Quoi retenir de la fin de semaine?

  • Fin de session sous bâillon (bis)

    Fin de session sous bâillon (bis)

    Comme ce fut le cas cet été, la session parlementaire a pris fin dans la nuit de samedi à dimanche sur un bâillon imposé par le gouvernement caquiste. Cette fois, les députés ont été bousculés sur l’adoption du projet de loi 34, qui gèlera notamment les tarifs d’électricité en 2020 pour ensuite les arrimer à l’inflation, en plus de limiter le rôle de la Régie de l’énergie dans la fixation des tarifs. Le projet de loi a été adopté à 60 voix contre 39. Les élus de l’opposition s’y sont opposés en bloc.

    Le député péquiste et candidat à la direction de son parti Sylvain Gaudreault a déclaré samedi que François Legault réalisait « un vieux rêve » de prendre le contrôle des tarifs d’électricité « pour en faire une taxe déguisée ». Le gouvernement caquiste a plaidé l’urgence pour justifier sa manoeuvre, un argument vivement repoussé par les libéraux. Chez Québec solidaire, on a accusé le premier ministre de se comporter comme le « p.-d.g. » du Parlement, en plus de dresser une longue liste des opposants au projet de loi.

    En juin dernier, la session parlementaire s’était terminée par un marathon pour faire adopter deux projets de loi majeurs du gouvernement Legault, soit la loi 21 sur la laïcité et la loi 9 sur l’immigration.

  • McCann accusée de briser son engagement

    McCann accusée de briser son engagement

    La session parlementaire s’est aussi terminée sans que la ministre de la Santé, Danielle McCann, dépose un plan d’action à l’Assemblée nationale pour contrer la pénurie de préposés aux bénéficiaires. La ministre avait pourtant voté pour une motion qui lui en faisait explicitement la demande, le 29 novembre dernier. « Nous allons rendre public ce plan d’action», s’est défendue Mme McCann samedi.

    Les libéraux ont accusé la ministre de ne pas être « prête » à faire face au défi de la pénurie de main-d’oeuvre dans le milieu de la santé. Chez Québec solidaire, on a accusé le gouvernement caquiste de mépriser une fois de plus les institutions démocratiques.

    Pour rappel, Le Devoir révélait la semaine dernière que, sur les 4565 personnes embauchées dans le réseau de la santé cette année, seulement 350 l’ont été pour des postes de préposés aux bénéficiaires, là où pourtant la rareté de personnel est la plus criante.

  • Explosion de la violence subie par les travailleurs en santé

    Explosion de la violence subie par les travailleurs en santé

    En plus de la pénurie de préposés, le milieu de la santé fait aussi face à un problème croissant de violence envers ses travailleurs. Les coûts associés aux gestes de violence commis contre les employés du réseau de la santé ont augmenté de 82 % depuis deux ans, selon les syndicats du milieu.

    Ceux-ci pressent Québec d’« assumer ses responsabilités » et de venir en aide au personnel du système de santé, dont la santé mentale est aussi fragilisée par le manque de travailleurs et de ressources.

  • Loup solitaire ou membre d’un réseau?

    Loup solitaire ou membre d’un réseau?

    En Floride, les enquêteurs cherchent à savoir si le militaire saoudien qui a tué trois personnes et fait sept blessés sur une base américaine vendredi a agi seul ou s’il avait des complices. Dimanche, des élus américains ont jugé que le programme d’entraînement de militaires saoudiens aux États-Unis devrait être suspendu le temps que le FBI fasse la lumière sur les motivations du tireur.

    Samedi, le New York Times révélait, de source anonyme, que six ressortissants saoudiens avaient été interrogés sur les lieux de l’attaque, dont deux l’ayant filmée dans son intégralité. Le quotidien rapporte également que le tireur avait montré des vidéos de fusillade de masse lors d’une fête jeudi soir, citant une personne au courant de l’enquête.

  • Six mois de contestation à Hong Kong

    Six mois de contestation à Hong Kong

    Les Hongkongais semblent déterminés à poursuivre le combat. Ils étaient nombreux dimanche à défiler dans les rues pour marquer les six mois de fronde face au régime de Pékin. Près de 800 000 manifestants étaient présents, ont estimé les organisateurs du rassemblement. De son côté, la police a évalué la foule à 183 000 personnes. Le mouvement, qui a éclaté en juin dernier en réaction à un projet de loi — retiré le 4 septembre — qui aurait autorisé des extraditions vers la Chine continentale, exige désormais des réformes démocratiques ou encore une enquête sur le comportement de la police.

    Rappelons qu’il y a deux semaines, le 24 novembre, les candidats prodémocratie ont triomphé aux élections locales, venant démentir l’idée avancée par les autorités selon laquelle la majorité silencieuse s’opposerait aux manifestants.