Chroniques d’enfants

Le Devoir Collaboration spéciale
Avant de prendre la plume, les jeunes chroniqeurs et artistes ont réfléchi et discuté en groupe d'égalité entre les sexes.
Illustration: Peter Morgan Avant de prendre la plume, les jeunes chroniqeurs et artistes ont réfléchi et discuté en groupe d'égalité entre les sexes.

Ce texte fait partie du cahier spécial Journée internationale des femmes

Quoi de mieux pour savoir ce que les jeunes pensent de l’égalité des sexes que de leur tendre la plume ? Empruntant les grands souliers des chroniqueurs du Devoir, les élèves d’une classe de 6e année de l’école Saint-Pierre-Claver ont réfléchi et écrit sur l’égalité et les inégalités ici et dans le monde, sur le féminisme, sur les différences ou encore sur les stéréotypes tels qu’ils les vivent et les voient au présent et dans l’avenir.​

Un monde idéal

Selon moi, quand on sera des femmes, la société sera un peu plus compréhensive, bien qu’elle le soit beaucoup aujourd’hui. C’est encore important de parler de féminisme. Il faut sensibiliser les enfants et lesplus vieux car il ne faut pas que l’inégalité revienne. Je crois que les stéréotypes filles/garçons ne devraient pas être entendus. À la limite, ils ne devraient pas exister. Un monde sans inégalité entre les sexes serait, je pense, un monde idéal. Peut-on être différents tout en étant égaux et non divisés ? Oui, et je pense que c’est même ce que la société devient tranquillement.
Camille Lops


 

Commencer par le sport

Selon moi, un monde où il n’y aurait aucune inégalité commencerait par le sport. Dans le sport, les garçons et les filles sont souvent divisés. Les équipes de sport de garçons passent beaucoup plus à la télé. Dans un monde où il n’y aurait pas d’inégalités, on pourrait faire une sorte d’horaire. Par exemple, le lundi, le hockey des équipes de filles serait diffusé et le mardi, celui des gars. Plusieurs petits gestes comme ça pourraient changer la société.
Edgar Poliseno


 

Une mauvaise invention

Je trouve ça bizarre que quelques personnes pensent que les garçons et les filles ne puissent pas faire les mêmes choses. Ils ont les mêmes capacités et la même intelligence. S’il y a encore des injustices, il faudrait régler ça tout de suite parce que c’est très méchant. Je me demande qui a inventé ça, mais c’était une très mauvaise idée.
Léonard Martin-Lecomte


 

Tous égaux

Qui a eu l’idée de mettre l’homme dans une position supérioritaire et avantageuse ? Moi, je pense que beaucoup de personnes trouveraient ça injuste s’il y avait encore autant d’inégalités entre les sexes, car tout le monde sait que c’est mal.
Félix Villeneuve


 

Les mêmes droits pour tous

Encore aujourd’hui, il y a beaucoup d’inégalités entre les hommes et les femmes. Tous les humains devraient avoir les mêmes droits. Je pense qu’il ne devrait pas y avoir de stéréotypes et qu’on ne devrait pas se faire juger pour nos intérêts, nos habitudes, nos préférences… Je pense que ce serait une grande amélioration pour le monde s’il n’y avait plus d’inégalités entre les sexes, et j’espère qu’on va s’améliorer. Même si les garçons et les filles sont différents, aucun des deux sexes n’est inférieur. C’est triste que même certaines femmes acceptent les inégalités entre les femmes et les hommes. Je pense qu’elles le font car elles ont peur d’avoir un avis différent des autres, d’être jugées. Finalement, c’est devenu comme une norme que les femmes soient inférieures.
Gabrielle Raos


 

Oublier les stéréotypes

Je pense que c’est important de parler de féminisme même aujourd’hui, car on a beaucoup fait d’efforts pour voter et on a réussi à mettre sur un pied d’égalité les hommes et les femmes. Même si on est différents, on reste des humains. Depuis longtemps, on s’est imposé une pensée qui nous dit que « les filles aiment les princesses, le rose, les trucs de filles, et que les gars sont forts, courageux, aiment le bleu. » Pourtant, il y a des filles comme moi qui adorent les jeux vidéo et qui font du skate. Évidemment, il y a des gars qui font du ballet, qui aiment le rose. Le sexe ne nous différencie pas, on est pareils au fond. Notre sexe ne devrait pas décider de nos goûts.
Livia Bouchard


 

En parler pour avancer

Une fille d’aujourd’hui a plein de droits, mais nous ne sommes pas encore égaux. Une femme et un homme de demain seront égaux. Si on veut avancer dans la vie, à toute échelle, il faut parler du féminisme pour avoir une société égale. Je pense que tous les préjugés sont faux, car chacun a sa façon de penser et d’agir. Un monde sans inégalités de sexe serait beaucoup mieux, mais il resterait beaucoup de problèmes : pollution, guerre, ressources… Selon moi, la conquête de l’espace sera plus facile que de régler tout ça.
Liam P.


 

Interdire les inégalités

Pour moi, être une fille, ça veut juste dire pouvoir faire tout ce qu’on veut, comme les garçons. Pour moi, l’inégalité est interdite. On n’a pas non plus le droit, par exemple, de traiter un garçon de fille s’il met du maquillage. Il en a le droit, lui aussi. Dans un monde sans inégalités, il n’y aurait aucun problème entre les garçons et les filles, et les filles pourraient, par exemple, faire les sports des garçons avec eux sans qu’ils refusent.
Samy


 

Vers un plus grand respect

Être une fille aujourd’hui, c’est être respectée, mais parfois vivre des stéréotypes, tandis qu’être une femme demain, ça voudra dire être encore plus respectée qu’aujourd’hui. C’est important de continuer de parler de féminisme, car il y a encore des préjugés et des personnes qui ne respectent pas les femmes.
Félix M. Legault


 

Encore des injustices

Être une fille ou une femme, moi, je pense que ça veut dire avoir plus de responsabilités. C’est important de parler de féminisme, puisqu’encore aujourd’hui il y a des injustices. Les inégalités entre les sexes rajoutent simplement un problème de plus dans la société. Nous sommes tous pareils, au fond.
Camille Harvey


Sensibiliser pour avancer

C’est encore très important de parler du féminisme. Des progrès ont été faits, mais il reste encore duchemin à faire. Si on sensibilise encore et encore, on fera avancer le monde. Je pense qu’un monde sans inégalités entre les sexes serait un monde très heureux dans lequel tout le monde serait libre de pratiquer ses activités. Pour moi, une fille de demain, c’est une fille forte, prête à défendre ses droits.
Romy Laramée


 

Pour que ça change

C’est important qu’on parle de féminisme encore aujourd’hui parce qu’il y a toujours des femmes maltraitées dans le monde qui n’ont pas les mêmes droits que les hommes.
Cécile B.


 

Faire ce qu’on veut dans la vie

Je pense que les stéréotypes sont mauvais entre les garçons et les filles car, peu importe, tu peux faire ce que tu veux faire dans la vie, ton sexe ne change rien. Je pense que c’est important de parler d’égalité encore, parce que les femmes ont fait beaucoup d’efforts pour réussir à avoir les mêmes droits que les hommes.
Félia Huez-Richard


 

Des idées fausses

Je pense que les stéréotypes sont des idées fausses, inventées pour que les gens croient en quelque chose. Plusieurs personnes pensent que les filles courent moins vite ou moins bien, par exemple, peut-être à cause d’images de films qu’on a vues quand on était petits. Ce sont des jugements idiots.

Lou Genest


Le même champ des possibles

Être une fille aujourd’hui, une femme demain, ça veut dire être égal à l’homme et avoir les mêmes possibilités que lui. Je crois que c’est encore important de parler de féminisme aujourd’hui car, si on arrête, les femmes vont redevenir comme avant.

Matteo Stagg


 

La différence, une qualité

Une fille aujourd’hui ici a beaucoup de droits, et je crois qu’elle en aura encore plus quand nous serons des adultes. C’est important de continuer à parler de féminisme, car on n’a pas encore développé tous les droits. Pour moi, la différence n’est pas un défaut, c’est plutôt une qualité.

Billy

Merci à l’école Saint-Pierre-Claver et à l’enseignant Daniel Sansoucy d’avoir accueilli Le Devoir, ainsi qu’aux 19 jeunes qui ont participé à l’atelier : 
Léonard Martin-Lecomte, Félix Villeneuve, Camille Lops, Gabrielle Raos, Samy Billy Laverdière-Pogonat, Liam Piche, Lou Genest, Matteo Stagg, Félix M. Legault, Camille Harvey,  Romy Laramée, Cécile Blais, Noam Genest, Livia Bouchard, Samuel Liv, Edgar Poliseno, Félia Huez-Richard, Lisa Le Bigot