Julien Lacroix visé par des allégations d’agressions et d’inconduites sexuelles

Lauréat de 4 Olivier, l’humoriste Julien Lacroix, 27 ans, s’est fait connaître à travers des capsules Web en 2015.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Lauréat de 4 Olivier, l’humoriste Julien Lacroix, 27 ans, s’est fait connaître à travers des capsules Web en 2015.

Relations sexuelles non consentantes, baisers non consensuels : neuf femmes racontent au Devoir avoir été victimes d’agressions ou d’inconduites sexuelles de la part de l’humoriste et comédien Julien Lacroix.

Lauréat de quatre Olivier, l’humoriste de 27 ans s’est fait connaître par des capsules Web en 2015. Particulièrement populaire auprès des jeunes, Julien Lacroix, qui compte plus de 167 000 abonnés sur Instagram, a fait partie de la distribution de l’émission de télé Code G à Vrak et de la série Projet 2000 sur ICI Tou.tv.

L’an dernier, il a lancé son premier spectacle solo, en plus de coanimer son premier gala Carte blanche au festival Juste pour rire. Tout récemment, il a coanimé un après-bal virtuel organisé à son initiative pour les finissants québécois privés de leur bal en raison de la pandémie.

Mais surtout, il a participé en 2018 à On parle de sexe, une websérie diffusée sur le site de Télé-Québec en partenariat avec la ligne d’intervention Tel-jeunes. Dans ces capsules destinées aux 13 à 15 ans, des sujets liés aux relations sexuelles à l’adolescence sont abordés de façon humoristique.

Ces neuf femmes qui se sont confiées au Devoir insistent sur l’importance de prendre la parole pour que ces comportements cessent et afin d’éviter à d’autres d’en être victimes, au moment même où une nouvelle vague de dénonciations déferle sur le Québec.

 

Julien Lacroix n’a pas accepté nos demandes répétées d’entrevue qui lui aurait permis d’avoir accès aux informations détaillées obtenues de nos sources et de les commenter. Il a plutôt demandé d’obtenir ces informations, y compris le nom de nos sources, avant de décider s’il nous accorderait une entrevue. Face à une liste descriptive des événements relatés ici, il a fait savoir qu’il considère qu’elle recèle des allégations non fondées et diffamatoires.

« Il m’a agressée sexuellement »

Geneviève Morin a été en couple avec Julien Lacroix durant près de six ans, de 2013 à 2019. Elle a connu l’humoriste en 2012, alors qu’ils faisaient tous deux de l’improvisation collégiale. Le 4 octobre 2019, près de huit mois après leur rupture, Geneviève Morin reçoit un appel de l’humoriste : il s’ennuie et aimerait la revoir. Elle accepte qu’ils se retrouvent à l’appartement qu’ils ont partagé pendant trois ans.

« Il m’a agressée sexuellement. Je lui ai dit “non, arrête” et, malgré ça, il a continué. Je pleurais, mais il a fait ce qu’il avait à faire et quand il a eu terminé, il a remis ses pantalons et m’a dit “arrête de pleurer, tu ne sais pas à quel point je t’aime” et il est parti », témoigne-t-elle, en sanglots.

Ayant prévu de partir en voyage quelques jours plus tard, Geneviève Morin garde le silence, surtout parce qu’elle a honte de ce qui lui est arrivé. À son retour, environ trois semaines plus tard, elle dit lui avoir écrit pour le confronter. Julien Lacroix l’aurait appelée dans les minutes suivantes.

« Il m’a dit qu’il s’excusait, qu’il s’en voulait, qu’il n’allait pas bien, qu’il ne voulait pas me faire de mal. Je lui ai dit que je trouvais ça grave et que je ne savais pas quoi faire », se souvient-elle.

Elle confiera son agression à deux amies avec lesquelles Le Devoir a pu s’entretenir, dont l’humoriste Rosalie Vaillancourt, qui a souvent partagé la scène avec Julien Lacroix. Cette dernière confirme au Devoir que Geneviève Morin lui a relaté l’agression au début de l’année 2020.

Après la séparation, Geneviève Morin réalise que sa relation avec Julien Lacroix était malsaine, et dit avoir subi des abus psychologiques et physiques. « Il était souvent en boisson. Il me traitait de pute, de bitch et lorsque je le confrontais le lendemain en lui disant qu’il ne pouvait pas me parler comme ça, il fondait en larmes et s’excusait en disant qu’il n’allait pas bien, qu’il m’aimait », raconte la jeune femme.

Sa voisine, Amélie Chartrand, corrobore ses dires. « Ce qui me séparait de leurs chicanes, c’était seulement un mur. J’entendais tout. Il m’est d’ailleurs arrivé d’aller cogner pour m’assurer que Geneviève était correcte », dit-elle.

En janvier dernier, Julien Lacroix fait parvenir à son ex-conjointe un long courriel, que nous avons pu consulter. Il lui souhaite une bonne année, s’excuse de ne pas lui avoir dit qu’il était en couple avec une nouvelle femme et écrit avoir hâte de travailler à nouveau avec elle. D’ailleurs, quelques semaines plus tard, il lui offre de la recommander comme script-éditeur pour travailler à l’écriture de la deuxième saison de la série Projet 2000, ce qu’elle accepte.

Une nuit de mai dernier, Julien Lacroix se présente une fois de plus chez Geneviève Morin après lui avoir téléphoné, bien qu’elle lui ait dit qu’elle ne voulait pas le voir. Paniquée, elle appelle le 911.

« Il a sonné sans arrêt pendant environ 5 minutes. Les policiers sont arrivés lorsqu’il était déjà parti », indique celle qui consulte une psychologue depuis plusieurs mois. Geneviève Morin n’a pas porté plainte pour agression sexuelle à la police, mais elle a confié au Devoir songer pour la première fois à le faire.

Relations sexuelles non consentantes

Trois autres femmes ont confié au Devoir avoir eu des relations sexuelles non consentantes avec l’humoriste en 2010 alors qu’elles étaient âgées de 15 et 16 ans, et Julien Lacroix, de presque 18 ans. Toutes trois l’ont connu au collège Durocher, à Saint-Lambert, et certaines ont demandé l’anonymat, par crainte de représailles de l’humoriste.

Âgée de 26 ans, Lauriane Palardy confie n’avoir parlé de cette agression qu’il y a deux ans à son conjoint, avec qui Le Devoir a aussi pu s’entretenir.

« J’avais une vie sexuelle quand même active à l’époque et je l’ai vécu comme quelque chose de vraiment désagréable, limite violent, mais pas comme une agression parce que je ne comprenais pas grand-chose au consentement à cette époque-là », témoigne-t-elle.

Elle se souvient que Julien Lacroix lui a proposé de dormir chez lui après une fête où elle avait beaucoup bu. « Il insistait pour que je me couche dans son lit et, à moment donné, je me suis dit “fuck off”, je veux juste dormir », dit-elle.

Or, Julien Lacroix aurait commencé à l’embrasser et à la toucher. « Ce n’est malheureusement pas aussi limpide que je le voudrais. Je me rappelle juste que je ne voulais pas lui faire de fellation et qu’il a insisté au point où il m’a tenu la tête », dit-elle.

Puisqu’elle savait Julien Lacroix en couple, elle a gardé longtemps le silence et a même continué à le côtoyer. Ce même été, Julien Lacroix lui aurait téléphoné pour passer la voir chez elle.

« Je lui ai dit non et il est venu cogner à la vitre de ma chambre avec insistance pendant plus d’une demi-heure. Mes parents n’étaient pas là et je me rappelle qu’à un moment, j’ai pensé appeler la police », dit-elle.

Dix ans plus tard, elle souhaite que l’humoriste se responsabilise et utilise sa notoriété pour amorcer une réflexion sociale. « Mon rêve, c’est qu’il fasse un mea culpa et qu’il se responsabilise. Qu’il reconnaisse qu’il a contribué à la culture du viol, dit-elle. Je souhaite qu’on mette en lumière la culture du silence, à laquelle j’ai moi aussi participé à l’époque en ne rapportant pas ce qui m’était arrivé. Une culture du silence catalysée par le manque d’éducation, de ressources et de support social. »

Une autre femme rencontrée par Le Devoir allègue un comportement similaire de la part de Julien Lacroix toujours à l’été 2010. « C’était la relâche scolaire, on était sortis dans un bar à Montréal et, à la fin de la soirée, Julien m’a dit qu’il n’avait plus d’argent pour prendre le taxi et m’a demandé s’il pouvait coucher chez moi », raconte-t-elle.

Réticente, la jeune femme, alors adolescente, finit par accepter à condition qu’il dorme sur le divan et prenne le premier métro pour Longueuil, où il habitait alors.

« Je lui ai mis des couvertures sur le divan chez ma mère et, moi, je suis allée me coucher dans ma chambre. Quelques minutes plus tard, Julien est venu se glisser dans mon lit et a commencé à m’embrasser. Je lui ai dit “non, on ne peut pas faire ça” », se souvient-elle. Elle ne voulait pas avoir de relation sexuelle avec lui.

Son refus ne freine pas Julien Lacroix. « Il me disait “on a déjà commencé, le mal est fait, personne ne va le savoir”, puis il était vraiment insistant. À un moment donné, j’ai cédé, j’étais en étoile et j’attendais que ça finisse. Quand il a terminé, de l’argent est apparu dans son portefeuille et il est parti prendre un taxi. »

Un an plus tard, elle se confiera à son copain, avec qui elle est encore en couple aujourd’hui, et avec qui Le Devoir a pu s’entretenir. C’est un véritable cauchemar que cette révélation provoquera lorsque Julien Lacroix apprend qu’elle en a parlé. « Il a parti une campagne de salissage contre moi. Il a décidé de partir des rumeurs en disant que j’étais une salope, que je couchais avec plein de gars ; beaucoup de gens m’ont intimidée et j’ai été exclue. Ç’a été très difficile, j’ai même dû consulter une psychologue », dit celle qui a fait de l’insomnie et de nombreuses crises de panique à cette époque.

Il lui faudra plusieurs années pour comprendre qu’elle a été agressée. « C’est dans un cours à l’université où la culture du viol a été abordée que, pour la première fois, j’ai pu mettre des mots sur ce qui m’était arrivé », dit-elle.

La jeune femme, qui a étudié en droit, n’a jamais envisagé de porter plainte. « Jamais je n’irai en justice avec mon histoire, parce que j’ai tellement eu de honte et de culpabilité que je ne pourrais pas livrer un témoignage béton », dit-elle. En 2015, elle consulte à nouveau une psychologue pour faire la paix avec cet événement.

« Ce que je recherche, c’est que ça n’arrive plus. Avec les années, j’ai compris que j’ai un devoir à l’égard des autres femmes de dénoncer, pour qu’il n’y ait pas d’autres victimes. J’aimerais aussi que Julien se responsabilise et reconnaisse qu’il a mal agi », dit-elle.

Briser le silence

Pour une autre femme avec qui Le Devoir s’est entretenu, « ce qui s’est passé avec Julien, ç’a été le début de la perte de pouvoir sur [son] corps ».

Un soir d’été en 2010, plusieurs invités auraient fini par dormir chez Julien Lacroix après un party organisé dans sa maison familiale dans le Vieux-Longueuil.

« Je me rappelle que je me suis couchée dans un lit simple et qu’un gars dormait par terre juste à côté, raconte la femme aujourd’hui âgée de 26 ans. Il commençait à faire clair quand Julien est entré et s’est couché à côté de moi. On n’avait jamais eu de rapprochements et il a commencé à m’embrasser, à me toucher les seins, puis il est descendu à mes fesses et a glissé ses doigts dans mes parties intimes. Je me rappelle lui avoir dit non et lui avoir demandé ce qu’il faisait là, mais il a continué et m’a pénétré avec ses doigts. »

Selon elle, Julien Lacroix aurait alors commencé à lui mettre de la pression pour la faire se sentir mal. « Il me disait “ben là, tu es ben plate, les autres le font”, poursuit-elle. J’étais figée. » Elle refuse d’aller plus loin, ce qui provoque selon elle la colère de Julien Lacroix, qui quitte la chambre en soulignant qu’elle est « poche ».

« Je me rappelle que j’étais un peu fâchée à l’intérieur de moi, parce que je n’ai pas aimé ça. On dirait qu’il a détruit mon rapport à la sexualité parce qu’à l’époque, je n’avais encore jamais eu de relation sexuelle. Il m’a fait sentir comme si c’était moi le problème, alors que, quand quelqu’un te dit non et que tu continues, bien c’est une agression », dit celle qui a confié l’événement à l’une de ses meilleures amies. Celle-ci a confirmé au Devoir avoir été mise au courant.

Baisers non consensuels

Cinq autres femmes avec qui Le Devoir s’est entretenu au cours des dernières semaines exposent le comportement déplacé de Julien Lacroix, et racontent avoir été embrassées par surprise, de manière non consensuelle, entre 2015 et 2019, alors qu’elles croisaient l’humoriste par hasard dans la rue ou dans un bar. Le Devoir a corroboré leurs témoignages auprès de personnes qui ont été témoins des événements ou à qui elles se sont confiées.

Gabrielle Prince-Guérard est l’une d’entre elles. En 2015, elle croise Julien Lacroix, qu’elle a connu au secondaire, dans un bar du Plateau-Mont-Royal. Ils discutent une bonne partie de la soirée.

« Quand je suis allée me chercher à boire au bar, il m’a dit : “Si tu me frenches, je te paie un shooter” », raconte-t-elle. Même si elle lui a clairement fait savoir qu’elle ne voulait pas, Julien Lacroix l’embrasse sans avertissement, dit-elle. « Sur le coup, je l’ai repoussé et je lui ai dit qu’il était con. »

« En ce moment, il a vraiment une grosse tribune et c’est devenu un peu le porte-parole de plein de trucs pour les jeunes, il a fait des capsules sur l’éducation sexuelle et je me dis que, s’il m’a fait ça à moi quand il n’était pas encore connu et qu’il n’avait pas autant de pouvoir, aujourd’hui avec toute sa renommée, qu’est-ce qu’il peut faire à d’autres femmes ? », mentionne Gabrielle Prince-Guérard.

En décembre 2017, Julien Lacroix a tenté d’embrasser Clémence Tessier dans un autre bar du Plateau-Mont-Royal. Elle raconte que Julien Lacroix s’est approché d’elle alors qu’elle discutait avec son amie à une table. « Il était en état d’ébriété, il m’a lancé “Hé, toi, es-tu une prostituée ?”, relate-t-elle. Il était vraiment désagréable et on lui a fait comprendre que ce n’était pas vraiment drôle », dit-elle.

Plus tard dans la soirée, elle recroise l’humoriste qui, sans prévenir, tente de l’embrasser sur les lèvres. « Ça m’a vraiment offensée. On ne se connaissait pas. Aujourd’hui, quand je vois son nom, je n’ai pas le goût de l’encourager, je trouve que ses comportements sont inappropriés », explique-t-elle.

Des comportements dégradants

L’humoriste Rosalie Vaillancourt rencontre Julien Lacroix en 2014 dans le cadre des Mardis du rire, les soirées d’humour qu’il organise alors à Longueuil. Ils collaborent dans les années qui suivent, avant de prendre des chemins différents.

En janvier dernier, Geneviève Morin lui raconte l’agression dont elle aurait été victime. Rosalie Vaillancourt décide alors de ne plus s’associer à Julien Lacroix.

« Avec le recul, je réalise qu’il a eu des comportements dégradants et qu’il le faisait souvent sous le couvert de l’humour », dit Rosalie Vaillancourt. « C’est déjà arrivé qu’il lève ma robe devant des gens et qu’il m’embrasse de force. J’ai l’impression d’avoir encouragé son comportement, parce qu’à l’époque, même si j’étais mal à l’aise, je ne le lui ai pas dit. »

De son côté, Geneviève Morin espère que Julien Lacroix va prendre conscience de la gravité de ses comportements. « Je pense qu’il doit faire une introspection. Il a trop longtemps été protégé, parce que le milieu de l’humour, c’est un boys’ club, ce sont des amis qui ne veulent pas se dénoncer entre eux. Je l’ai moi-même protégé pendant trop longtemps ; alors, je me dis que, si quelqu’un qui prétend m’aimer a pu me faire ça, comment peut-il agir avec les autres ? 

À voir en vidéo


 
11 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 27 juillet 2020 03 h 47

    Des gradants

    Et il y a un lien vidéo vers le cas de Julie Payette en fin d'article. Bien organisé.
    Ma conclusion? Tous les pouvoirs mènent aux abus. Les seuls qui ne semblent pas abuser de leurs pouvoirs sont ceux qui n'en ont pas. Plus grands pouvoirs? Plus grands abus.

  • Jean Thibaudeau - Abonné 27 juillet 2020 05 h 40

    Bien sûr, certains vont encore y voir du lynchage publique et nier le tout tant qu'un juge n'aura pas estampillé tout ça (ce qui a fort peu de chances d'arriver pour un tas de raisons)...

  • Anne-Marie Allaire - Abonnée 27 juillet 2020 05 h 43

    Indigne

    Est-ce vraiment dans mon Devoir que je lis ce type d'article? Il me semble qu'un peu de retenue dans la description des actes décrits par les victimes de ce prédateur aurait été de mise. Pas convaincue que celles-ci sont heureuses de voir leurs témoignages ainsi étalés a la une.

    • Louise Collette - Abonnée 27 juillet 2020 08 h 14

      Bien au contraire, tous les journaux doivent en parler, ça doit être dénoncé partout.

  • Pierre Bertrand - Abonné 27 juillet 2020 06 h 01

    Est-ce vraiment nécessaire.

    Je suis très surpris et même déçu de lire un tel article dans Le Devoir. Du potinage qui me fait penser au Journal de Montréal. C'est décevant. Mon journal à-t-il besoin de sombrer dans le populisme pour survivre ???

    • Louise Collette - Abonnée 27 juillet 2020 08 h 16

      Il ne s'agit pas de populisme quand il s'agit de femmes violées et violentées.
      On en parle et on en parlera jamais assez, point final.

    • Patrice Bolatre - Abonné 27 juillet 2020 08 h 19

      Bien sûr, nous sommes au dessus de ces fariboles, n'est-ce pas?

  • Claude Lemire - Abonné 27 juillet 2020 07 h 05

    Le Devoir devient-il un nouvel ALLO POLICE ou ÉCHO VEDETTES?

    Je suis surpris de voir un tel article en première page du DEVOIR ! Et on y consacre une autre page complète ! Ce n'est pas pour lire un tel torchon que je suis abonné au Devoir depuis plus de 50 ans.
    Je ne connais pas cet individu et ne suis pas intéressé à le connaitre.
    Par contre, ce que je trouve inquiétant, c'est que Le Devoir donne tant d'importance à cette nouvelle insignifiante en la plaçant à la une et y consacre tant d'espace : faudrait pas que Le Devoir devienne une sorte d'ALLO POLICE ou de ÉCHO VEDETTES... (La journaliste aurait pu se contenter d'un petit article d'une trentaine de ligne, loin de la une, près de la nécrologie par exemple)

    • Pierre Desautels - Abonné 27 juillet 2020 08 h 19


      Vous trouvez cela insignifiant les agressions sexuelles et la culture du viol? Sur quelle planète vivez-vous?