La commission Laurent entendra ses témoins plus tard et par visioconférence

La commission Laurent prévoit toujours soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement au plus tard le 30 novembre 2020.
Photo: Capture d'écran Commission Laurent La commission Laurent prévoit toujours soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement au plus tard le 30 novembre 2020.

Alors que le confinement des enfants à la maison risque à terme d’augmenter le nombre de signalements pour des cas de maltraitance, la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, également appelée Commission Laurent, se voit forcée d’ajourner ses audiences publiques jusqu’en mai.

« Nous sommes à travailler pour cibler les témoignages essentiels et nous trouverons une manière pour les entendre », affirme la Commission Laurent au Devoir. Des audiences restreintes, sous forme de visioconférences, pourraient être mises de l’avant. Elles seraient diffusées publiquement

Mais ce ne sera pas pour l’immédiat, puisque pour l’instant la priorité est accordée à l’urgence sanitaire. La commission va donc limiter ses demandes techniques dans l’espoir que des jours meilleurs ne tarderont pas.

Les commissaires poursuivent en attendant un travail d’analyse avec l’aide du personnel attaché à ces travaux déclenchés à la suite de la tragédie de Granby, le 30 avril 2019, dans laquelle une petite fille est décédée. La présidente de la commission, Régine Laurent, n’a pas souhaité faire de commentaire.

En 2018-2019, 105 644 signalements ont été traités par la Direction de la protection de la jeunesse. Ce nombre est augmentation, année après année.

La commission Laurent prévoit toujours soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement au plus tard le 30 novembre 2020.