Grand format Le «vrai» père Noël en images

1 Pierre Dastous, 67 ans, a enfilé pour la première fois le costume du père Noël il y a une dizaine d’années, pour dépanner la pharmacie où son épouse travaille. Mais il y a rapidement pris goût. Depuis deux ans, il est membre de l’Agence des Pères Noël professionnels du Québec (APNPQ) et endosse ce rôle à temps plein entre novembre et janvier dans des centres commerciaux, des événements corporatifs ou des soupers de famille. Guillaume Levasseur Le Devoir
2 À l’approche du temps des Fêtes, c’est chaque année le même scénario : il laisse pousser sa barbe, se renseigne sur les derniers jouets à la mode et plus récents dessins animés, et pratique allègrement son plus beau « Ho ! Ho ! Ho ! ». Il se prépare mentalement et émotionellement aussi. Car pour être un bon père Noël, il faut avoir le cœur bien accroché. Guillaume Levasseur Le Devoir
3 Le père Noël n’est plus uniquement ce «bon gros bonhomme sympathique» qui apporte des cadeaux aux enfants sages. «C’est devenu avant tout un confident», soutient Pierre Dastous. Et les tout-petits ne sont pas les seuls à se tourner vers lui pour raconter leurs malheurs et trouver un peu de réconfort. «Je rencontre souvent des adultes qui aimeraient aussi croire au père Noël. Ils viennent me voir, un peu gênés. C’est qu’ils ont besoin de parler.» Guillaume Levasseur Le Devoir
4 Guillaume Levasseur Le Devoir
5 Pierre Dastous raconte l’histoire de cette femme de 92 ans venue s’asseoir sur ses genoux pour lui raconter sa vie et lui demander de rester en santé. Il y a aussi eu cette dame dans la soixantaine : incapable de magasiner seule une nouvelle télévision pour remplacer l’ancienne, elle est venue demander conseils au père Noël. «Je me souviens d’une histoire particulièrement difficile, une dame à qui on venait de diagnostiquer un cancer. Elle m’a simplement demandé de guérir pour Noël. Tu réponds quoi à ça ?» Guillaume Levasseur Le Devoir
6 Guillaume Levasseur Le Devoir
7 Les membres de l’APNPQ ont bien une formation d’une journée par année, mais celle-ci leur enseigne surtout comment se comporter avec un enfant : comment se positionner pour les photos, comment porter l’enfant, quoi lui répondre s’il demande un cadeau coûteux ou s’il parle de séparation ou de décès. «Pour les adultes, c’est différent. Ils savent bien que le père Noël n’existe pas et n’ont pas la candeur d’un enfant. On doit alors se débrouiller et faire notre gros possible pour les aider», explique Pierre Dastous. À passer le Noël le plus joyeux possible. Guillaume Levasseur Le Devoir