Montréal-Nord, côté solidarité

Au début des années 2000, la rue Pelletier, à Montréal-Nord, était surtout connue pour ses gangs et pour le trafic de drogues et la prostitution qui s'y déroulaient. Aujourd'hui, l'îlot Pelletier est méconnaissable grâce notamment à l'engagement de ses habitants. Une solidarité d'autant plus précieuse quand il faut faire face à une pandémie.

1 Portés par l'urgence, les résidents de l'îlot Pelletier ont su transformer leur milieu de vie au cours des dernières années. Valérian Mazataud Le Devoir
2 Zayna, mère de famille monoparentale, vit avec ses 4 enfants âgés de 5 a 13 ans dans un des appartements de l'îlot Pelletier. «Confinés tous les cinq ce n'est pas si dur car j'aime mes enfants!» Teshia, l'aînée de la fratrie, regrette de ne plus pouvoir marcher pour aller à l'école. Valérian Mazataud Le Devoir
3 Daguy, 5 ans et Toton, 8 ans, jouent aux cartes dans le salon de l'appartement de Zayna. Leur sante est fragile, alors il ne sortent que sur leur balcon. Valérian Mazataud Le Devoir
4 Caroline Robichaud, dans le jardin communautaire ou les résidents cultivent leur potager. C'est un endroit où elle aime beaucoup se promener l'été. «Si on n'a pas de balcon, on se contente de regarder le soleil à travers les murs», confie-t-elle. Valérian Mazataud Le Devoir
5 Guy Roberge habite l'îlot Pelletier depuis 19 ans. Il connaît tout le monde et essaie d'être attentif aux besoins de chacun: manque de nourriture, besoin d'un téléphone.... «Ce qui me manque le plus c'est la socialisation.» Il ne peux plus appeler sa famille faute de pouvoir se payer un forfait cellulaire longue distance. Valérian Mazataud Le Devoir
6 Jasmine Winner, 65 ans, une des résidentes les plus isolées, vit au 5e étage, branchée 16 heures par jour à un compresseur d'oxygène, à cause d'un asthme sévère et dégénératif. «La COVID ne me fait pas peur, ma maladie est bien pire, et de toute façon je ne peux plus sortir de chez moi.» Désormais, elle vit grâce à l'aide de ses voisins et d'associations. «Je suis devenue dépendante de tout le monde et j'ai dû apprendre à demander.» Valérian Mazataud Le Devoir
7 Brunilda Reyes, fondatrice des Fourchettes de l'espoir, dépose les aliments qui composent le panier d'aide alimentaire destiné à une famille. L'organisation communautaire, très active, agit aujourd'hui comme guichet unique pour la distribution de l'aide alimentaire dans l'arrondissement. Valérian Mazataud Le Devoir
8 Céline Bélanger, une des résidentes qui possèdent une voiture, fait l'épicerie pour de nombreux voisins. Avec sa voisine Céline Leduc, 71 ans, elle gère une banque alimentaire informelle pour les plus démunis de leur communauté. Cette dernière en coordonne l'organisation sans sortir de son appartement. «J'ai 71 ans, alors personne ne me laisse sortir et on fait tout pour moi!» Valérian Mazataud Le Devoir
9 Céline Bélanger effectue une rapide visite au Manoir Gouin, une résidence pour personnes âgées où elle aide Raymonde Muse, 75 ans, pour son épicerie. «C'est une dame qui participe aux activités de l'îlot Pelletier, et je me suis rendu compte qu'elle commençait à manquer de nourriture.» Valérian Mazataud Le Devoir
10 Raymonde Muse, 75 ans, dans le hall d'entrée de sa résidence. Céline Bélanger est allée lui acheter des canevas vierges pour la peinture, une des activités qui permettent a la septuagénaire «de se désennuyer». Valérian Mazataud Le Devoir