Grand format Incursion chez les Soeurs de la Providence

Dans leur résidence, à quelques pas de l’hôpital Sacré-Cœur, qu’elles ont fondé il y a bien longtemps, les Sœurs de la Providence crient à l’aide. Prises avec une éclosion de COVID-19 dont le nombre de cas explose de jour en jour, elles demandent des renforts qui ne viennent pas. Celles qui ont passé leur vie à soigner les plus vulnérables se sentent aujourd’hui abandonnées par le système.

1 Il y a un peu plus d’une semaine, il y a eu un premier cas de COVID-19 à la Résidence Salaberry. Le lendemain, six. Le surlendemain, douze. D’autres attendent encore leurs résultats. Au Carrefour Providence, il y a eu deux cas.
  Marie-France Coallier Le Devoir
2 À la Résidence Salaberry, la docteure Rachel Savage fait le point avec l’infirmière de la maison, sœur Réjeanne Turcotte. Marie-France Coallier Le Devoir
3 À la résidence Carrefour Providence, on s’estime chanceux. Sur les 350 sœurs, il n’y a eu que deux cas, dont une qui est guérie. Mais la directrice générale, Danielle Gaboury, sait qu’elle ne pourra pas tenir longtemps si une éclosion devait survenir. Marie-France Coallier Le Devoir
4 La docteure Rachel Savage écoute les bronches de sœur Hélène Paillé, qui attend les résultats de son test de dépistage. Depuis samedi, la Dre Savage, qui fait des soins à domicile, a ajouté la résidence dans sa tournée. Elle note une détresse psychologique chez plusieurs patientes, signe précurseur d’une santé déclinante. Marie-France Coallier Le Devoir
5 « Ce sont mes sœurs qui sont malades, je ne veux pas les perdre, témoigne la soeur supérieure Céline Brousseau. Je voudrais faire plus, mais je n’y arrive plus. Des fois, je ne suis plus capable de marcher à la fin de la journée. Je travaille jour et nuit. Je ne pourrai pas faire longtemps comme ça… » Marie-France Coallier Le Devoir
6 Une sœur marche dans les couloirs de la résidence Carrefour Providence. Marie-France Coallier Le Devoir
7 La résidence Carrefour Providence demande l’aide du gouvernement et du réseau de la santé pour l’aider à s’occuper des religieuses, dont la moyenne d’âge est de 85 ans. Marie-France Coallier Le Devoir