André Boisclair comparaîtra en juillet

<p>S’il est reconnu coupable au terme d’un procès, André Boisclair est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans.</p>
Photo: Améli PIneda Archives Le Devoir

S’il est reconnu coupable au terme d’un procès, André Boisclair est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans.

Visé par des accusations d’agression sexuelle, l’ex-chef péquiste André Boisclair devra comparaître formellement en juillet prochain, a-t-il été décidé mardi matin.

La date de la comparution de l’ancien politicien a été fixée au 14 juillet lors d’une brève audience au cours de laquelle une ordonnance de non-publication a été demandée par le procureur de la Couronne, Luc Pagé. « C’est pour empêcher qu’on diffuse de l’information qui puisse identifier la victime présumée », a-t-il expliqué.

L’homme de 54 ans a été accusé d’agression sexuelle avec la participation d’une autre personne, le 28 mai dernier. Il est aussi accusé d’avoir utilisé une arme pour commettre l’agression. Les deux accusations visent des crimes commis à l’égard de la même personne, qui n’est identifiée que par ses initiales. L’agression armée se serait produite il y a six ans et demi, le 8 janvier 2014.

Aucune information concernant la participation de la tierce personne n’a été divulguée jusqu’à présent. « Je ne peux pas donner plus de commentaires à ce niveau-là », s’est limité à dire Me Pagé. « Actuellement, il n’y a pas d’accusation contre qui que ce soit d’autre que M. Boisclair », a-t-il ajouté.

S’il est reconnu coupable au terme d’un procès, il est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 14 ans.

Le jour même du dépôt des accusations, M. Boisclair a remis sa démission à l’Institut de développement urbain du Québec (IDU), qu’il présidait depuis 2016.

Le lendemain, il s’est présenté dans un poste de police de Montréal pour fournir notamment ses empreintes digitales. Accompagné de son avocat, M. Boisclair, qui portait un masque, n’a fait aucun commentaire après avoir passé près de trois heures au poste. « Deux mètres » ont été les seuls mots qu’il a prononcés à l’égard des journalistes présents, visiblement afin que les règles de distanciation physique soient respectées.

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