Règles sanitaires: la police est intervenue dans deux bars de Sherbrooke

Au Bar du Chat noir, il n’y avait «aucune distanciation physique», «les gens étaient entassés les uns sur les autres» et plusieurs personnes dansaient à moins d’un mètre les unes des autres et ne portaient pas le masque lors de leurs déplacements, selon le Service de police de Sherbrooke.
Photo: iStock Au Bar du Chat noir, il n’y avait «aucune distanciation physique», «les gens étaient entassés les uns sur les autres» et plusieurs personnes dansaient à moins d’un mètre les unes des autres et ne portaient pas le masque lors de leurs déplacements, selon le Service de police de Sherbrooke.

À Sherbrooke, la police a sévi contre deux bars dans lesquels les règles de la santé publique n’étaient pas respectées ce week-end. De son côté, le propriétaire des établissements assure qu’il fait de son mieux pour respecter les consignes sanitaires.

Des agents du Service de police de Sherbrooke sont d’abord intervenus au bar Le Figaro, sur la rue Galt Est, dans la nuit de vendredi à samedi.

Sur les lieux, les policiers affirment avoir constaté que les clients, qui participaient à une soirée karaoké, n’observaient pas les consignes de la santé publique.

Dimanche soir, des agents se sont présentés au Bar du Chat noir, sur la rue King Ouest.

Selon le Service de police de Sherbrooke, il n’y avait « aucune distanciation physique », « les gens étaient entassés les uns sur les autres » et plusieurs personnes dansaient à moins d’un mètre les unes des autres et ne portaient pas le masque lors de leurs déplacements.

Ces deux établissements appartiennent à Stéphane Goulet. La police affirme que celui-ci pourrait devoir faire face à la justice.

« Nos policiers ont rédigé deux rapports d’infractions qui seront transmis au Directeur des poursuites criminelles et pénales et il pourrait y avoir des amendes prévues pour ces deux interventions », a indiqué un porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le propriétaire se défend

Mais le propriétaire des deux bars soutient qu’il fait ce qu’il peut pour que les règles sanitaires soient respectées dans ses établissements.

« Je vais vous faire une analogie : quand le docteur Arruda dit que ses tests sont fiables, mais pas à 100 % parce qu’il existe des faux négatifs, je vais vous dire exactement la même chose. Je n’ai pas les ressources de la santé publique, je fais ce que je peux avec le budget que j’ai, et généralement les règles sont respectées », a déclaré M. Goulet en entrevue avec La Presse canadienne.

« On a mis corps et âme et on a investi beaucoup d’argent pour être sécuritaire. Je ne suis pas une police, quand des clients ne respectent pas les règles, on les avertit deux ou trois fois avant de leur demander de quitter les lieux, c’est ce qu’on fait », a ajouté l’entrepreneur.

L’homme d’affaires a accordé des entrevues à certains médias la semaine dernière pour demander que les bars puissent continuer d’organiser des soirées karaoké, dans la foulée d’une série d’infections à la COVID-19 survenues dans un bar de Québec.

Il croit que les policiers ont ciblé ses établissements en raison de cette sortie publique. « On essaie de me faire passer pour un fautif parce que je me suis levé pour qu’on puisse conserver le karaoké, alors maintenant je deviens un criminel et plus un entrepreneur de bars », a-t-il dit.

Stéphane Goulet s’insurge également du fait qu’il a appris dans les médias lundi matin que des policiers avaient visité ses établissements durant la fin de semaine.

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