En photos | Des refuges sollicités

Montréal s’apprête à déposer son plan de transition pour fermer plusieurs lits d’urgence et sites de distribution alimentaire mis en place pour aider les itinérants à traverser la « crise humanitaire » qui a suivi le confinement. Même si la Ville assure qu’elle ne laissera tomber personne, des organismes redoutent une fermeture trop rapide. 

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1 L’aréna Maurice-Richard, à Montréal, accueille un des centres d’hébergement temporaires pour personnes itinérantes mis en place pour le temps de la pandémie. Les gens peuvent y dormir dans de petits cubicules et manger trois repas par jour. Renaud Philippe Le Devoir
2 Stéphanie Lapchak et Éric Champagne font partie des chanceux qui ont une chambre de couple à l’aréna Maurice-Richard, dans ce qui était à l’origine un vestiaire pour les joueurs. Après plusieurs semaines éprouvantes, ils ont l’impression d’avoir enfin un peu de répit. Renaud Philippe Le Devoir
3 Pierre (en avant plan), Gaétan, Bachir, Mohamed, Stéphanie, Stéphane et Denis relaxent sur la pelouse derrière l’aréna Maurice-Richard. Ils sont confinés dans l’aréna, mais doivent sortir avec toutes leurs affaires de 13h à 17h pour permettre aux équipes de nettoyage de tout désinfecter. Renaud Philippe Le Devoir
4 Des employés de Qualinet désinfectent les cubicules où vivent des itinérants depuis le début du confinement, à l’aréna Maurice-Richard. Renaud Philippe Le Devoir
5 Renaud Philippe Le Devoir
6 George Piqott, 59 ans, a longtemps pensé qu’il était fou. Aujourd’hui, il dit avoir la preuve qu’il est bel et bien le descendant d’une union très lointaine entre un prince anglais et une Amérindienne, ce qui fait de lui le roi du Commonwealth. Il doit réclamer son trône dans sa soixantième année. En attendant la couronne et les millions, il dort dans la rue et passe ses journées au square Cabot. Renaud Philippe Le Devoir
7 Des employés de l’organisme Résilience préparent des repas qui sont servis gratuitement au square Cabot, l’un des sites extérieurs de distribution alimentaire les plus achalandés de la Ville de Montréal. Renaud Philippe Le Devoir
8 Des bénévoles, masqués et équipés de visières, s'affairent à trier la multitude de dons reçus chez Résilience. Renaud Philippe Le Devoir
9 Les femmes de la rue ont été particulièrement frappées par la diminution des services aux personnes itinérantes en début de pandémie. Le refuge Chez Doris a finalement pu installer des lits supplémentaires et prolonger ses heures d'ouverture, mais rien n'est assuré pour les semaines à venir. Renaud Philippe Le Devoir
10 Clara est intervenante au refuge Chez Doris, qui offre des services aux femmes itinérantes. L'accueil du centre a été métamorphosé depuis le début de la crise. Renaud Philippe Le Devoir
11 Lizzie profite des services offerts chez Doris.
12 L’entreprise d’insertion sociale RestoPlateau sert généralement des repas complets à 4,25$. Ne pouvant plus accepter d’argent comptant en raison de la pandémie, l’organisme sert actuellement des repas gratuits à l’extérieur, dans un conteneur situé à l’arrière d’une église, près du métro Mont-Royal. Renaud Philippe Le Devoir
13 Ali, Daniel, Abdallah et Tiriakos font la file pour recevoir gratuitement un repas chaud au RestoPlateau. La plupart disposent d'appartements ou d'une chambre pour dormir, mais ils ont de la difficulté à joindre les deux bouts, surtout à la fin du mois. Renaud Philippe Le Devoir
14 Tiriakos, 78 ans, a pris son petit déjeuner au site de distribution alimentaire du parc Jeanne-Mance, près du Mont-Royal, avec ses amis Ali et Abdallah. Les trois hommes se sont ensuite dirigés vers le RestoPlateau pour recevoir un dîner chaud. Renaud Philippe Le Devoir
15 Mireille, du RestoPlateau, sert un repas à Abdallah. «Je prendrais un steak et une queue de homard», blague-t-il en rigolant. Il est très heureux de recevoir son repas chaud: soupe, légumes grillés et poulet au paprika. Renaud Philippe Le Devoir
16 Montréal a ouvert plus de 700 lits d’urgence dans des refuges temporaires, mais certains itinérants préfèrent rester dehors. Plusieurs sont incapables de rester confinés en raison de problèmes de santé mentale, de dépendances ou d’une intolérance aux règlements. Renaud Philippe Le Devoir