Des billets pour faire durer Noël

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale
«Serge Fiori, seul ensemble», au Capitole de Québec du 27 juin au 9 août
Photo: Cirque Éloize «Serge Fiori, seul ensemble», au Capitole de Québec du 27 juin au 9 août

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture en cadeau

Les billets de spectacle au pied de l’arbre de Noël ont l’avantage d’étirer le plaisir… parfois jusqu’à plusieurs mois après le rangement du sapin !

La part belle à la danse

D’abord un classique, bODY_rEMIX /les_vARIATIONS_gOLDBERG(28 et 29 janvier, théâtre Maisonneuve), de la compagnie Marie Chouinard, revient à Montréal après avoir été présenté 106 fois dans 58 villes et dans 22 pays. Dix danseurs tentent de se libérer d’entraves ; béquilles, cordes, barres horizontales ou harnais… Ici, les variations se dansent sur le thème de la liberté. Le 30 janvier et le 1er février, la compagnie revient au même endroit avec Radical Vitality, solos et duos. Cette fois, ce recueil chorégraphique propose des tableaux tragiques ou comiques, tendres ou cruels, vulnérables ou forts, mais toujours flamboyants.

Tanztheater Wuppertal de Pina Bausch arrive à Montréal pour quatre soirs (30 septembre et 1er, 2 et 3 octobre, théâtre Maisonneuve). Œuvre culte, la pièce a pratiquement mis au monde la danse-théâtre. Elle met en scène 22 interprètes qui évoluent au milieu d’un champ planté de milliers d’œillets.

Cirques envoûtants

 

Tout l’été, le cirque Éloize s’installe au théâtre Le Capitole de Québec avec le spectacle Serge Fiori, seul ensemble (27 juin au 9 août). Pour l’occasion, la magnifique voix du chanteur reprend les immortelles d’Harmonium, ses chansons solo et quelques titres du duo Fiori-Séguin dans une collaboration musicale de Louis-Jean Cormier et d’Alex McMahon. C’est la folie créatrice de Fiori qui a inspiré des tableaux aux performances acrobatiques très physiques où trapèze, corde lisse, main à main, contorsion et magie nouvelle sont les vedettes.

Le duo attachant de GLOB (8, 9, 11 et 13 avril, la TOHU) semble attendre quelque chose… Godot peut-être ? Dans un univers tout en douceur, les deux comparses ne ménagent pas les pirouettes et les gestuelles comiques qui ne sont pas sans rappeler l’époque des films muets. On remercie Les Foutoukours d’avoir inventé ce magnifique éloge à la lenteur… Les enfants vont adorer !

Pour rire un peu

 

Il n’y a pas plus low-tech que Fred Pellerin et c’est bien malgré lui qu’il évolue à l’ère de la réalité augmentée, des écrans géants, de la haute définition et de la réalité immersive. Dans Un village en trois dés (21 février, théâtre Maisonneuve), le conteur revisite la naissance de Saint-Élie-de-Caxton.

Louis T est un humoriste engagé et il en fait la preuve dans son spectacle Vérités et conséquences… sur scène(16 mai, Cinquième Salle de la Place des Arts). À la manière de ce qu’il fait déjà à la télé, tout y passe : nationalisme, racisme, environnement et autres sujets délicats qu’il aborde sans chercher la polémique.

Nostalgie quand tu nous tiens…

La comédie musicale emblématique de Luc Plamondon et Richard Cocciante Notre-Dame de Paris revient à Montréal (du 12 au 16 août et les 19 et 20 août, salle Wilfrid-Pelletier). Tandis qu’à Paris, la vraie cathédrale tente de renaître de ses cendres, nous redécouvrirons ici les succès Belle, Le temps des cathédrales et Vivre dans une mise en scène de Gilles Maheu et avec les chorégraphies énergiques de Martino Muller.

Grand succès de Broadway, Le fantôme de l’Opéra sera présenté en version concert et en français (dès le 8 janvier, théâtre Saint-Denis). Dans une mise en scène d’Étienne Cousineau, 20 chanteurs et 40 musiciens se partageront la scène pour faire revivre les personnages de Gaston Leroux sur la fameuse musique d’Andrew Lloyd Webber. Lustres, rideaux de velours et roses rouges seront au rendez-vous.

Sur un air d’opéra

À ne pas manquer, La flûte enchantée (16, 19, 21, 24 et 26 mai, salle Wilfrid-Pelletier), présentée par l’Opéra de Montréal. Cette coproduction du Komische Oper Berlin, du Los Angeles Opera et du Minnesota Opera a fait le tour du monde. Elle est célèbre pour la mise en scène énergique signée Barrie Kosky.

Quant à ceux qui n’auront pas la chance de se déplacer jusqu’à New York, au Metropolitan Opera, pour voir Yannick Nézet-Séguin diriger Wozzeck, ils pourront assister en direct (11 janvier, Cinéplex participants) à sa retransmission. Cette production de William Kentridge fait voir ses propres dessins au fusain animés et projetés pour évoquer un monde cauchemardesque…

Photo: Ruth Walz L’opéra «Wozzeck», joué au Metropolitan Opera, à New York, sera retransmis en direct le 11 janvier dans les Cinéplex participants.

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