Québec autorise la reprise des sports de combat

Les affrontements et les entraînements des sports de combat pourront reprendre.
Photo: iStock Les affrontements et les entraînements des sports de combat pourront reprendre.

Les athlètes et autres intervenants du monde des sports de combat peuvent enfin pousser un soupir de soulagement.

Le gouvernement québécois a annoncé une nouvelle phase de reprise des activités et les affrontements dans un contexte d’entraînement seront autorisés à compter de mercredi. Cette mesure touche des sports comme le karaté, le taekwondo, la boxe et le judo.

Cette nouvelle phase de déconfinement permettra aux sportifs de reprendre leurs activités en respectant les recommandations des autorités de la Santé publique.

Ces mesures de sécurité prévoient, entre autres, la création de petits groupes d’entraînement d’au maximum quatre personnes et que les participants limitent les contacts étroits avec les personnes qui n’en font pas partie. De plus, les mesures de distanciation physique de deux mètres s’appliquent en tout temps, sauf lors de l’échauffement avant le combat et lors des affrontements comme tels.

L’interdiction des galas de boxe professionnelle sera également officiellement levée au cours des prochains jours. Afin d’obtenir un permis de la Régie des alcools, des courses et deux jeux (RACJ) pour tenir un événement, les promoteurs devront soumettre un plan de gestion des risques associés.

Le président d’Eye of the Tiger Management, Camille Estephan, avait d’ailleurs mis l’accent sur le protocole qui serait appliqué pendant un gala de boxe le mois dernier après une rencontre avec le Docteur Horacio Arruda.

Il avait notamment précisé que les combats seraient présentés à huis clos et que les boxeurs, les entraîneurs et les préposés aux coupures dans les coins seraient tous testés.

Les fédérations de sports de combat — Judo Québec, Boxe Québec, Karaté Québec, Kickboxing Québec, Lutte Québec et Taekwondo Québec — avaient pour leur part fait front commun pour présenter un plan calqué sur celui de la Fédération française de judo, lui-même adopté par la suite par la Fédération internationale.

Il consiste, au début, en des bulles d’entraînement ne comptant que quatre combattants, toujours les mêmes, afin de favoriser un isolement rapide si un cas de COVID-19 devait se déclarer. La traçabilité des contacts des combattants s’en trouve par le fait même grandement facilitée.

Cette décision du gouvernement québécois et de la Santé publique était attendue impatiemment par les athlètes qui espèrent notamment se qualifier pour les Jeux olympiques de Tokyo.

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