L'effort de guerre d'une distillerie

1 L'alambic qui sert d'habitude à produire les alcools fins de la distillerie sert pour le moment à fabriquer un alcool à plus de 90%, composante principale du gel désinfectant avec la glycérine et l'hydroxypropyl cellulose. Valérian Mazataud Le Devoir
2 François Viel-Lapointe prélève un échantillon de la bière forte qui sera distillée pour produire le gel. La matière première de ces 8000 litres de bière de basse qualité? Vieux grains et sirop d'érable passé de date. Valérian Mazataud Le Devoir
3 Station d'embouteillage de gel improvisée à la distillerie Noroi. La semaine dernière, l'entreprise de Montérégie préparait 1000 litres de gel, embouteillés à la main a raison de 80 litres par heure. Cette semaine, ce sera 18000 litres. Valérian Mazataud Le Devoir
4 Sarah Dore est à l'emploi de la distillerie depuis un an, en tant que contrôleuse de la qualité. Elle donne désormais un coup de main à l'embouteillage. «La fabrication du gel me permet de garder presque tout mes employés», assure Jonathan Robin, président et fondateur de la distillerie.
5 Patrick Guèvremont étiquette consciencieusement 1000 petites bouteilles de gel déjà vendues en ligne a bas prix, à des OBNL et des services essentiels. «C'est un peu mon effort de guerre dans cette bataille contre la pandémie», explique-t-il. Valérian Mazataud Le Devoir
6 Jonathan Robin au téléphone avec Simon-Pierre Savard-Tremblay, député fédéral de Saint-Hyacinthe-Bagot. «Le gel va rester en demande pendant de nombreux mois encore, et on est encore en pénurie. Le gouvernement pourrait proposer des contrats aux fournisseurs locaux plutôt qu'aux multinationales», propose l'entrepreneur. Valérian Mazataud Le Devoir