Du pop au folk sous le sapin

Marie-Hélène Alarie Collaboration spéciale
Les sœurs Boulay annonceront l’été avec un spectacle le 13 juin au théâtre Maisonneuve.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Les sœurs Boulay annonceront l’été avec un spectacle le 13 juin au théâtre Maisonneuve.

Ce texte fait partie du cahier spécial La culture en cadeau

Écouter de la musique est une chose, assister à un spectacle en est une tout autre. Voici quelques suggestions de spectacles musicaux à offrir, à soi-même et à ceux qu’on aime, pour faire le plein d’émotions.​

Pour déjouer l’ennui, le dernier opus de Pierre Lapointe (du 25 au 29 février à l’Usine C et le 17 juin au théâtre Maisonneuve) propose un bouquet de berceuses envoûtantes. L’auteur raconte encore et toujours l’amour. Il en parle avec joie et tristesse, douceur et mélancolie. Il dit lui-même de cet album qu’il contient des « berceuses pour enfants devenus grands ».

Aller voir en spectacle Luc De Larochellière et Andréa Lindsay, c’est se faire du bien. De cette rencontre de deux univers résultent une écriture fine, des textes touchants, des mélodies accrocheuses et des musiques mariant le folk et la pop. Pour son spectacle S’il n’y avait que nous, le couple arrivera sur scène avec ses musiciens, dont Marc Pérusse, un fidèle qui a réalisé de nombreux albums de Luc De Larochellière.

Les lumineuses sœurs Boulay annonceront l’été avec un spectacle le 13 juin au théâtre Maisonneuve. En compagnie du batteur Marc-André Larocque et de Gabriel Gratton dans une scénographie éclatée, elles apparaîtront éthérées sur scène, cet espace qui leur permet de dire davantage, d’aller au fond des choses en prenant le public par la main là où c’est dense et chargé, mais où l’on peut se reposer.

Pour piano et orchestre

 

Marc-André Hamelin, le pianiste à la technique irréprochable et à la grande intelligence musicale, interprétera le Concerto no 2 de Lizt (17 et 19 mars, en matinée et en soirée, Maison symphonique) alors que Louis Langrée dirigera pour la première fois l’OSM dans l’ouverture de Coriolan de Beethoven et dans Pelléas et Mélisande de Schoenberg.

Dans le cadre de la présentation en concert de l’intégrale des cantates sacrées de J. S. Bach, l’ensemble Theatre of Early Music, sous la direction de Daniel Taylor, présentera quatre cantates (26 janvier, salle Bourgie). Le public est convié 45 minutes avant le spectacle pour une répétition afin de s’exercer à chanter le choral final.

De la visite rare à Montréal : les organistes de Notre-Dame de Paris, à l’OSM, feront vibrer le grand orgue Pierre-Béique (21 janvier, Maison symphonique). Pour l’occasion, l’OSM offrira des classes de maître ouvertes au public les 20 et 22 janvier. De plus, des expositions et des conférences viendront souligner l’événement. Les profits du concert iront à l’œuvre de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

Magnifique façon de présenter une collection de mode : le concert Musique, mode et mouvement (27 et 28 mars, Maison symphonique) sera l’occasion d’une rencontre inédite entre les univers de la créatrice Marie Saint-Pierre et de Kent Nagano. Les mannequins et danseurs défileront sur des musiques de Bach, Copland, Varèse et Adams.

Pour souligner le 250e anniversaire de naissance de Ludwig van Beethoven, Arte Musica présentera en 2020 l’intégrale des sonates pour piano du célèbre compositeur. C’est le pianiste Louis Lortie qui jouera ce corpus exceptionnel de 32 sonates. La série comptera sept récitals répartis sur deux saisons. C’est le 7 février prochain qu’aura lieu à la salle Bourgie le premier de ces concerts.

À glisser dans le bas de Noël

Derrière ce projet, on découvre Mathieu David Gagnon, qu’on a connu pour ses arrangements et la réalisation de L’étoile thoracique de sa soeur Klô Pelgag. Entouré de 15 musiciens, ce maître de musique — bachelier en écriture musicale de l’UdeM et diplômé du Conservatoire d’Aubervilliers de Paris ainsi que du Conservatoire de Bordeaux en écriture et orchestration — nous emmène le long du grand fleuve pour une douce balade, quoique parfois un peu angoissante, entre Bach et Philip Glass.


Déjà trois ans que Leonard Cohen n’est plus, et pourtant… Sa voix, ses chansons et son être tout entier se retrouvent sur cet album posthume réalisé par son fils. La voix de Cohen s’accompagne ici de la guitare de Beck, du luth de Javier Mas, des pianos de Dustin O’Halloran et de Daniel Lanois, et des choeurs formés des voix de Silvia Perez Cruz, Jennifer Warnes, Damien Rice et Feist. Patrick Watson est là aussi pour coréaliser une chanson.



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