Un Nouvel An sous la neige, prédit Environnement Canada

Urgence-Santé a connu une journée occupée, vendredi, ayant reçu plusieurs signalements de chutes à l’extérieur attribuables au verglas.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Urgence-Santé a connu une journée occupée, vendredi, ayant reçu plusieurs signalements de chutes à l’extérieur attribuables au verglas.

À défaut d’avoir eu un Noël blanc, les adeptes des joies de l’hiver pourront se réjouir pour le Nouvel An. Après avoir eu droit à de la pluie verglaçante, le sud du Québec abordera 2020 sous la neige, avec une accumulation d’une quinzaine de centimètres.

« Lundi soir, la neige devrait commencer », prédit Dominic Martel, météorologue pour Environnement Canada. Le météorologue prévoit des accumulations variant entre 15 et 20 centimètres entre lundi et mardi, sur les régions comprises entre l’Abitibi-Témiscamingue et Montréal, inclusivement. Le système dépressionnaire attendu pourrait amener un bref épisode de pluie verglaçante, mais ce serait « surprenant », ajoute M. Martel.

La pluie verglaçante tombée sur le sud de la province a eu des conséquences sur les conditions routières, vendredi. En après-midi, les routes étaient « plus problématiques » dans la région de Lanaudière en raison d’une chaussée partiellement glacée, note le porte-parole de Transport Québec, Bruno Lacombe.

Une collision impliquant trois véhicules est d’ailleurs survenue aux environs de midi sur la route 131 à Saint-Jean-de-Matha, confirme la Sûreté du Québec (SQ). Un homme dans la vingtaine a été transporté à l’hôpital pour des blessures graves. Six autres personnes impliquées dans l’accident ont également été hospitalisées, mais la SQ n’était pas en mesure de confirmer la gravité de leurs blessures. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de l’accident.

La chaussée glacée pourrait néanmoins être en cause, explique Stéphanie Jauvin, porte-parole du corps policier provincial. La route 131, qui avait été fermée dans les deux directions à la hauteur du rang Saint-Léon, a été rouverte à la circulation en soirée.

 
De 15 à 20 cm
Il s'agit de la hauteur des accumulations de neige que le météorologue Dominic Martel prévoit entre lundi et mardi, sur les régions comprises entre l’Abitibi-Témiscamingue et Montréal, inclusivement.

Urgence-Santé a également connu une journée plus occupée en raison du mauvais temps. Vers 18 h, environ une soixantaine d’appels, soit trois fois plus que la normale, avaient été passés au 8-1-1 pour signaler une chute à l’extérieur, calcule le porte-parole de l’organisation publique, Benoît Garneau. Il ajoute que même si « rien de majeur » ne s’est produit, plusieurs de ces personnes ont dû être transportées à l’hôpital pour des fractures ou des contusions.

Des stations de ski fermées

Si l’absence de neige n’a pas eu raison de la saison de ski, une dizaine de stations à travers la province ont tout de même fermé vendredi, en raison de la pluie verglaçante, afin de préserver les conditions de glisse, confirme la directrice des communications et du marketing de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Josée Cusson.

Une dizaine d’autres n’avaient pas encore ouvert leurs portes. « On parle surtout de stations municipales qui n’ont pas de canons à neige pour produire de la neige », explique-t-elle, soulignant que 50 stations sur 73 accueillaient tout de même les skieurs à travers la province. « Les stations de ski ont l’habitude. Ce n’est pas quelque chose de nouveau, le verglas, le redoux », note Mme Cusson.

Les stations ayant débuté leur saison ont essentiellement recours à de la neige fabriquée. « C’est sûr que si dame Nature nous envoie la tempête prévue lundi, ça va aider pour la deuxième semaine des vacances », espère-t-elle.

Moins de Noëls blancs

Les probabilités de passer le 25 décembre sous la neige sont à la baisse, d’après les données historiques sur les chutes de neige d’Environnement Canada. Entre 1965 et 1984, Montréal a connu des Noëls blancs dans 85 % des cas. Ce pourcentage a toutefois baissé à 70 % pour la période entre 1994 et 2017. « Bien sûr, on parle de deux périodes de 20 ans, ce qui est loin d’être énorme en termes de climatologie, mais on voit tout de même une tendance », note M. Martel.