Un ancien policier accusé de pédophilie est mort

François Lamarre était apparu pâle et frêle, dans un fauteuil roulant poussé par son frère, lors de sa comparution le 19 décembre 2019.
Photo: Pierre St-Arnaud La Presse canadienne François Lamarre était apparu pâle et frêle, dans un fauteuil roulant poussé par son frère, lors de sa comparution le 19 décembre 2019.

Un ex-policier montréalais et entraîneur de hockey mineur, arrêté en décembre pour des crimes de nature sexuelle contre quatre garçons remontant aux années 1970, est mort dimanche, avant de subir son procès.

Le Service de police de l’agglomération de Longueuil a annoncé mardi sur sa page Facebook que François Lamarre était décédé dimanche « de cause naturelle » dans un centre hospitalier de la Rive-Sud.

L’homme de 71 ans était apparu pâle et frêle, dans un fauteuil roulant poussé par son frère, lors de sa comparution le 19 décembre pour répondre à neuf chefs d’accusation, dont certains n’existent plus dans le Code criminel.

Ainsi, il était accusé, en plus de deux chefs d’agression sexuelle, de grossière indécence, d’attentat à la pudeur, d’avoir touché une partie du corps d’une personne de moins de 14 ans à des fins sexuelles et d’avoir invité, engagé ou incité une personne de moins de 14 ans à le toucher à des fins sexuelles. Ces accusations n’ont jamais été démontrées devant un tribunal.

Il avait été entraîneur de hockey à Greenfield Park à partir des années 1970 jusque dans les années 1990. Les crimes auraient été commis entre 1972 et 1997 contre quatre garçons âgés à l’époque de 9 à 16 ans, au domicile de l’accusé, dans sa voiture et dans des arénas. Certaines des victimes présumées étaient de jeunes joueurs de hockey à Greenfield Park, tandis que d’autres vivaient dans le même quartier que l’accusé.

François Lamarre avait pris sa retraite du Service de police de la Ville de Montréal en 1994. Il avait été arrêté le 4 décembre dernier et remis en liberté moyennant plusieurs conditions sévères, qui l’empêchaient notamment d’être en présence de mineurs en toutes circonstances.

La poursuite de l’enquête risquait toutefois d’aggraver son cas : lorsque le nom et le visage du septuagénaire ont été publiés, les policiers de Longueuil ont reçu de nombreux appels et ont ainsi identifié plusieurs autres victimes potentielles.

« Au total, 16 dossiers ont fait l’objet d’enquêtes et ont été autorisés par le Directeur des poursuites criminelles et pénales », indique mardi la police de Longueuil. « Les victimes qui s’étaient jusqu’ici manifestées vivaient toujours au Québec, mais aussi dans d’autres provinces du Canada, ainsi qu’en Angleterre. »

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