Quoi retenir de la fin de semaine?

  • Le nombre de décès liés à la COVID-19 en légère baisse au Québec

    Le nombre de décès liés à la COVID-19 en légère baisse au Québec

    Bien que le bilan mortel causé par le coronavirus continue de s’alourdir, la tendance est à la baisse au Québec. L’Institut national de santé publique a rapporté dimanche 44 nouveaux décès dus à la COVID-19, ce qui porte le total du Québec à 3984 depuis le début de la pandémie. Le cumul des infections s’élève maintenant à 47 411, une augmentation de 573 personnes. De ce nombre, 14 331 sont guéries et 29 096 sont toujours actives. Les données de dimanche font état de 1435 hospitalisations (en baisse de 17), dont 170 aux soins intensifs (en hausse de 3).

    Le premier ministre du Québec, François Legault, ne faisait pas de point de presse ce week-end, mais il sera de retour lundi à Montréal, flanqué de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, et du directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

    Chez nos voisins de l’Ontario, le premier ministre, Doug Ford, a annoncé dimanche que les personnes asymptomatiques peuvent dorénavant se faire tester pour la COVID-19. Selon M. Ford, la meilleure stratégie contre le virus reste le dépistage massif. C’est pourquoi il a demandé à toute personne qui craint d’avoir la COVID-19, même si elle ne présente aucun symptôme, d’aller passer un test. L’Ontario devrait aussi annoncer la semaine prochaine une nouvelle stratégie de dépistage ciblant des secteurs spécifiques. Le bilan de la province s’élève maintenant à plus de 25 000 infections, dont 19 477 guérisons et 2073 décès.

    Dans les autres provinces canadiennes, où la pandémie a frappé moins fort, les données sont plus qu’encourageantes. À Terre-Neuve-et-Labrador, par exemple, aucun nouveau cas n’a été signalé depuis 17 jours consécutifs. Au Nouveau-Brunswick, un seul cas actif est officiellement enregistré.

  • De quelle façon débattre aux Communes?

    De quelle façon débattre aux Communes?

    Le gouvernement libéral de Justin Trudeau a proposé samedi une nouvelle formule pour la suite des travaux parlementaires. Quatre fois par semaine jusqu’au 17 juin, les députés se réuniraient à la fois en personne à la Chambre des communes (pour certains) et de façon virtuelle (pour les autres). Actuellement, les députés fédéraux se rencontrent trois fois par semaine ; une fois en personne et deux fois à distance.

    Mais cette entente se termine lundi. Les conservateurs réclament depuis des semaines une présence accrue au Parlement, et pas seulement pour discuter des enjeux liés à la pandémie. Puisqu’ils sont minoritaires, les libéraux ont besoin de l’appui d’au moins un des partis d’opposition. Les négociations se tiennent en coulisses, à l’abri des médias. Cela dit, une source bien placée au Nouveau Parti démocratique a indiqué qu’une entente était possible.

    Il serait étonnant que le gouvernement s’allie avec les conservateurs, puisque leur chef, Andrew Scheer, exige que le Parlement soit considéré comme un service essentiel afin de reprendre le travail de façon normale — tout en respectant les consignes de distanciation physique, bien entendu.

  • Une manifestation en soutien aux «anges gardiens» demandeurs d’asile

    Une manifestation en soutien aux «anges gardiens» demandeurs d’asile

    Des manifestants ont revendiqué un statut spécial pour les demandeurs d’asile qui sont au front dans le réseau de la santé. Samedi matin, une cinquantaine de voitures ont formé un convoi bruyant devant le bureau du premier ministre fédéral Justin Trudeau à Montréal. D’autres personnes ont brandi des affiches le long des trottoirs.

    La situation de ces travailleurs est délicate : ils prêtent main-forte dans les CHSLD pour aider à combattre la COVID-19, mais s’ils tombent malades, ils ne sont pas couverts par l’assurance maladie. Cela veut dire qu’il leur est impossible de passer un test de dépistage, par exemple. Des centaines de travailleurs en CHSLD, dont des préposés aux bénéficiaires, sont en situation irrégulière et attendent une réponse pour obtenir la résidence permanente, selon l’organisateur de l’événement.

  • Hong Kong crie de nouveau à l’injustice

    Hong Kong crie de nouveau à l’injustice

    La crise politique qui a secoué Hong Kong l’an passé semble avoir repris de plus belle ce week-end, dans la foulée du dépôt au Parlement chinois vendredi d’un texte jugé liberticide par les militants pro-démocratie de l’ex-colonie britannique. Pékin a demandé dimanche l’application « sans le moindre délai » de ce projet de loi qui interdit « la trahison, la sécession, la sédition et la subversion » à Hong Kong.

    Des milliers de manifestants ont envahi les rues malgré l’interdiction de manifester à cause du coronavirus. La foule et les policiers se sont échangé divers projectiles et gaz lacrymogènes. Les forces policières ont fait état de 120 arrestations.