En finir avec la police?

Pour l’instant, au Canada, personne n’a voulu donner suite aux demandes de définancement.
Photo: Adil Boukind Le Devoir Pour l’instant, au Canada, personne n’a voulu donner suite aux demandes de définancement.

C’était le 8 juin dernier. Les villes des États-Unis et — dans une moindre mesure — du Canada palpitaient au rythme des manifestations contre la violence policière dans la foulée du décès de George Floyd. Pendant sa conférence de presse quotidienne, François Legault s’est fait demander par une journaliste de CTV ce qu’il pensait du mouvement Defund the Police (définancer la police). Le visage crispé par l’incompréhension, le premier ministre avait d’abord demandé qu’on répète la question, puis avait répondu qu’il « ne vo[yait] pas pourquoi il faudrait réduire le financement des corps de police ».

L’anecdote illustre un certain fossé culturel. C’est que le mouvement Defund the Police est une créature de l’anglosphère et est encore peu connu en français. Même les manifestations tenues à Montréal sur ce sujet ont scandé leurs slogans en anglais la plupart du temps. La traduction « Définancer la police » n’est pas encore très répandue. Mais qu’ont en tête ceux qui, en réponse à ce qu’ils considèrent comme des débordements policiers envers les communautés racisées, proposent de « définancer la police » ? Pour faire court : beaucoup de choses. Les défenseurs de cette idée ne tiennent pas tous le même discours.

À une des extrémités du spectre, on trouve les militants les plus modérés, qui réclament qu’une petite partie du budget des corps policiers soit utilisée pour mettre en place une première ligne de services sociaux. Dans ce clan, les gens font valoir que plusieurs des personnes mortes lors d’une interaction avec des policiers étaient en crise et avaient même parfois appelé elles-mêmes les autorités. Au lieu d’obtenir de l’aide, elles ont obtenu la mort.

« On devrait chercher à créer une organisation dont le mandat est de répondre aux situations de crise », soutient Darryl Davies, un professeur de sociologie et d’anthropologie à l’université Carleton spécialisé dans les questions de sécurité publique. « Le seul rôle qu’on devrait confier à la police est d’intervenir dans les situations où il y a un risque de violence. » Il note que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit intervenir en moyenne 10 000 fois par mois auprès de personnes en situation de crise ou pour vérifier leur état de santé. « Ils ne sont pas formés pour cela. »

L’organisation qu’il envisage devrait être composée de professionnels, notamment de la santé, qui savent comment gérer les gens en crise à cause de problèmes de dépendance ou de santé mentale. Ainsi, en appelant le 911, il y aurait désormais un troisième choix offert en plus de ceux de la police et des pompiers : les services sociaux. « Cela devrait être complètement séparé de la police », dit Darryl Davies.

On devrait chercher à créer une organisation dont le mandat est de répondre aux situations de crise

 

Il existe au moins un précédent en la matière, à Eugene, une ville de 170 000 habitants en Oregon. Dans cette ville aux prises avec un taux d’itinérance parmi les plus élevés des États-Unis, le groupe CAHOOTS a été mis en place… en 1989. Il a répondu à 24 000 appels de détresse en 2019, soit environ 20 % des appels faits au 911. Le groupe estime avoir permis à la ville d’économiser 8,5 millions de dollars en frais de sécurité publique et 14 millions en transport ambulancier.

Le Congrès des peuples autochtones en appelle lui aussi au définancement de la GRC. Mais en entrevue, le vice-président Kim Beaudin propose surtout de plafonner le budget des corps policiers et de repenser la formation des policiers, notamment pour qu’ils soient plus sensibles aux questions autochtones.

Démodée, la police ?

À l’autre extrémité du spectre, il y a les militants qui réclament l’abolition pure et simple des corps de police. Les tenants de cette idée martèlent que la police est une créature raciste et coloniale, faite pour opprimer, et qu’il faut changer de paradigme.

L’aspirante montréalaise à la chefferie du Parti vert du Canada, Meryam Haddad, loge à cette enseigne. Parce qu’elle fait de la politique fédérale, elle s’intéresse principalement à la GRC, dont elle voudrait réduire le budget de 50 % en quatre ans. Selon Mme Haddad, la GRC est une institution « brutale » qui « a été créée pour déplacer des Autochtones de leurs terres vers des réserves ». « Dès qu’on améliorera les services sociaux qui sont à la base de ces problèmes de criminalité et qu’on démantèlera la police, le crime va diminuer », pense-t-elle.

Mais peut-on vraiment enrayer à court terme la criminalité en consolidant le filet social ? Mme Haddad reconnaît que non. « On construit à long terme. On ne va pas pouvoir démolir du jour au lendemain les prisons et les institutions policières, mais elles sont utilisées à outrance comme solution à n’importe quel problème de la société. »

Le chef du NPD, Jagmeet Singh, s’est aventuré un peu sur cette voie en juin lorsqu’il s’est opposé à la lutte contre les fraudeurs de la PCU au motif qu’elle risquait de stigmatiser davantage les personnes racisées. Sa sortie s’inscrivait dans une réflexion plus large sur le rôle de la justice criminelle. « Il faut penser à de nouvelles façons [de punir], avait dit M. Singh. Avant, c’était de punir tout le temps, de mettre les gens dans les prisons et c’est exactement le problème. […] Nous devons cesser d’incarcérer les gens, cesser la violence policière et mettre un terme au système qui met de plus en plus de gens racialisés en prison ».

À Montréal, une coalition de maintenant 45 organismes (allant de Black Lives Matter à Stella en passant par REZO santé, QPIRG-Concordia et la Student Society of McGill) milite pour le définancement du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Non seulement elle demande que le budget annuel de 665 millions du SPVM soit amputé de 50 % et redirigé vers des programmes sociaux, mais elle exige son désarmement complet. La coalition réclame que les policiers n’aient plus ni armes à feu, ni pistolets électriques, ni matraques, ni gaz lacrymogènes ou poivre de Cayenne. Selon l’avis de la coalition, les unités de police « militarisées » comme les équipes d’intervention tactique devraient être démantelées elles aussi.

Marlihan Lopez, de Black Lives Matter Montréal, explique qu’il faut voir ces propositions comme s’inscrivant dans un « cheminement ». « Il faut choisir une économie de soins à la place d’une économie de punition », dit-elle.

Le professeur Davies rétorque qu’il est « irréaliste » de penser un jour faire disparaître la police. « Il n’y a jamais eu de société sans crime. Nous avons besoin d’un service de police. »

Le criminologue Marc Ouimet, de l’Université de Montréal, est encore beaucoup plus critique. Selon lui, cette notion que la police existe pour protéger les bourgeois et opprimer les personnes marginalisées relève d’un « vieux marxisme ». « La police protège surtout les gens en situation défavorisée. […] Si on diminue la présence policière, ce sont les communautés désavantagées économiquement et socialement qui vont en payer le prix », dit-il. Des communautés où se concentrent souvent les personnes racisées…

Il en veut pour preuve les communautés autochtones. Selon M. Ouimet, la tiédeur des policiers à y intervenir a engendré un sentiment d’impunité. « Il y a dans les milieux autochtones énormément de violence », dit-il. Il prend acte du fait que les Autochtones constituent une part disproportionnée de la population carcérale. « Je comprends qu’on a envie de dire qu’on va leur donner un break. Mais si on fait ça, il y a des victimes à l’autre bout. Je ne comprends pas qu’on ne voit pas ça. »

Mme Lopez reconnaît qu’on aura toujours besoin d’une « équipe tactique » pour se charger d’événements comme des fusillades. Mais elle invite à prendre acte du rapport différencié des diverses communautés avec la police.

« Pour une personne de classe sociale élevée et blanche, la police peut équivaloir à la protection. Mais pour beaucoup de communautés, ce n’est pas le cas. Beaucoup de communautés ont un rapport qui n’est pas positif avec la police parce qu’il y a un historique de violence. […] On ne peut pas enlever cela de l’analyse. »

Pour l’instant, au Canada, personne n’a voulu donner suite aux demandes de définancement. Toronto a voté fin juin contre une diminution proposée de 10 % (ou 107 millions) du budget de sa police. La mairesse de Montréal, Valérie Plante, s’est seulement dite « ouverte », affirmant début juin : « Il y a plusieurs bonnes idées qui sortent des rues de Montréal actuellement ». Le premier ministre Justin Trudeau a évité de se prononcer lorsqu’il a été interrogé sur le sujet tandis que François Legault a fermé la porte.

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25 commentaires
  • Hélène Lecours - Abonnée 8 août 2020 07 h 32

    Des chiffres et des preuves

    Les corps de police devraient avoir le devoir de fournir mensuellement des chiffres et des preuves de leur travail, afin que l'on puisse les analyser et constater à quoi ils servent exactement. D'où viennent ces milliers d'appels de détresse qu'ils recoivent chaque année? Sont-ils aptes à y répondre? Comment y répondent-ils ? Oui, ils sont surarmés la plupart du temps, cela est intimidant et ils sont formés à l'intidimation et à l'usage de la violence, manifestement. Il ne s'agit plus de la police de quartier qui faisait la circulation autrefois. On en vient à les détester quand on voit à quel point ils dégainent vite. De plus, ce sont bien souvent des "enfants" qui ont hâte de jouer avec leurs nouveaux jouets et qui sont eux-mêmes à l'abri de toute sanction ou punition pour leurs mauvais comportements trop fréquents. Tout ça relève d'une très mauvais pédagogie. La police n'est plus la police, c'est un corps d'armée, appelons les choses par leur nom. C'est humiliant pour le simple citoyen qui paie cher pour ça.

    • Joël Tremblay - Abonné 8 août 2020 10 h 24

      Voyons voir...
      - surarmés: au Québec l'équipement de la SQ est une pistolet de 9mm et une bonbonne de poivre de cayenne, certains services autorisent l'utilisation du pistolet à impulsions électriques (taser), des armes non-létales en passant. Pouvez-vous élaborer en quoi les policier.e.s au Québec sont surarmé.e.s?
      - Formé.e.s à l'utilisation de la violence: Oui, ils/elles sont formé.e.s à l'utilisation de la violence, parce que ce sont les personnes qui vont devoir répondre quand personne d,autre ne va vouloir ou pouvoir intervenir, et si ça arrête une agression, vous serez probablement contente qu'ils/elles aient cette formation. Que voulez-vous, la police intervient dans des situations violentes, c'est comme ça.
      - Ils dégainent vite: Ouf... celle-là est diificile à soutenir, pouvez-vous produire les statistiques relatives à l,utilisation des armes de poing dans la police au Québec? Je suis pas mal certain que c'est disponible.

      Désolé, mais ce commentaire relève plus de la généralisation abusive que d'une analyse objective de la police au Québec. Ironique pour un texte intitulé "des chiffres et des preuves".

    • Hermel Cyr - Abonné 8 août 2020 13 h 35

      Madame, à la lecture de votre diatribe, on constate que vous n’avez pas la moindre idée de ce en quoi consiste le travail et la formation d’un policier en 2020.
      Mon voisin est policier et il pourrait en montrer, à vous et à moi sur les enjeux de la société et la psychologie tordue de ces pauvres types auxquels il doit quotidiennement faire face : des malades mentaux, des frustrés, des suicidaires qui souhaitent que la police les descende pour assouvir leur vengeance, des personnes en état de psychose, des dépressifs dont les actes sont tout à fait imprévisibles…. Être quotidiennement à l’affut des provocations, des possibles souricières, pouvoir répondre dans la fraction de seconde de leurs actes et devoir ensuite justifier leurs réactions, ce n’est pas jouer dans un western spaghetti. C’est devoir répondre de son rôle comme agent d’un service public de protection. Un policier qui dégaine, comme vous dite, premièrement, c’est extrêmement rare (on n’est pas en Alabama ici) et chaque fois qu’il le fait, c’est un jugement d’une fraction de seconde qu’il doit exercer, car de par le règlement objet d’une enquête où il joue leur carrière.
      Informez-vous donc sur la formation que reçoivent les policiers au Québec en 2020 et vous allez convenir que les préjugés que vous étalez ici sont complètement déconnectés de la réalité. En fait on en reconnait l’origine qui est cette idéologie idiote, qui se croit de gauche, qui soutient l’abolition des budgets des services policiers.

  • Michel Carrier - Abonné 8 août 2020 07 h 40

    Proposition ridicule

    Proposition plutôt ridicule. Vous pouvez faire des réformes et mieux préparer ou outiller les policiers mais leur travail est essentiel dans notre société. Malheureusement, ceux- ci reflètent souvent les opinions de la majorité. C'est là dessus qu'il faut travailler et amener la société vers un comportement plus inclusif.

  • Joël Tremblay - Abonné 8 août 2020 07 h 47

    Revendication importée des états-unis via les réseaux asociaux... aucune base dans la réalité au Québec

    À la lecture des arguments des tenants d'une réduction du financement de la police, Il est pertinent de se demander si les personnes qui font ces revendications sont informées sur la situation au Canda et au Québec?

    La police est probablement régulièrement asssignée à des tâches qui ne relèvent pas nécessairement de leur champ de compétence, mais ce qu'il ne faut pas oublier c'est que ce n'est pas LEUR CHOIX de s'occuper des problèmes de santé mentale.

    Ce n'est pas parce que l'offre de service en soinsde santé mentale est déficiente qu'il faut couper la police. Juste pour rire aussi, il serait intéressant de noter combien de fois les intervenant.e.s vont se faire accompagner par la police dans leurs interventions?

    On appelle la police en général pour des choses que nous ne voulons pas ou ne pouvons pas faire nous-mêmes. Le police est essentiellement aux premières lignes pour ramasser les pots cassés de la société et ce rôle est trop souvent passé sous silence. Ensuite on veut reprocher à la police de ne pas avoir assez bien fait un travail que personne ne voulait faire à la base... quelle incohérence. Je comprends que beaucoup d'agent.e développent un certain degré d,amerume et d'ostracisation.

    Ce que nous devons réaliser, c'est que malgré leurs faiblesses, nos services de police sont probablement parmi les meilleurs au monde, avec un niveau de professionnallisme et de formation parmi les plus hauts sur la planète, surtout au Québec. Chaque policier.e au Québec détient une technique collégiale, ce qui est déjà plus que la majorité de la population, et 6 mois de formation spécialisée à l'école de police. C'est le plus haut standard au Canada.

    Maintenant, est-ce que la police est exempte de problèmes systémiques inhérents à l'environnement, aux préjugés et aux intérêts divergents qui entrent en jeu? Est-ce qu'il existe certains stéréotypes qu'il faudrait essayer de déconstruire? Certainement, mais ce n,est pas en culpabilisant qu'on va réussir.

    • François Côté - Inscrit 8 août 2020 10 h 09

      Je suis bien d'accord avec vous. Est-ce le choix de la police de répondre aux appels pour musique trop forte chez le voisin? Et autres nuisances. Rien n'est parfait dans la police, comme partout dans notre société. Notez que la GRC donne une formation de 26 semaines aux candidats qu'elle recrute. Comme la GRC assure la "police provinciale" dans sept provinces et les trois territoires, ce n'est pas négligeable. Québec, Ontario et Terre-neuve assure leur prope police.

  • André Leclerc - Abonné 8 août 2020 08 h 46

    À qui le "définancement" de la police profiterait le plus?

    Merci Mme Buzzetti pour votre synthèse qui, comme d'habitude, donne un portrait clair des enjeux.
    Le « définancement » de la police est une idée au mieux simpliste, au pire, criminelle. On ne règlera certainement pas un problème de racisme ou de brutalité dans une institution en lui coupant les vivres. Cherchez à identifier à qui une telle action profiterait et vous pourrez imaginer quels en seront les impacts. Oui à plus de services sociaux et oui à des réponses mieux adaptées aux situations. Oui aussi à un examen de la façon dont certains services policiers sont offerts. Oui pour dénoncer le profilage qu’il soit conscient ou non (examen qui ne devrait d’ailleurs pas se limiter à la police) et oui à un examen des approches de la justice face aux situations de santé mentale, de dépendance et de violence. Qu’il y ait réallocation de ressources financières pourrait en être une conséquence mais ne devrait certainement pas être l'objectif premier. Il y a une limite que nous impose les réalités diverses de nos sociétés modernes. L’anarchie n’est évidemment pas une réponse réaliste. Entre l’approche visant à retirer les armes aux agents qui patrouillent à pied ou à vélo dans les quartiers « sans histoire » et réduire de 50% les budgets ou de carrément désarmer l’ensemble de la police, il y a un canyon à ne pas franchir si nous voulons agir de façon responsable. La couverture de l'ensemble du territoir québécois ou canadien par une force de l'ordre demeure aussi un enjeu majeur. Les coups de gueule irréfléchis de gens cherchant du capital politique n’aideront pas à trouver la façon de faire. Ils ne feront que nuire aux discussions progressistes et conséquemment, retarder la mise en œuvre de solutions adéquates.

    • Joël Tremblay - Abonné 8 août 2020 10 h 36

      Bonne analyse.

      Cependant, vous semblez associer anarchie avec criminalité et désordre, ce qui est une conception erronée.

      L'anarchie n'est que l'absence de hiérarchie ou de "dirigeant.e.s", pas l'absence d'organisation ou d'ordre. Ce n'est pas non-plus l'absence de règles ou de conventions. En fait, l'anarchie dans sa version idéaliste serait le rassemblement et la participation spontanée des personnes dans le but de régler les problèmes et surmonter les obstacles de la société pour le simple but du bien commun et dénuée d'objectifs d,avancement personnel ou de glorification.

      L'anarchie n'est pas en opposition à la vie humaine ou la prospérité, elle n'est pas synonyme de destruction et de désordre.

      Honnêtement, je pense que l,anarchie réelle est tellement effrayante pour les gens, à cause de la partcipation active et la responsabilisation qu'elle imposerait, les gens préfèrent l,associer à des choses négatives que d,avouer qu'ils/elles sont juste trop faibles pour assumer les conséquences de leurs actes. Alors on prend l'ordre qui est imposé (ou qu'on veut imposer...) et on appelle tout le reste "anarchie"...

  • Frédéric Lavoie - Inscrit 8 août 2020 08 h 53

    Pour un système policier "sous surveillance"

    Je travaille présentement à un projet de recherche sur la séparation paternelle. Beaucoup d'exemple d'incompréhension, d'accueil de la clientèle déficient, de manque de sensibilité, de jugements erronés, et préjugés de policiers envers les pères. À un moment, pour avoir travaillé pendant 10 ans dans le milieu de la Justice comme agent de probation, (et mon père était policier aussi), j'ai toujours eu un grand respect pour le métier et les gens qui l'exercent...toutefois, il y a certainement un manque au niveau de la formation et aussi du moment de probation au début de la carrière de policier. Il est essentiel qu'on se mette à jour des particularités toujours en mouvement des problèmes conjugaux, de santé mentale, de la nécessité de travailler avec un niveau de sensibilté élevé quant à ces questions. Exemple; un policier au début de sa carrière devrait être jumulé à un sénior, être supervisé lors de rencontres et interventions avec l'autre, pour tempérer, apprendre de l'expérience, se faire refléter que les réflexes sont parfois long à intégrer pour un travail "humain" qui tient compte de la complexité, très grande, de l'humain. C'est un des travail les plus difficiles dans notre société. Sans la police qui se police elle-même un peu, nous sommes dans le trouble...