Plusieurs Canadiens restent inquiets face au déconfinement

Sur l'ensemble des répondants de l'étude de Statistique Canada, 38% n'étaient pas du tout préoccupés par les rassemblements de petits groupes et les visites chez d’autres personnes.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne Sur l'ensemble des répondants de l'étude de Statistique Canada, 38% n'étaient pas du tout préoccupés par les rassemblements de petits groupes et les visites chez d’autres personnes.

La crise provoquée par la pandémie du nouveau coronavirus a laissé des traces parmi les Canadiens, car bon nombre d’entre eux manifestent de l’inquiétude face à la reprise d’activités de la vie quotidienne qui étaient tout à fait normales il y a quelques mois à peine.

Ainsi, une étude publiée lundi par Statistique Canada conclut que malgré le déconfinement généralisé, les craintes persistent chez certains groupes démographiques.

Les personnes âgées de 65 ans et plus ont exprimé les plus hauts niveaux d’inquiétude. Ainsi, 67 % d’entre elles ont dit être très préoccupées par les risques pour la santé associés aux rassemblements de grands groupes.

De plus, 78 % des aînés ont fait part d’une inquiétude semblable face à la reprise des voyages en avion comparativement à 64 % pour l’ensemble des répondants.

Par contre, 38 % des Canadiens n'étaient pas du tout préoccupés par les rassemblements de petits groupes et les visites chez d’autres personnes.

Statistique Canada a aussi observé que les immigrants sont plus préoccupés par les risques pour la santé associés à la reprise des activités que les personnes nées au Canada, particulièrement pour ce qui est d’assister à un film ou à un événement en direct (81 %) ou à des rassemblements de grands groupes, comme des mariages et des services religieux (70 %).

Enfin, l’agence fédérale a noté que les personnes ayant un niveau élevé de préoccupation face aux risques pour la santé associés au déconfinement étaient plus susceptibles de prendre diverses précautions pour limiter la propagation du virus. Elles étaient également nettement plus susceptibles de vouloir recevoir le vaccin contre la COVID-19 (73 %).

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