En photos | Une soirée avec les policiers de Longueuil

Le déconfinement se fait ressentir dans les interventions des policiers après presque trois mois à patrouiller les rues désertes de Longueuil. Et entre une chicane de voisins, un enfant égaré et des jeunes soupçonnés de vol, les agents composent aussi avec des tensions raciales ravivées par l’affaire George Floyd aux États-Unis.

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1 Il est environ 18 h 30 : Marie-Josée Roy et Antoine Laliberté commencent leur quart de travail. La police n’y échappe pas : avant d’entrer et sortir du poste, il faut passer par toutes les étapes de désinfection allant du lavage de main au nettoyage de chaque pièce de leur équipement. Renaud Philippe Le Devoir
2 L'intérieur de l'auto-patrouille est aussi désinfectée.  « On n’est pas obligés de porter le masque, alors nous, on a décidé de ne pas le mettre, sauf lorsque ce sont des appels COVID-19 », mentionne l’agente Roy. Renaud Philippe Le Devoir
3 Premier appel de la soirée. Marie-Josée Roy assiste un homme en détresse en attendant l'arrivée des ambulanciers. Renaud Philippe Le Devoir
4 Avec des quartiers de plus en plus multiculturels et davantage de problématiques de santé mentale, les policiers croient qu’il est nécessaire de revoir leur approche. «Il y a des collègues qui ont une approche plus répressive», souligne l’agent Laliberté. «Nous, on va avoir une approche plus humaine. La police, ce n’est plus comme il y a 15 ou 20 ans, on est vraiment de plus en plus en relation d’aide qu’en répression», ajoute sa consœur. Renaud Philippe Le Devoir
5 Les deux agents interceptent un conducteur qui n'a pas respecté son interdiction médicale de conduire. Renaud Philippe Le Devoir
6 Vers 20h30, les policiers interviennent à la suite de deux appels au 911 révélant un conflit entre voisins. Les patrouilleurs partent après avoir expliqué aux deux camps que, s’ils ont des récriminations, c’est davantage leur propriétaire qu’il faudra appeler. « Il nous a dit d’appeler la police », se désole un d’entre eux. Renaud Philippe Le Devoir
7 « La majorité des interventions qu’on fait, c’est à la suite d’un appel. On n’a pas le choix d’aller cogner aux portes, d’aller faire des vérifications, mais parfois ça peut être perçu comme si on visait [une communauté], mais ce que les gens ne savent pas toujours, c’est que ce sont des voisins qui appellent », expliquent les agents. Renaud Philippe Le Devoir
8 Renaud Philippe Le Devoir
9 Marie-Josée Roy et Antoine Laliberté répondent à un appel de détresse d'une dame ayant fait une tentative de suicide en avalant une grande quantité de médicaments. Renaud Philippe Le Devoir
10 Sur les lieux, les policiers assurent la sécurité de la dame et la réconfortent en attendant les ambulanciers. Renaud Philippe Le Devoir
11 Les agents poursuivent leur intervention jusqu'à l'admission de la dame à l'hôpital. Renaud Philippe Le Devoir
12 Le duo reprend la route pour un autre appel concernant une chicane de voisin. « Du tapage nocturne. On parle de bruit de table et de chaises et des enfants qui courent. Le plaignant ne veut pas être rencontré lorsque les policiers seront sur place », lit à voix haute l’agente Roy. « Il a précisé “ce sont des Arabes” », mentionne-t-elle. « Et si la personne prend la peine de préciser ça, ça traduit disons la perception du plaignant, mais ce n’est pas la nôtre. » Renaud Philippe Le Devoir
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14 Marie-Josée Roy et Antoine Laliberté répondent à un appel pour vol dans un magasin de vélos, où des vélos d'une valeur totale de 35 000 $ auraient été dérobés. Renaud Philippe Le Devoir
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