Des préposés aux bénéficiaires manifestent leur mécontentement

Quelque 375 travailleurs, principalement des préposés aux bénéficiaires, font la grève dans quatre résidences privées pour personnes âgées, à Montréal, Québec et Saint-Jean-sur-Richelieu.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Quelque 375 travailleurs, principalement des préposés aux bénéficiaires, font la grève dans quatre résidences privées pour personnes âgées, à Montréal, Québec et Saint-Jean-sur-Richelieu.
Des préposés aux bénéficiaires, en grève pour obtenir 15 $ l’heure, ont manifesté mardi devant l’une des résidences privées pour personnes âgées touchées par le débrayage, en compagnie de députés et du président de la FTQ, Daniel Boyer.

Quelque 375 travailleurs, principalement des préposés aux bénéficiaires, dans quatre résidences privées pour personnes âgées, à Québec, Montréal et Saint-Jean-sur-Richelieu, font la grève depuis 0 h 01 mardi. Les autres sont préposés aux cuisines, à l’entretien, à la buanderie dans les mêmes établissements.

Ces salariés, membres du Syndicat québécois des employés de service (SQEES) affilié à la FTQ, demandent d’obtenir 15 $ l’heure à l’embauche et 1 $ d’augmentation par année pour un contrat de trois ans.

Comme la FTQ tient présentement son congrès triennal à Québec, le président de la centrale, Daniel Boyer, et des délégués du SQEES au congrès sont venus appuyer les grévistes devant la résidence les Appartements de Bordeaux, à Québec. Les députés Sylvain Roy, du Parti québécois, et Alexandre Leduc, de Québec solidaire, ont aussi participé à la manifestation.

La grève doit durer 10 jours à la résidence Oasis Saint-Jean (Chartwell), à Saint-Jean-sur-Richelieu. Elle doit durer cinq jours à la Résidence Anjou à Montréal, ainsi qu’aux Appartements de Bordeaux (Chartwell) à Québec et au Domaine de Bordeaux (Chartwell) à Québec.

Pour un décret
À la revendication sur les augmentations de salaire s’ajoute maintenant celle d’être soumis à la Loi sur les décrets de convention collective.

À l’heure actuelle, 15 de ces décrets existent dans des secteurs comme les agences de sécurité et l’entretien d’édifices publics.

Un décret de convention collective permet d’offrir des conditions minimales de travail à tous les travailleurs d’un secteur, qu’ils soient syndiqués ou non, et même s’ils travaillent pour des employeurs différents. Un décret est négocié par une association de salariés et un employeur, pour ensuite être étendu à tous les employeurs et tous les travailleurs du secteur visé.

Employeur
Même s’il s’agit de résidences privées, les dispositions sur les services essentiels en temps de grève s’appliquent. C’est donc dire que les syndiqués peuvent effectivement débrayer durant 10 % de leur temps de travail pour ce qui est des soins directs aux résidants et durant 20 % pour les autres services.

La direction de Chartwell a déjà indiqué que les discussions qu’elle avait avec le syndicat visaient à « offrir une rémunération équitable, concurrentielle et qui reflète les aptitudes et les compétences de nos employés ».

Et Chartwell dit respecter « le droit de ses employés et de leurs représentants syndicaux de faire valoir leurs intérêts ».

Des préposés obtiennent 15 $
Le mouvement de grève a d’ailleurs porté fruit, puisqu’il y a eu entente, lundi, dans l’une des résidences qui devaient être touchées par la grève, et ce, quelques heures avant son déclenchement.

Les syndiqués du Domaine des Forges, à Laval, ont accepté à 66 % l’offre patronale. Ces préposés aux bénéficiaires ont obtenu le fameux 15 $ l’heure à l’embauche, mais pas les autres membres du syndicat qui occupent une autre fonction.

Les travailleurs des services auxiliaires — cuisine, buanderie — toucheront 15 $ l’heure d’ici la fin de la convention, d’une durée de quatre ans.