La famille Duceppe réclame 1,25 million aux résidences Lux Gouverneur

Gilles Duceppe et ses frères et soeurs poursuivent la résidence Lux Gouverneur pour 1,25 million de dollar un an jour pour jour après le décès de leur mère, Hélène Rowley-Hotte.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Gilles Duceppe et ses frères et soeurs poursuivent la résidence Lux Gouverneur pour 1,25 million de dollar un an jour pour jour après le décès de leur mère, Hélène Rowley-Hotte.

L’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a entamé avec ses frères et soeurs une poursuite au civil contre les résidences Lux Gouverneur lundi, un an jour pour jour après le décès de leur mère. Ils réclament 1,25 million de dollars.

« À regret, nous venons de déposer une demande introductive d’instance au palais de justice de Montréal alléguant que l’insouciance, la négligence du personnel et de mauvais protocoles des résidences Lux Gouverneur ont coûté la vie à Mme Duceppe », a déclaré l’avocat de la famille, Marc-Antoine Cloutier, en conférence de presse.

Hélène Rowley Hotte Duceppe, 93 ans, a été retrouvée morte à l’extérieur de sa résidence pour aînés dans l’est de Montréal, le 20 janvier 2019. Elle avait quitté son logement après le déclenchement d’une alarme incendie en pleine nuit, puis s’était retrouvée embarrée à l’extérieur pendant 6 heures, dans une tempête de neige et une température de moins 35 degrés Celsius.

Maman était une femme en forme, en très bonne santé même. C’est une erreur majeure, grave, impardonnable et inacceptable [...], et il faut que justice soit faite

En juin, le rapport de la coroner avait conclu qu’elle était décédée d’hypothermie. L’enquête avait établi que les employés n’avaient pas fait de dénombrement des résidents après l’alarme et que l’agonie de la dame avait été filmée par une caméra de surveillance que personne n’avait consultée. Son décès aurait donc pu être évité.

« S’ils avaient mis en place des mécanismes de sécurité efficaces, si leurs employés avaient suivi certaines directives, si on n’avait pas menti aux pompiers, si on avait vérifié derrière la porte, Mme Duceppe serait toujours en vie aujourd’hui », insiste Me Cloutier.

Les sept frères et soeurs réclament des dommages et intérêts compensatoires et punitifs de 1,25 million de dollars « en raison de la grave négligence des résidences Lux Gouverneur ». Une somme pour compenser « le préjudice et la souffrance » vécue par Mme Rowley Hotte Duceppe lors de son décès, ainsi que la douleur vécue par ses enfants qui ont perdu « de manière précipitée » leur mère.

La famille Duceppe avait d’abord mis en demeure les résidences Lux Gouverneur en juillet dernier et réclamait 1,14 million. Mais devant le refus de l’établissement de reconnaître toute responsabilité, la famille a décidé de se tourner vers les tribunaux. « Maman était une femme en forme, en très bonne santé même. C’est une erreur majeure, grave, impardonnable et inacceptable des résidences Lux Gouverneur, et il faut que justice soit faite », a lancé d’un ton déterminé, l’ex-politicien Gilles Duceppe, aux côtés de sa soeur Monique et de son frère Yves.

Pour la famille Duceppe « ce drame doit servir de leçon ». « Il faut que le gouvernement établisse des normes de sécurité strictes dans toutes les résidences pour aînés et qu’il s’assure qu’elles soient respectées », note Yves Duceppe.

Selon Me Cloutier, un débat de société devrait s’enclencher au Québec, quant à la responsabilité des résidences pour aînés dans la sécurité de leurs résidents.

La direction de la résidence Lux Gouverneur à Montréal a refusé d’accorder une entrevue au Devoir, « en raison des procédures légales en cours ». Elle a précisé par courriel que « toute l’équipe demeure extrêmement bouleversée par le décès de Mme Rowley Hotte. La sécurité et le bien-être des résidents constituent une priorité absolue pour la direction ».

L’ex-chef du Bloc québécois Gilles Duceppe a entamé avec ses frères et soeurs une poursuite au civil contre les résidences Lux Gouverneur lundi, un an jour pour jour après le décès de leur mère. Ils réclament 1,25 million de dollars.

« À regret, nous venons de déposer une demande introductive d’instance au palais de justice de Montréal alléguant que l’insouciance, la négligence du personnel et de mauvais protocoles des résidences Lux Gouverneur ont coûté la vie à Mme Duceppe », a déclaré l’avocat qui représente la famille, Marc-Antoine Cloutier, en conférence de presse lundi.

Hélène Rowley Hotte Duceppe, 93 ans, a été retrouvée morte à l’extérieur de sa résidence pour aînés dans l’est de Montréal, le 20 janvier 2019. Elle avait quitté son logement après le déclenchement d’une alarme incendie en pleine nuit, puis s’était retrouvée embarrée à l’extérieur pendant 6 heures alors qu’une tempête de neige faisait rage et que le thermomètre était descendu jusqu’à moins 35 degrés Celsius.

Le rapport de la coroner Géhane Kamel, rendu public en juin, avait conclu qu’elle était décédée d’hypothermie. L’enquête avait également établi que les employés n’avaient pas fait de dénombrement des résidents après l’alarme et que l’agonie de la dame avait été filmée par une caméra de surveillance que personne n’avait consultée. Son décès aurait donc pu être évité.

« S’ils avaient mis en place des mécanismes de sécurité efficaces, si leurs employés avaient suivi certaines directives, si on n’avait pas menti aux pompiers, si on avait vérifié derrière la porte, Mme Duceppe serait toujours en vie aujourd’hui », insiste l’avocat de la famille Duceppe.

Les sept frères et soeurs réclament des dommages et intérêts compensatoires et punitifs de 1,25 million de dollars « en raison de la grave négligence des résidences Lux Gouverneur ». Une somme pour compenser « le préjudice et la souffrance » vécue par Mme Rowley Hotte Duceppe au moment de son décès, ainsi que la douleur vécue par ses enfants qui ont perdu « de manière précipitée » leur mère, a précisé Me Cloutier.

Rappelons que la famille Duceppe avait d’abord mis en demeure les résidences Lux Gouverneur en juillet dernier et réclamait 1,14 million. Mais devant le refus de l’établissement de reconnaître toute responsabilité dans ce drame, la famille a décidé de se tourner vers les tribunaux. « Maman était une femme en forme, en très bonne santé même. C’est une erreur majeure, grave, impardonnable et inacceptable des résidences Lux Gouverneur, et il faut que justice soit faite », a lancé d’un ton déterminé, l’ex-politicien Gilles Duceppe, qui était présent à la conférence de presse aux côtés de sa soeur Monique et de son frère Yves.

Éviter un autre drame

La famille Duceppe espère également que leur démarche permettra d’éviter qu’un autre drame ne survienne au Québec. « Ce drame doit servir de leçon », estime Gilles Duceppe. « Il faut que le gouvernement établisse des normes de sécurité strictes dans toutes les résidences pour aînés et qu’il s’assure qu’elles soient respectées », renchérit son frère, Yves Duceppe.

Car depuis le décès de leur mère, les règles entourant la certification de ce type d’établissements sont restées inchangées, constatent-ils avec regret.

Selon Me Cloutier, un débat de société devrait s’enclencher au Québec, quant à la responsabilité des résidences pour aînés dans la sécurité de leurs résidents. « Il est nécessaire pour cette Cour de diffuser un message clair et non équivoque à ceux qui exploitent ces établissements : la tragédie de Mme Duceppe […] ne peut et ne doit, dans aucun cas, se reproduire », peut-on lire dans la poursuite.

De son côté, la direction de la résidence Lux Gouverneur à Montréal a refusé d’accorder une entrevue au Devoir, « en raison des procédures légales en cours ». Elle a simplement précisé par courriel qu’« un an après le triste événement, toute l’équipe demeure extrêmement bouleversée par le décès de Mme Rowley Hotte. La sécurité et le bien-être des résidents constituent une priorité absolue pour la direction ».