Quand l’hiver fait des siennes...

Alors que tout un chacun appréhendait la journée de lundi, qu’on annonçait plutôt catastrophique en raison du verglas, du grésil, de la neige et du vent prévus, ce coureur ne s’est pas laissé décourager.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Alors que tout un chacun appréhendait la journée de lundi, qu’on annonçait plutôt catastrophique en raison du verglas, du grésil, de la neige et du vent prévus, ce coureur ne s’est pas laissé décourager.

Le pire de la tempête qui touche le sud du Québec s’est produit lundi soir, compliquant les conditions routières et forçant l’annulation d’une centaine de vols au départ et à destination de Montréal. Après un cocktail météo, les précipitations se sont transformées en soirée en neige, qui continuera de tomber jusque dans la nuit du Nouvel An, d’après Environnement Canada.

La porte-parole d’Aéroports de Montréal, Marie-Claude Desgagnés, estime qu’environ 50 départs et 50 arrivées ont été annulés à Montréal, lundi. « Ce sont surtout des vols qui n’ont pas pu décoller, dans le secteur [intérieur] et le Nord-Est américain », explique-t-elle, évoquant un effet domino puisque les avions n’ayant pas pu s’envoler de leur aéroport d’origine n’ont pas pu arriver à Montréal puis en repartir. Mme Desgagnés demande d’ailleurs aux passagers de vérifier l’état des vols avant de se rendre à l’aéroport. En fin d’après-midi, une douzaine de vols prévus mardi ont été annulés en prévision de la neige. Du côté de l’aéroport Jean-Lesage, à Québec, une porte-parole a noté « quelques annulations », surtout en provenance des aéroports de Montréal, d’Ottawa et de l’est du Québec, mais n’était pas en mesure de confirmer si le mauvais temps était en cause.

 
Photo: Patrick Doyle La Presse canadienne Le mauvais temps a forcé plusieurs compagnies aériennes à retarder ou à annuler de nombreux vols, que ce soit aux aéroports de Montréal, de Toronto ou d’Ottawa (sur notre photo).

Lundi soir, les routes étaient enneigées pour la plupart et la visibilité était réduite dans les régions allant de l’Outaouais à Trois-Rivières. « Il y a quand même eu beaucoup d’accrochages aujourd’hui, principalement des sorties de route », note Louis Lalancette, porte-parole pour Transports Québec, qui ne relève toutefois aucun accident majeur. Il précise que les conditions demeuraient bonnes pour les environs de la capitale nationale, Charlevoix et l’est de la province.

En matinée, le grésil et la pluie verglaçante qui sont tombés en Outaouais et près de la frontière américaine ont également perturbé les conditions routières dans la région. Dans le secteur de Gatineau, les routes longeant la rivière des Outaouais étaient partiellement glacées.

Le plus fort de la tempête a frappé le sud de la province lundi soir, explique Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada. « [Mardi] et la nuit suivante, on devrait encore avoir quelques centimètres d’accumulations par-ci par-là », prédit-il, précisant que l’intensité des chutes de neige sera néanmoins plus faible. Une accumulation totale de 15 centimètres est attendue pour la région de Montréal, avec des précipitations qui cesseront au plus tard dans la nuit du Nouvel An.

 
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Quand on doit attendre l’autobus et qu’il tombe du grésil, du verglas ou qu’il vente, mieux vaut se mettre à l’abri.

La tempête devrait ensuite atteindre l’est du Québec, amenant avec elle neige et poudrerie. M. Legault évalue que la Côte-Nord pourrait recevoir jusqu’à 15 centimètres de neige. Un chiffre qui pourrait grimper à 25 pour la Gaspésie. « Ça va être difficile de ce côté-là de se déplacer », prévient le météorologue, qui prévoit des vents pouvant aller jusqu’à 70 km/h près du littoral.

La métropole québécoise devrait quant à elle avoir droit à un peu de répit mercredi et jeudi, avant une seconde dépression qui s’installera vendredi. Le système pourrait apporter un mélange de précipitations, mais celles-ci tomberont essentiellement sous forme de pluie. « Il est possible qu’on ait plus de pluie que de neige dans le sud du Québec », prévoit le météorologue, qui précise toutefois que le scénario météorologique n’est « pas encore clairement défini ».