Près de 70 000 raccompagnements de Nez rouge en 2019 au pays

Le fondateur de l'Opération Nez rouge, Jean-Marie De Koninck (à gauche)
Photo: Francis Vachon La Presse canadienne Le fondateur de l'Opération Nez rouge, Jean-Marie De Koninck (à gauche)

Les nombreux bénévoles de l’Opération Nez rouge ont permis de raccompagner chez eux près de 70 000 Canadiens — dont plus de 50 000 Québécois — lors de la période des fêtes cette année. Il s’agit d’une légère baisse par rapport à l’année précédente.

Mais, pour les responsables, ce n’est pas forcément une mauvaise chose : cela peut signifier que le message de prévention est bien saisi.

« Ce qu’on aime croire, c’est que les gens, et même les entreprises qui ont organisé des partys de bureau, planifient davantage leur retour à la maison qu’avant. On a des exemples, on le voit », a expliqué en entrevue Jean-Philippe Giroux, directeur général de l’Opération Nez rouge. Il parle d’entreprises qui louent des autobus pour leurs employés ou leur remettent des coupons de taxi, par exemple.

Les bénévoles étaient aussi un peu moins nombreux que l’an dernier : pour cette 36e édition de l’Opération, ils ont néanmoins été plus de 48 000 à donner de leur temps pour que ceux qui étaient en train de fêter puissent rentrer à bon port après leurs soirées. L’an dernier, ils avaient été un peu plus de 50 000 bénévoles.

Pour les fêtes 2019, ils ont été actifs dans une centaine de communautés au Canada, tout en étant les plus présents au Québec, là où l’organisme est né.

Dans cette province, ils sont ainsi plus de 38 000 à avoir bravé les routes enneigées pour raccompagner en sécurité 52 578 Québécois éméchés qui ont composé le numéro de Nez rouge ou encore utilisé l’application mobile.

Au Nouveau-Brunswick, 1731 bénévoles ont assuré 2086 raccompagnements cette année.

Ces bénévoles rendent nos routes plus sécuritaires, s’est réjoui Jean-Marie De Koninck, président-fondateur de l’Opération Nez rouge, en livrant le bilan national de l’organisme vendredi matin.

« La pertinence, les besoins sont encore là avec le nombre de raccompagnements que l’on fait », a ajouté M. Giroux, qui se dit très satisfait du dernier bilan des opérations.

Il a été noté que les automobilistes et les bénévoles ont été nombreux cette année — 37 094, plus précisément — à avoir utilisé l’application mobile Nez rouge qui existe depuis 2011.

Les soirées les plus occupées ont été les vendredi 13 et 20 décembre : des dates prisées pour les fêtes de bureau. Quant à la soirée du 31 décembre, elle a posé des défis de recrutement de bénévoles, ce qui n’est pas la première fois, a indiqué M. Giroux. Il y a tout de même eu 2715 raccompagnements au Québec.

Et certains de ces groupes utilisateurs-bénévoles ont rencontré des barrages routiers sur leur chemin : « C’est assez fréquent », a commenté M. Giroux.

Ce fut le cas de Jean-François Millette, un résident de Saint-Lambert.

Le 20 décembre dernier, après une soirée, il a requis les services d’Opération Nez rouge et avec ses bénévoles, a rencontré un barrage routier policier.

Le père de famille, qui a utilisé Opération Nez rouge une quinzaine de fois dans sa vie — en plus d’y avoir été bénévole — en croisait un pour la première fois.

« Il faut prendre Nez rouge ou d’autres moyens pour rentrer chez soi pour la sécurité des autres, mais aussi pour sa propre sécurité », soutient-il.

En plus, les bénévoles sont arrivés très rapidement, a-t-il ajouté.

Opération Nez rouge se décrit comme un organisme à but non lucratif dont la mission est de valoriser l’adoption d’un comportement responsable dans toutes situations de facultés affaiblies en offrant un service de raccompagnement accessible dispensé par et pour la communauté.