Christine Labrie dépose deux plaintes à la police

La députée de Québec solidaire Christine Labrie
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La députée de Québec solidaire Christine Labrie

La députée Christine Labrie, qui a ébranlé ses collègues de l’Assemblée nationale et la population le mois dernier en rapportant des exemples de messages courriels haineux qu’elle recevait, a décidé de porter plainte à la police.

Dans un message transmis sur Facebook, la députée de Québec solidaire (QS) de Sherbrooke explique qu’elle a décidé d’agir en cohérence avec ce qu’elle avait dit.

Mme Labrie a déposé deux plaintes au Service de police de Sherbrooke (SPS). Elle affirme que le policier qui l’a rencontrée a été exemplaire dans son comportement : patient, compréhensif et respectueux, il a traité les deux cas avec soin pour que rien ne soit oublié et pris plusieurs pages de notes pour les dépositions, selon la plaignante.

La députée a dit que désormais, elle comprenait beaucoup mieux pourquoi il est difficile pour les femmes de faire cette démarche, mais elle a ajouté qu’elle avait le sentiment du devoir accompli.

Le 27 novembre, l’intervention de la députée de Sherbrooke avait été faite dans le cadre de la campagne internationale de sensibilisation à la cyberintimidation. Elle avait demandé à ses quatre collègues députées solidaires, Manon Massé, Catherine Dorion, Ruba Ghazal et Émilise Lessard-Therrien, de lui transmettre des exemples de messages courriels haineux qui sont leur lot quotidien.

Christine Labrie s’était ensuite excusée à l’avance pour des propos qui n’avaient rien de parlementaires, mais qu’il était nécessaire, à son avis, de rendre publics, parce qu’ils faisaient partie de la vie des femmes députées.

L’énumération des propos violents et misogynes qui a suivi avait choqué et ému, d’abord, avant de susciter les applaudissements nourris de tous les parlementaires présents.

La vice-présidente de l’Assemblée nationale, Chantal Soucy, avait ajouté que l’hostilité manifestée en ligne envers les femmes était une cause directe de leur hésitation à s’engager en politique.