pas à la haine. Réfuter poliment une opinion contraire peut être riche en information, au risque de choquer le groupe d'admirateurs, pour qui la dialectique n’existe pas.

      La chronique de Boisvert du 19 septembre « Le monde est fou, mais pas tant » vous rassurera peut-être sur la crédulité de la population. Critiquer Arruda ou Fauci ne nous oblige pas à croire Q, c'est vrai pour la grande majorité, même pour Trump. Les complotistes ont plusieurs comptes et sont en proportion inverse à la force de leurs vociférations. Mais vous avez raison: il ne faut rien laisser passer. No pasarán!

  • Michel Laverdière - Abonné 19 septembre 2020 09 h 23

    1102 morts de la Covid au Québec selon François Legault...

    Vous répétez encore que le nombre de morts causées par la Covid au Québec est de 5800, alors que le Premier Ministre François Legault a expliqué plusieurs fois à la télévision que de ce nombre, 90 %, soit 5220 décès, provenaient des CHSLD, et de ce nouveau nombre, seulement 10 %, soit 522 décès, étaient reliés directement à la Covid. Nous nous retrouvons donc avec un chiffre réel de 1102 morts de la Covid au Québec. François Legault n'a alors justifié cette façon de comptabiliser que par les termes suivants : « Ça peut sembler étrange, mais c'est comme ça qu'on les calcule au Québec ! » Pourtant, les médias évitent encore d'en parler et continuent à comptabiliser un nombre qui est totalement faux, du moins si l'on en croit notre Premier Ministre, que j'aime bien en passant.

    • Albert Gaudet - Abonné 19 septembre 2020 16 h 55

      Vous affirmez qu'il n'y aurait eu que 1102 morts de la Covid sans préciser aucune source. Pour ma part en effectuant une recherche bien simple sur le site du gouvernement je ne trouve aucune information permettant de valider votre statistique. Sur Facebook ouYoutube, par contre j'ai même pu "apprendre" que ce n'est qu'un grippe. Voila pourquoi je m'informe ailleurs....

    • Marc Therrien - Abonné 20 septembre 2020 11 h 02

      Il est pourtant simple de comprendre intuitivement qu’il y a une différence entre mourir de la Covid-19 et mourir avec la Covid-19. Puisqu’on ne fait pas systématiquement d’autopsie pour déterminer la cause exacte des décès, les plus grands nombres présentés sont ceux des personnes décédées porteuses de la Covid-19. On ne sait pas réellement à quel point elle est meurtrière comme cause première et directe des décès.

      Marc Therrien

  • Pierre Jacques Savard - Abonné 19 septembre 2020 10 h 04

    Pourquoi donner la parole à un hurluberlu pareil ??

    Est-ce que le Devoir en est rendu à ces extrémités pour attirer des lecteurs ? On a déjà assez de les supporter sur les réseaux sociaux sans qu'on leurs donne du temps de glace dans un journal sérieux ! Il y a quelques années , il aurait obtenu une chambre gratuite à St-Jean de Dieu mais heureusement les temsp ont changé !
    Depuis quelques mois , je lis le Devoir en dernier parfois pas du tout ... Un signe !!! Il serait peut-être temps d'effectuer des changements au niveau de vos collaborateurs et journalistes !

    • Sylvie Demers - Abonnée 20 septembre 2020 15 h 17

      ...ou de la direction...!?! Des fois que..........

      S.Demers

  • Simon Grenier - Abonné 19 septembre 2020 10 h 33

    Comment peut-on prétendre être une caution intellectuelle alors qu'on considère comme "totalitaire" le style de gouverne actuel? Il ne faut être ni informé, ni avoir envie de consulter ne serait-ce qu'un seul dictionnaire - encore moins un livre d'histoire - pour utiliser ce terme tout en étant sincère. Dans les sociétés totalitaires, on ne peut pas invoquer une maladie fictive pour se soustraire à l'obligation du couvre-visage - ni à la torture illégitime ou aux balles dans la tête.

    Histrionisme planifié - au mieux - c'est tout ce que je perçois ici. Tiens donc, la recette de la télé-réalité bourrée d'excès de colère et celle des chroniqueurs polémiques de mauvaise foi fonctionne aussi bien avec les personnages nés instantanément sur les réseaux sociaux. Tirons des conclusions.

    • Françoise Labelle - Abonnée 20 septembre 2020 08 h 00

      À la différence d'un véritable histrion, il croit ce qu'il dit. Il se prend au sérieux et n'a aucun sens de l'humour. L'auto-dérision saperait son projet.

      Selon la locution latine «Errare humanum est, perseverare diabolicum »
      L'erreur est humaine, persévérer dans son erreur est diabolique. C'est une propriété des sociétés totalitaires.
      On est bien loin d'Arruda qui admet que la science ne sait pas tout. Quant à Q, comme on dit en polonais: onsépaséki !

      J'aime votre commentaire sans pouvoir cliquer.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 20 septembre 2020 09 h 17

      «Comment peut-on prétendre être une caution intellectuelle alors qu'on considère comme "totalitaire" le style de gouverne actuel?» Simon Grenier...

      Et que dites-vous de la tentation totalitaire inscrite dans la défunte loi 61...Si cette loi ne démontrait pas une tentative d'instaurer un régime totalitaire, je ne sais plus ce que c'est que la dictature...J'ai hâte de lire la nouvelle version de la future loi qui va la remplacer... Le gouvernement Legault donne des signes anti-démocraties pour faire passer ses futurs projets de développement économique...Se comportera-t-il comme un matamore, en passant par-dessus toutes les autres lois qui protègent la liberté, l'environnement, la propriété privée, la démocratie, etc ? On verra bien...