Quoi retenir de la fin de semaine?

  • Sami Bebawi reconnu coupable

    Sami Bebawi reconnu coupable

    Le verdict est tombé. Au terme de trois jours de délibérations, le jury a reconnu Sami Bebawi coupable des cinq chefs d’accusation portés contre lui. L’homme aujourd’hui âgé de 73 ans était accusé relativement à sa participation dans un système de fraude et de corruption impliquant le fils de l’ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi.

    La Couronne a convaincu les jurés que M. Bebawi a pris part au stratagème collusoire international qui consistait à verser des pots-de-vin à Saadi Kadhafi en échange de son aide pour que SNC-Lavalin obtienne des contrats en Libye. M. Bebawi risque une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 14 ans pour le chef de fraude. La peine maximale pour tous les autres chefs est de cinq années.

  • Une COP peu ambitieuse

    Une COP peu ambitieuse

    Décevante, la COP25 ? C’est l’avis du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qu’il partage avec plusieurs activistes du climat. Ce dernier a reproché aux pays réunis à Madrid d’avoir « raté une occasion importante » de se montrer à la hauteur de la « crise climatique ». Au terme de la conférence (qui a débordé de plus de 40 heures de son programme initial) et de négociations difficiles, les États n’ont pas réussi à s’entendre sur un des éléments clés des discussions, soit la façon d’encadrer des marchés du carbone partout sur la planète. Ils ont convenu de reporter ce point litigieux à l’an prochain, à la COP26 à Glasgow.

    Au Québec, le Parti libéral a demandé dimanche la tenue d’États généraux sur l’urgence climatique. L’opposition officielle estime que le gouvernement caquiste doit faire plus pour lutter contre les changements climatiques et que tous les partis devraient travailler ensemble.

  • Legault prépare déjà sa sortie

    Legault prépare déjà sa sortie

    En poste depuis à peine plus d’un an, le premier ministre François Legault a déjà mis au clair la fin de sa carrière politique. Il demandera aux Québécois un second mandat en 2022, puis partira avant la fin de celui-ci.

    M. Legault a dit souhaiter ne pas s’accrocher au pouvoir trop longtemps, contrairement aux politiciens de carrière, qui deviennent obsédés par « le plaisir du pouvoir », selon lui. Le chef caquiste a confiance en l’avenir de son parti, mais n’a pas voulu dire qui il voit prendre sa relève.

  • La charte des voyageurs, phase deux

    La charte des voyageurs, phase deux

    Pleinement entrée en vigueur dimanche, la nouvelle charte des voyageurs est considérée comme un pas dans la bonne direction, mais du travail reste à faire, selon des groupes de défense des droits des consommateurs. La charte canadienne ne serait pas aussi contraignante pour les transporteurs aériens que celle de l’Union européenne, par exemple.

    Pour sa part, l’aéroport de Montréal se prépare à un fort achalandage pour le temps des Fêtes. Montréal-Trudeau prévoit accueillir en moyenne 55 000 voyageurs chaque jour durant cette période, sans contredit l’une des plus occupées de l’année.

  • Boris Johnson veut unir son pays

    Boris Johnson veut unir son pays

    Le premier ministre britannique, nouvellement réélu avec une majorité absolue, était de passage dans le nord-est de l’Angleterre, samedi, pour apaiser les divisions au sein du Royaume-Uni. Il s’est notamment arrêté dans la circonscription de Sedgefield, fief de l’ancien premier ministre travailliste Tony Blair, farouchement opposé au Brexit. 

    Pour le dirigeant conservateur, sa victoire est le résultat de la « décision irréfutable, irrésistible et incontestable » des Britanniques de « réaliser le Brexit » d’ici la fin du mois de janvier, promesse phare de sa campagne électorale.

    De son côté, Jeremy Corbyn a présenté ses excuses dimanche, prenant sur lui la responsabilité de la défaite historique du Parti travailliste aux législatives. « Je suis désolé que nous n’ayons pas été à la hauteur et j’en prends la responsabilité », a déclaré le chef travailliste dans une lettre ouverte publiée par le Sunday Mirror après le pire score de son parti depuis 1935. Des appels à son départ se sont fait entendre, mais M. Corbyn a dit vouloir rester en poste dans l’immédiat, sans toutefois fermer la porte à une succession d’ici les prochaines élections.