À Québec, les propriétaires auront 4 ans pour remplacer leurs conduites de plomb

Un projet de règlement de la Ville de Québec interdit officiellement les conduites en plomb et oblige les propriétaires à les remplacer dans un délai de quatre ans.
Photo: iStock Un projet de règlement de la Ville de Québec interdit officiellement les conduites en plomb et oblige les propriétaires à les remplacer dans un délai de quatre ans.

À partir du 6 juillet prochain à Québec, les propriétaires de résidences ayant des conduites en plomb auront quatre ans pour les remplacer en vertu d’un nouveau règlement municipal.

Le projet de règlement interdit officiellement les conduites en plomb et oblige les propriétaires à les remplacer dans un délai de quatre ans. Il doit être déposé ce lundi lors de la séance du conseil municipal.

La Ville estime qu’environ 8000 propriétés seront touchées par cette mesure. Les bâtiments construits entre 1945 et 1955 sont les plus à risque.

Elle évalue qu’il en coûtera 5500 $ en moyenne aux propriétaires pour se conformer aux nouvelles règles. Ces derniers auront par ailleurs accès à un programme de subventions allant jusqu’à 2500 $. Les propriétaires récalcitrants s’exposeront quant à eux à des amendes de 1000 $ pour un premier refus et 2000 $ pour un second.

Inspections retardées par la COVID-19

La mesure s’appliquera à partir du moment où les techniciens de la ville auront confirmé la présence de plomb dans les conduites. Cette année, seulement 50 propriétés seront testées mais la Ville souhaite faire passer le nombre d’inspections à 1000 par an.

En raison de la COVID-19, les travaux de dépistage ont été retardé et seulement 46 inspections ont été menées sur les 300 prévues. L’embauche de chimistes et techniciens a en outre été ralentie avec quatre personnes recrutées au lieu des dix prévus.

En raison des risques de contagion, les techniciens de la Ville comptent d’ailleurs tester l’eau à partir des tuyaux d’arrosage extérieurs lorsque ce sera possible pour ne pas avoir à pénétrer dans les résidences.

Depuis l’automne 2019, les villes sont soumises à de nouvelles exigences gouvernementales en la matière. Elles doivent se doter d’un plan d’action pour identifier les propriétés ayant des conduites en plomb et se donner un échéancier pour les remplacer.

Le plomb est considéré comme nuisible à la santé, même en faible quantité, selon l’Organisation mondiale de la santé. À de faibles concentrations, il affecte surtout le système nerveux et peut entraîner des effets mineurs sur le développement intellectuel des nourrissons et des enfants de moins de 6 ans.

L’an dernier, Santé Canada a abaissé la norme de concentration maximale de plomb acceptable dans l’eau de 10 microgrammes par litre à 5 microgrammes par litre ce qui rend des milliers de propriétés non-conformes.

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