Quoi surveiller aujourd’hui?

  • Le Premier mai et la hausse du salaire minimum

     Le Premier mai et la hausse du salaire minimum

    C’est la Journée internationale des travailleurs en ce 1er mai. Et comme le veut la tradition au Québec, c’est à partir d’aujourd’hui que le salaire minimum augmente: auparavant de 12,50 $ l’heure, il s’établit maintenant à 13,10 $ l’heure. Le salaire minimum versé à ceux qui reçoivent un pourboire, lui, sera dorénavant de 10,45 $ l’heure.

    La hausse, qui avait été annoncée en décembre dernier, entre donc en vigueur malgré la crise actuelle.

    Ailleurs dans le monde, notamment en France, le Premier mai est habituellement marqué par de grandes manifestations de travailleurs. Reste maintenant à voir comment seront conjugués confinement et mobilisation, pandémie oblige…

  • Le lent retour à la normale

    Le lent retour à la normale

    Plusieurs pays marquent aujourd’hui un semblant de retour à la normale après des semaines de lutte contre la COVID-19.

    C’est notamment le cas en Autriche, qui lève maintenant toutes les restrictions de déplacement imposées à sa population. Déjà, le 15 avril, Vienne avait décrété la réouverture des petits commerces. Du côté de la Chine, on continue aussi d’alléger les mesures de contrôle: la Cité interdite de Pékin, fermée depuis le 25 janvier, sera de nouveau accessible au public.

    Un autre levée des mesures anti-COVID-19, plus litigieuse, celle-là, a aussi lieu chez nos voisins du Sud: au Texas, les commerces sont maintenant autorisés à rouvrir leurs portes.

  • La fin du cessez-le-feu en Colombie

    La fin du cessez-le-feu en Colombie

    Un mois après avoir décrété un cessez-le-feu en raison de la pandémie, l’ELN, la dernière guérilla active en Colombie, reprend les armes aujourd’hui.

    Face à la propagation de la COVID-19 dans le pays, qui compte maintenant près de 6500 cas déclarés et 293 morts dues à la maladie, les guérilleros avaient baissé les armes le 30 mars dernier en proposant de mettre en place une trêve négociée.

    Inspirée de la révolution cubaine, l’ELN est apparue en 1964. Elle compterait environ 2300 combattants.

  • Il y a 57 ans, la nationalisation de l’électricité au Québec

    Il y a 57 ans, la nationalisation de l’électricité au Québec

    Le 1er mai 1963, il y a 57 ans, Hydro-Québec devient le géant que l’on connaît, avec la nationalisation des 11 grandes compagnies privées d’électricité desservant la province.

    La société d’État avait vu le jour 19 ans plus tôt, en 1944, quand Québec avait nationalisé la Montreal Light, Heat and Power Consolidated, qui régnait en maître sur la métropole. En 1962, René Lévesque, alors ministre des Ressources naturelles, suggère que l’on réserve le même sort aux autres monopoles électriques de la province.

    Le premier ministre Jean Lesage déclenche rapidement des élections en brandissant haut et fort le thème de la nationalisation de l’électricité — son slogan «Maîtres chez nous» entrera notamment à l’histoire —, un scrutin qu’il remporte aisément.

    Il s’agit d’une des premières grandes réformes mises en place par le gouvernement Lesage: c’est en essence le début de la Révolution tranquille.