L’enquête pour «incendie volontaire» se poursuit à Nantes

Un feu s’est déclaré samedi, à Nantes, dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, un édifice du XVIe siècle.
Photo: Laetitia Notarianni Associated Press Un feu s’est déclaré samedi, à Nantes, dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, un édifice du XVIe siècle.

Au lendemain de l’incendie dans la cathédrale de Nantes, un ressortissant rwandais, bénévole du diocèse, qui était entendu en garde à vue a finalement été remis en liberté dimanche soir, sans aucune poursuite.

L’enquête continue pour déterminer l’origine du sinistre, samedi matin, dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul où ont été retrouvés trois départs de feu.

L’homme de 39 ans avait été entendu par la police, car il était « chargé de fermer la cathédrale vendredi soir » et que les enquêteurs « voulaient préciser certains éléments de l’emploi du temps de cette personne », a expliqué dimanche Pierre Sennès, procureur de la République de Nantes.

Finalement, il a été remis en liberté en soirée « sans aucune poursuite », a indiqué le procureur à l’AFP. « Il n’est pas impliqué dans la commission des faits », avait-il assuré plus tôt au quotidien Presse Océan.

Le bénévole, qui intervient pendant les messes en tant que servant d’autel, est « venu se réfugier en France il y a quelques années », a expliqué le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois. « J’ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs », a-t-il ajouté.

Le feu qui s’est déclaré samedi dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, un édifice du XVIe siècle, a détruit des vitraux et des objets d’art, dont le grand orgue.

L’origine du sinistre reste une énigme. Aucune trace d’effraction aux accès extérieurs n’a été constatée, avait rappelé samedi le procureur. Selon le père Hubert Champenois, interrogé samedi, « tout était en ordre » vendredi soir. « Chaque soir, avant de la fermer, une inspection très précise » est effectuée, a-t-il dit.

Sur place dimanche matin, un large périmètre de sécurité était encore en place devant la cathédrale, tenant les curieux à l’écart.

Depuis samedi après-midi, des experts incendie du laboratoire de police scientifique et technique sont à l’œuvre pour tenter de déterminer l’origine du sinistre dans le cadre de l’enquête ouverte pour « incendie volontaire ».

Le premier ministre, Jean Castex, accompagné des ministres de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et de la Culture, Roselyne Bachelot, s’est rendu samedi après-midi à Nantes, rendant hommage « au dévouement et au très grand professionnalisme de la grosse centaine de sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés dès le début du sinistre et qui l’ont géré avec une efficacité remarquable ».

Il a promis que l’État « prendra toute sa part » dans la reconstruction, qu’il « souhaite la plus rapide possible ».

L’édification de la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul, de style gothique flamboyant, a duré plusieurs siècles (de 1434 à 1891).

À voir en vidéo