Le président du Mali rencontre les responsables du mouvement de contestation

Soumaïla Cissé a été enlevé le 25 mars par des djihadistes présumés alors qu’il était en campagne pour les législatives dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays.
Photo: Michele Cattani Agence France-Presse Soumaïla Cissé a été enlevé le 25 mars par des djihadistes présumés alors qu’il était en campagne pour les législatives dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays.

Le président malien, Ibrahima Boubacar Keïta, a poursuivi dimanche ses rencontres avec les responsables du mouvement qui le conteste, après plusieurs semaines d’agitation politique dans ce pays, également secoué par des violences meurtrières.

Les responsables du mouvement dit du 5 juin, coalition de responsables religieux et de personnalités de la société civile comme du monde politique qui conteste le pouvoir de M. Keïta, étaient ensuite en réunion pour donner une suite à cette rencontre.

Le chef de file de ce mouvement, l’imam Mahmoud Dicko, avait été reçu samedi à Bamako par le président malien, a annoncé dimanche la présidence sur Twitter. « On a parlé de tout ce qui concerne cette crise et du pays de façon générale. Je pense qu’avec la volonté de tout un chacun et de toutes les parties concernées, nous allons, Inchallah [si Dieu le veut], trouver la solution », a déclaré l’imam Dicko à l’issue de la rencontre.

Le président Keïta a dit « avoir pris connaissance du mémorandum que le M5-RFP [Mouvement du 5 juin — Rassemblement des forces patriotiques] lui avait transmis au préalable à travers l’imam Dicko », a déclaré après la rencontre de dimanche un responsable du mouvement, Choguel Maïga, sans dévoiler le contenu de ce document.

Le chef de l’État a par ailleurs invité le mouvement à discuter avec les partis de la majorité présidentielle et évoqué « les efforts de tous les instants que l’État malien et lui-même font afin d’obtenir la libération » du chef de l’opposition, Soumaïla Cissé, a dit M. Maïga. M. Cissé a été enlevé le 25 mars par des djihadistes présumés alors qu’il était en campagne pour les législatives dans la région de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays.

Les législatives de mars-avril, et la décision de la Cour constitutionnelle de repêcher une trentaine de candidats déclarés battus, dont une dizaine de la majorité présidentielle, sont considérées comme un élément déclencheur de cette mobilisation.

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