Pannes d’électricité et conditions routières difficiles au Québec

Le Québec et les Maritimes n’ont pas échappé à l’important système dépressionnaire qui a pris naissance dans le sud des États-Unis, entraînant tout un cocktail météo dimanche.  
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Le Québec et les Maritimes n’ont pas échappé à l’important système dépressionnaire qui a pris naissance dans le sud des États-Unis, entraînant tout un cocktail météo dimanche.  

Des pannes d’électricité et des conditions routières difficiles ont caractérisé la journée de dimanche, après que le Québec a reçu des précipitations mêlées de verglas et de neige.

Le Québec et les Maritimes n’ont pas échappé à l’important système dépressionnaire qui a pris naissance dans le sud des États-Unis, entraînant tout un cocktail météo dimanche. « La bande de précipitations partait du Texas et touchait en même temps le Texas et le Québec. C’est vraiment un très vaste système qui a touché tout l’est du continent », explique le météorologue Simon Legault, d’Environnement et Changement climatique Canada.

Des dizaines de vols ont dû être annulés à l'aéroport Montréal-Trudeau.

Dans la grande région de Montréal, la pluie verglaçante s’est transformée en neige à partir de la fin de l’avant-midi. En Outaouais, le grésil mêlé à de la pluie verglaçante a cessé en après-midi.

Si on a évité le pire dans le sud du Québec puisqu’il est tombé plus de grésil que de pluie verglaçante au cours de la nuit de samedi à dimanche, la situation était tout autre dans l’est de la province, où l’on a carrément eu droit à une tempête hivernale. Entre 20 et 30 centimètres de neige se sont abattus sur les régions de Québec et de Charlevoix.

La journée de dimanche a aussi été marquée par de nombreuses pannes d’électricité. Hydro-Québec en rapportait en matinée 125, touchant plus de 137 000 clients. Une très forte majorité des abonnés touchés se trouvaient en Montérégie, dans les secteurs de Longueuil, de Brossard, de Saint-Lambert et de la Vallée-du-Richelieu. Ce nombre a diminué en cours de journée pour atteindre quelque 14000 abonnés au moment où ces lignes étaient écrites à 21h.

Ce sont les lignes à haute tension qui traversent des corridors de forts vents qui sont les principales responsables de la situation, selon le porte-parole de la société d’État, Louis-Olivier Batty.

« On a un effet combiné entre le grésil et les forts vents. Un effet où les lignes, dans les grands corridors de vent, vont faire du galopage. C’est un phénomène que l’on connaît très bien, mais ça affecte la possibilité de garder ces lignes-là en tension », dit-il. Ce « galopage » est l’effet de balancement des fils qui en viennent à se frapper les uns contre les autres.

Plus de 250 employés d’Hydro-Québec ont été mobilisés sur le terrain pour rétablir le service.

Routes fermées

L’effet de ce cocktail météo s’est fait sentir sur le réseau routier, particulièrement au sud du fleuve Saint-Laurent.

Plusieurs tronçons de route ont été fermés dans la région de Chaudière-Appalaches. Les conditions exécrables ont notamment forcé la fermeture de l’autoroute 20 dans les deux directions entre Lévis et Montmagny.

D’autres routes ont aussi été fermées, dont un tronçon de la route 132 dans le secteur de Montmagny, ainsi qu’un tronçon de la route 218 entre Saint-Henri et Saint-Charles-de-Bellechasse, de même qu’un tronçon de la route 281 entre Saint-Michel-de-Bellechasse et Saint-Raphaël.

Plus au sud, dans la grande région de Montréal, les automobilistes ont dû être extrêmement vigilants. L’autoroute 40, en direction ouest, a dû être fermée durant quelques heures dans le secteur du kilomètre 22 à Saint-Lazare à la suite de l’enlisement d’un camion dans le terre-plein central.

De nombreuses sorties de route ont été répertoriées, notamment dans le secteur de Vaudreuil, à l’ouest de l’île de Montréal, ainsi qu’un peu partout en Montérégie, le long du fleuve sur les autoroutes 20 et 30, selon le ministère des Transports. Les automobilistes de la région de Québec ont dû faire face à une chaussée enneigée avec une visibilité réduite en raison de forts vents.

Pas moins de 1700 camions du ministère des Transports ont été déployés sur 32 000 kilomètres de routes du réseau. Ces équipements ont procédé à l’épandage de sel et d’abrasifs, au déglaçage ou au retrait de la neige au besoin.