Une annonce attendue jeudi matin à Kahnawake

La voie ferrée est bloquée depuis près d'un mois.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir La voie ferrée est bloquée depuis près d'un mois.

Les Mohawks de Kahnawake feront une annonce, jeudi matin, concernant le blocus ferroviaire qui se poursuit sur leur territoire, a indiqué la secrétaire du Mohawk Nation Office, Lynne Norton.

Mercredi, le Canadien Pacifique a procédé à l’inspection des rails au barrage de Kahnawake. Pour ce faire, des employés de la compagnie ont retiré les bancs de neige sur la voie ferrée. Les activistes ont toutefois soutenu en après-midi que cela ne signifie pas la fin du barrage.

Quelques camions et deux véhicules munis de pelle quittaient les lieux, en fin d’après-midi. Pour leur permettre d’accéder au chemin de fer, une partie des blocs de béton et des roches restreignant l’accès au site avaient été déplacées. À l’avant-poste du barrage, seule une poignée de militants étaient présents.

Au téléphone, une porte-parole de la nation mohawk à Kahnawake a assuré que cette inspection ne signifiait pas que la barricade était en voie d’être levée. Elle a indiqué que c’était toujours le « statu quo ».

En après-midi, le Conseil mohawk de Kahnawake a publié un communiqué de presse indiquant que les Fire keepers («protecteurs du feu») approuvaient l’inspection des rails par le CP. « Les Peacekeepers et les hommes [de la barricade] superviseront l’opération », pouvait-on y lire.

Les activistes de Kahnawake tiennent ce barrage sur les rails du CP depuis le 10 février. Le service de train de banlieue sur la ligne de Candiac est interrompu depuis lors, de même que le transport de marchandises sur ce segment du réseau.

Au début de la semaine dernière, le CP a obtenu une injonction ordonnant la libération du passage sur l’ensemble de son réseau au Québec. Cet ordre du tribunal n’a jamais été présenté officiellement aux activistes par les Peacekeepers. Il arrive à échéance ce jeudi.

Cette semaine, les Mohawks de la réserve au sud de Montréal ont tenu des discussions afin de déterminer si le barrage devait être levé. Dimanche, les chefs héréditaires wet’suwet’en et les gouvernements d’Ottawa et de Victoria ont annoncé être arrivés à une entente de principe concernant les titres territoriaux des Wet’suwet’en. On ne connaît pas les détails de l’entente, mais tous les parties affirment que la question du gazoduc de Coastal GasLink n’y est pas directement abordée.

L’accord sera soumis à la population wet’suwet’en, qui devra l’approuver avant qu’il ne soit officiellement adopté. Les modalités de la consultation sont toutefois inconnues, et le processus pourrait vraisemblablement prendre des jours ou même des semaines.