Le coronavirus continue de faire des victimes

Les festivités du Nouvel An chinois sont entachées par cette nouvelle crise sanitaire.
Photo: Noël Celis Agence France-Presse Les festivités du Nouvel An chinois sont entachées par cette nouvelle crise sanitaire.

Malgré le confinement de plus de 35 millions de Chinois, le nouveau coronavirus continue sa progression.

Des décès en dehors de la région d’origine du nouveau coronavirus (2019-nCov) ont été constatés pour la première fois, vendredi, en Chine. Un second cas a également été confirmé aux États-Unis, de même que trois en France — les premiers détectés en Europe.

Pour une deuxième journée, les transports vers la région de Wuhan — autoroutes, trains, avions — étaient interrompus. Les commerces sont demeurés fermés, pendant que les hôpitaux débordaient de patients inquiets de leur état.

« J’ai de la fièvre et je tousse, j’ai peur d’être contaminé », a dit un homme de 35 ans à l’AFP, en attendant de voir une infirmière.

Pour répondre aux besoins urgents, les autorités ont entrepris la construction, en 10 jours, d’un site disposant de 1000 lits à Wuhan.

Le long congé du Nouvel An chinois a débuté vendredi de manière morose puisque de nombreuses célébrations ont été annulées. « Cette année, notre Nouvel An fait très peur », a commenté un chauffeur de taxi de Wuhan, une ville de 11 millions d’habitants placée de facto en quarantaine depuis jeudi. « On n’ose plus sortir à cause du virus ». À Pékin, des employés du métro en tenue de protection prennent la température des voyageurs à l’entrée d’une station.

 
14 %
C’est le pourcentage estimé de patients qui meurent après avoir été contaminés par le nouveau coronavirus

Les autorités ont ordonné aux compagnies ferroviaires et aériennes de rembourser leurs clients sans pénalité.

Le bilan officiel de la maladie a grimpé à 41 décès et à près de 1300 personnes contaminées. Au Québec, le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, a déclaré que les six voyageurs gardés en observation à Montréal et à Québec dans les derniers jours n’étaient pas atteints du virus.

Ailleurs au Canada, les autorités sanitaires se sont aussi montrées rassurantes. « Si un cas survient ici — et il est probable que cela arrive —, la vie suivra son cours », a soutenu Peter Donnelly, le directeur de la Santé publique de l’Ontario.

Dans une nouvelle étude, des chercheurs de Hong Kong estiment que 14 % des patients hospitalisés en raison de 2019-nCov sont décédés. En comparaison, le SRAS, un virus de la même famille qui a fait des centaines de victimes en 2002-2003, avait un taux de mortalité de 10 %.


Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne